‹ Traité de zoologie (volume 3)Chapitre 6 sur 50 · STRUCTURE DES PAROIS DU CORPS · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES PAROIS DU CORPS

Dans l’épaisseur de la lame gélalineuse sont creusées des cavités qui ont été considérées comme constituant une sorte d'appareil lymphatique; un premier système de cavités est contenu à l’intérieur des métapleures; dans chacun de ces replis court un canal (s) qui se termine en cæcum en arrière et qui en avant se met en Com-

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Fig. 1549. — s, sinus lympathiques; cn, crèle supraneurale; V, moelle épinière; na, racine antérieure d'un nerf; en, tissu conjonctif; ad, artère dorsale; ce, entonnoir atrio-cœlomique; p, poche d’une cloison pharyngienne contenant une cavité cœlomique; b', languettes : b, cloisons ; f, fente branchiale; o, gonades; cn, tissu conjonctif de la métapleure ; mt, métapleure ; », muscle transverse de l’épipleure; gv, gouttière ventrale ou endostyle; cf, plaque squelettique endostylaire ; ph, pharynx; a, atrium; c, cæcum intestinal ; cp, enveloppe somatique du cæcum intestinal; gd, gouttière dorsale; ca, canal péri-artériel ; en, lames conjonctives; #7, muscles de la paroi du corps traversés par les myocommes; cd, corde dor-

Sale; {s, canal supérieur de la notocorde; np, racine postérieure d'un nerf ; r, rayon de la nageoire dorsale; e, épiderme (les lettres sont énumérées en tournant de haut en bas et de gauche à droite), d'après E. Ray Lankester.

municalion avec son symétrique par un court canal postbuccal. Ce système est complètement clos. Un autre système de canaux forme un réseau complexe à mailles

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longitudinales dans le plan médian des nageoires céphalique et caudale; ces deux réseaux sont unis l’un à l’autre par de fins canaux longitudinaux occupant les faces dorsale et latérale de l'animal; on à décrit à tort des canaux plus larges dans la couche conjonctive de la région plissée de la face ventrale. Tous ces canaux sont tapissés par une fine membrane nucléée, fournie par la couche conjonctive et qui a par conséquent la valeur d'un endothélium. Dans les parois des deux replis ventraux la couche gélatineuse prend aussi une grande épaisseur et contient de trés nombreuses fibrilles. La couche gélatineuse et la couche conjonctive constituent une sorte de tissu cartilagineux qui peut s’accroitre dans toutes ses dimensions.

De la couche conjonctive partent-les myocommes dont les lignes de jonction en forme de chevron avec la couche conjonctive pariétale ont leur sommet, dirigé en avant, à peu près au niveau de l’axe de la corde dorsale. Les myocommes délimitent les chambres dans lesquelles sont contenus les myomères ou myotomes. Ceuxci sont composés de faisceaux de fibres, s’aitachant par leurs extrémités aux myocommes et disposés parallèlement à la longueur de l'animal. Les fibres sont elles-mêmes composées de plaquettes striées, de forme parallélogrammique et soudées ies unes aux autres. Immédiatement au contact de la paroi du cœlome dorsal, les fibres musculaires se disposent non plus longitudinalement, mais parallèlement à la paroi du cœlome et constituent le droit abdominal de Schneider.

Le tissu conjonctif de l’Amphioxus est d'un type tout particulier. Il n’est, en général, qu'une transformation de l’épithélium qui tapisse chez l'embryon les poches myocéliques dont la gaine de la corde et l’étui médullaire ne sont originairement que des dépendances. De cette origine, il a conservé une trace frappante dans l'arrangement Constant de ses noyaux en une seule assise.

Corde dorsale. — La corde dorsale (fig. 1548, Ch) s'étend à mi-hauteur ‘du corps de l'Amphioæus, de son extrémité antérieure à son extrémité postérieure; elle se termine en pointe obtuse à ses deux extrémités. Elle est formée d’une gaine (fig. 1549, cn) dite étui de la corde et d’un tissu mou (cd) qui est la corde proprement dite. Ce tissu n’adhère complètement à la gaine que latéralement; l'espace laissé libre le long de la ligne médiane dorsale (li) est plus étendu, plus régulier, que l’espace ventral (ls); tous deux sont traversés par des fibrilles conjonctives portant chacune un gros noyau et qui constituent le fissu de Müller; en outre la face interne de la gaine est tapissée dans l’espace dorsal par de petites cellules formant une sorte d'épithélium.

Sur les préparations durcies, la substance molle de la corde est divisée en disques transversaux successifs par des cloisons conjonctives réticulées, formées de faisceaux anastomosés de fibrilles qui vont en divergeant s'attacher aux parois de la gaine. La substance gélatineuse est traversée par des stries transversales, formées par des fibrilles:; ces stries, à ses deux extrémités, sont remplacés par des lignes circulaires concentriques. Ces caractères semblent être des produits de préparation et la corde normale est vraisemblablement formée de cellules vacuolaires, aplaties, comme celles que nous retrouverons chez les Vertébrés proprement dits. Chez les jeunes individus de nombreux noyaux disposés au voisinage du plan vertical de symétrie de la corde sont disséminés sur toute sa longueur; ces noyaux semblent avoir disparu chez l'adulte; on en retrouve cependant au voisinage de l’élui une couche unique sur le tiers inférieur de la corde, et ils sont allongés dans le même

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