PAPE
Si Et
Fig. 1240. — N° 1, Scolex et région voisine du Strobile de la Duthiersia expansa; ce, bothridie; 0, orifice communiquant avec la cavité des bothridies (dessin de Lacaze Duthiers). — 2, Scolex et derniers proglottis du Pothridium megacephalum, montrant le réseau terminal » de l'appareil néphridien; v, orifice supérieur; o, orifice inférieur des bothridies; & et c, les deux troncs néphridiens latéraux, comprenant entre eux le cordon nerveux b; 4, anaslomoses transversales des deux troncs internes. — 3, un proglottis du même PBothridium, mèmes lettres, en outre e, réseau népbridien superficiel; 0, "1, orifices génitaux (dessin de J. Poirier).
scolex qui correspondent aux deux faces larges des proglottis; les bords de ces fosseltes sont plus ou moins saillants. Si l'on suppose qu’ils se soudent de manière que chaque bothridie prenne la forme d'un vase largement ouvert vers l'extrémité libre du scolex, muni d'une petite ouverture vers son extrémité proglottidienne, on aura les deux bothridies cylindro-coniques des Bothridium (fig. 1240, n° 2): en comprimant celles-ci de manière à les étaler dans un plan perpendiculaire aux
1 E. Perrier, Sur la classificalion des Cesloïdes, Comptes rendus de l'Académie des
sciences, 1871.
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deux faces du proglottis, on passe aux bothridies des Duthiersia (fig. 1240, no 1); les bothridies des Diplocotyle ne diffèrent que par des détails de celles des Bothridium, tandis que celles des Diphyllobothrium et des Ptychobothrium se rattachent au type des Duthiersia. Des crochets accompagnent les bothridies chez les Triænophorus et les Anchistrocephalus.
Les bothridies des TETRACESTODA présentent une plus grande variété : tantôt elles constituent des organes membraneux soudés au scolex dans toute leur étendue, ou rattachés à lui par un pédoncule plus ou moins allongé (TETRABO- THRIIDÆ), tantôt elles sont creusées (TENIADÆ) dans le scolex lui-même, qui peut être alors ou simplement quadrangulaire ou divisé en quatre lobes correspondant chacun à une bothridie (Anoplocephala transversuria, de la Marmotte). Le mode d'insertion des bothridies des TETRABOTHRNDÆ est constant, mais se prête à des modifications de détail. En arrivant au scolex les faces larges et les faces étroites du strobile tendent à s’égaliser, de sorte que le scolex acquiert plus ou moins rapidement la forme d'un solide présentant quatre faces séparées par quatre arêtes ; c’est aux arêtes du solide que se fixent les bothridies, de sorte que chacune d'elles est à cheval sur deux faces du scolex et ne correspond à aucune des deux faces des proglottis (CALLIOBOTHRINÆ, Monorygma, Tetrabothrium). Les quatre bothridies sont le plus souvent équivalentes et également espacées; mais dans le genre Dinobothrium les ventouses se rapprochent par couples; et dans le genre Diplobothrium, les bothridies d'un même couple se soudent complètement l’une à l’autre, chaque couple correspond à l’une des faces des proglottis; chez les Diplobothrium la cloison qui, dans chaque couple, sépare chaque bothridie de sa conjointe est plus faible que celle qui sépare les deux couples; elle est perpendiculaire à la face large des proglottis, de sorte que si elle disparaissait, il resterait, pour chaque face du corps, une bothridie unique, analogue à celle des Bothridium; on ne peut affirmer cependant que le passage d’un groupe à l’autre se soit réellement fait de cette façon. On observe d’ailleurs chez les Platybothrium un groupement inverse; les bothridies sont ici unies en couples correspondant à la tranche du strobile. Dans la famille des TETRABOTHRIDEÆ, les bothridies peuvent toujours être considérées comme constituées par une lame membraneuse, à face externe concave, à contour elliptique, le grand axe de l’ellipse étant dirigé suivant la longueur du strobile; à face externe concave rattachée de diverses facons à l’un des angles du scolex. Tantôt, en effet, la face externe de la bothridie se soude directement sur une partie plus ou moins grande de la longueur de son grand axe avec le scolex (GALLIOBOTHRINEÆ, fig. 1241, n° 1; Tetrabothrium, fig. 1241, n° 2; Phyllobothrium), tantôt un pédoncule plus ou moins allongé relie chaque bothridie au scolex (Anthobothrium, Orygmatobothrium, Anthocephalum, Echeneibothrium, Rhinebothrium, Spongiobothrium, etc.). Dans la tribu des CALLIOBOTHRIINE, chaque bothridie porte près de son sommet distal soit deux crochets chitineux simples (Thysanocephalum), soit quatre crochets indépendants, également simples (Calliobothrium, c), soit deux crochets bifurqués, indépendants l’un de l’autre (Onchobothrium, Acanthobothrium) ou réunis par une pièce intermédiaire (Platybothrium), soit deux crochets indépendants, trifurqués (Phoreiobothrium). Toute la partie libre des bothridies est essentiellement mobile; il en résulte que le contour de ces organes change incessamment d'aspect chez l'animal vivant; leurs bords se
