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G Q , Z @ V/4 @ D ; @ 6 74 2 Re Fig. 1437. — Diagramme d'une section ventrale de l'Unio Fig. 143$. — Coupe de Zucina, lamellibranche à purpurea, passant par le cœur; a, lobes du manteau; une seule lame branchiale de chaque côlé. — b, épithélium externe du manteau: e, lobe dorsal du r, rectum; », sac viscéral ; p, pied; €, branchie manteau; À, chambre branchiale ; à, tube cloacal de la avec un feuillet direet et un feuillet réfléchi lame branchiale externe; X, id., de la lame intérieure: en dedans, caractérisant la lame unique de la l, lame externe; 0, son feuiliet direcl; x, son feuillet branchie comme une lame interne: m, manréfléchi; »”, lame interne de la branchie:; 9, feuillet teau à bord ventral très épaissi.
direel; r, feuillet réfléchi de cette lame; #, corps: t, portion glandulaire du rein; 5, partie non glandulaire; p, rectum; w, ventricule; æ, oreillette ; 3, péricarde ; ÿ, sinus veineux (d'après Brooks).
contact; le feuillet réfléchi de la lame interne se porte en dedans, du côté du corps, le feuillet réfléchi de la lame externe se porte en dehors, du côté du manteau (fig. 1437). Ces feuillets réfléchis sont très inégalement développés. La lame ascendante de chaque clénidie n'en posséde pas chez les ANATINACEA ; la lame externe des Lasæa n'en à pas davantage; au contraire, chez les Cardium, le feuillet réfléchi de cette lame externe est plus long que le feuillet direct, et subit un commencement de réflexion nouvelle. Toute la lame externe avorte chez la plupart des LUCINIDÆ (fig. 1438), qui, par le reste de leurs caractères, se rapprochent d'ailleurs des autres Eulamellibranches sans siphons.
L'extrémité postérieure des clénidies des Lamellibranches est libre comme celle des Gastéropodes diotocardes. Lorsque ces branchies se développent beaucoup, elles
dépassent le corps en arrière, arrivent alors fréquemment à se souder entre elles, et ne conservent leur liberté que chez les SOLENOMYIDÆ, NUCULIDÆ, ARCIDÆ, TRIGONHDEÆ, PECTINIDE ; chez les ANOMNDÆ, elles se soudent entre elles par l'extrémité dorsale des lames internes; cette disposition est commune à tous les autres Lamellibranches; mais en outre, chez eux, le bord, libre jusque-là, du feuillet réfléchi de la lame externe se soude au manteau (fig. 1437); les deux branchies forment alors une cloison transversale qui divise la cavité palléale en deux chambres, l’une ventrale (k, i) ou infrabranchiale, dans laquelle conduit le siphon afférent; l’autre dorsale (4) ou suprabranchiale, dans laquelle s'ouvre l’anus et qui correspond au siphon efférent. Le courant respiratoire se trouve ainsi complètement régularisé; l'eau appelée dans la chambre infrabranchiale passe dans la chambre suprabranchiale, en filtrant au travers des branchies. Celles-ci acquièrent, dans certains senres, un développement suffisant pour pénétrer dans le siphon afférent. D’autres fois, au contraire, les branchies tendent à s’atrophier. Chez les Septibranches, elles cessent de servir à la respiration; elles se transforment en cloisons musculaires, longitudinales, perpendiculaires au plan de symétrie, privées d'orifices dorso-ventraux, et ce sont leurs contractions qui déterminent la formation d’un courant respiratoire puissant, glissant à la surface du manteau.
Les filaments branchiaux sont creux; leur paroi est formée, de dedans en dehors, d'une membrane conjonclive et d'un épithélium en