plissent et se froncent de mille façons; les bothridies pédonculées prennent notamment un aspect particulièrement compliqué lorsque leurs bords sont en même temps crénelés ou laciniés (Anthocephalum, Spongiobothrium). En dehors de ces plicatures irrégulières momentanées, la surface concave des bothridies des Anthobothrium et Tetrabothrium n'offre aucune particularité importante; celte surface présente au contraire, dans beaucoup de cas, des dispositions qui ont fourni des caractères génériques. Ainsi chaque bothridie des Echeneibothrium, Spongiobothrium, Rhinebothrium est parcourue le long de son grand axe par une bandelette longitudinale saillante qui la divise en deux moitiés; d'autres bandelettes transversales partent perpendiculairement de la bandelette transversale pour atteindre le bord de l'organe; chaque moitié de la bothridie est ainsi divisée en logettes consécutives: dans quelques espèces, la bandelette médiane est remplacée par une ellipse saillante , divisée elle-même en logettes par des bandelettes transversales; il y a alors des logettes médianes et des logettes marginales (Rhinebothrium cancellatum). La surface concave de la ventouse des CALLIOBOTHRIINÆ est aussi divisée en logettes, mais uniquement par des bandelettes transversales généralement au nombre de deux (Calliobothrium, fig. 142%1, n° 1, {; Acanthobothrium, Onchobothrium) ; la bandelelte supérieure manque aux Platybothrium et toutes les deux pig. 1241. — 1. Calliobothrium verticillatum, des Squales: 2
aux Thysanocephalum. Mais, Phyllobothrium longicolle, du Secyllium stellare. — B, bothridie; v, ventouse supplémentaire; ec, crochets; {, bandeleltes transdans la plupart de ces genres, la versales divisant la bothridie en logettes (d'après Zschokke). portion de la bothridie située au-dessus des crochets se creuse en une ventouse auxilinire terminale (Platybothrium), peut s’individualiser en une sorte d’écusson cordiforme, latéral, portant la ventouse auxiliaire à son centre (Calliobothrium Eschrichtii, Acanthobothrium paulum), ou former une sorte de cornet surmontant la bothridie (Calliobothrium verticillatum, v; Acanthobothrium filicolle). De telles ventouses auxiliaires existent fréquemment chez les TETRABOTHRUNÆ, et y fournissent les principaux caractères génériques; il y en a une seule, terminale chez les Monorygma, Ceratobothrium, Dinobothrium, Crossobothrium, Anthocephalum, Tylocephalum ; une plus ou moins distante du sommet chez les Phyllobothrium ou même centrale chez le P. longicolle (fig. 1241, n° 2, v); on en compte deux, une terminale et une centrale, chez les Orygmatobothrium et Peltidocotyle.
Les bothridies des TÆNIADE n'ont pas de bords libres, membraneux; elles sont comme creusées dans le scolex, toujours circulaires; tout au plus leur contour présente-t-il un léger rebord; ce rebord supporte chez les Echinocotyle, Davainea, Cotugnia plusieurs couronnes de crochets, tandis que chez les Ophryocotyle chaque
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bothridie est traversée par ua arc concave vers le strobile formé de plusieurs rangées de crochets.
Des formations garnies d’épines, mais autrement importantes, caractérisent les TRYPANORHYNCHA; il peut exister, chez ces parasites des Poissons marins, deux ou quatre bothridies à bords foliacés, à surface concave toujours simple; mais en outre le scolex peut laisser évaginer dans le premier cas deux (ECHINOBOTHRIDÆ), ou quatre (RHYNCHOBOTHRIIDÆ), dans le second (TETRARHYN- CHIDÆ) quatre longs tentacules varnis d'épines; Ces organes, souvent appelés improprement trompes et mieux trypanorhynques, peuvent être convenablement désignés sous le nom de tentacules spinifères. Ces tentacules (fig. 1242, r) se rétractent en s’invaginant à la façon d'un doigt de gant, de sorte que leur surface externe, couverte de crochets, devienne leur paroi interne, lorsqu'ils sont rétractés dans la poche rs qui leur correspond. Les poches dans lesquelles ces organes se rétractent sont terminées par un bulbe contractile, rempli d'un liquide qui est projeté dans le tentacule lorsqu'il est invaginé et le force à se dévaginer et à faire saillie à l'extérieur; un cordon musculaire (rm), partant de la paroi du bulbe et se prolongeant à travers la gaine tentaculaire jusqu'au sommet des tentacules Fig. 1242. — Scolex et région voisine du Strohile du Tetrachyn- détermine, en se rétractant, la
chus gracilis. — k. Scolex ; br, région des bulbes; se, masse rentrée de ceux-ci dans le
ovoide correspondant à l’aranthozoïde des eysticercoïdes ; 4Æn, ! : = nerfs céphaliques internes; akn, nerfs céphaliques externes; scolex. Peut-être ces singuliers
ï: tentacules spinifères ; snn, nerfs des ventouses ; sn, nerfs ftentacules ne sont-ils qu'une
latéraux ; »s, gaines de tentacules ; r»1, muscles rétracteurs des
tentacules; y, centre ganglionnaire du scolex (d'après Lang). exagération des ventouses
accessoires terminales des TE- TRABOTRIIDE, mais il n’existe dans la science aucune donnée positive à cet égard.
Morphologie externe du proglottis. — Il est naturel de comprendre dans la Morphologie externe des proglottis celle des CESTODARIA qui contiennent une région sexuée, comme les proglottis eux-mêmes, et sont, par conséquent, assimilables soit à un scolex et à un proglottis confondus, soit à un proglottis vivant isolément. Celle morphologie est d'ailleurs très simple. Les Caryophyllæus présentent en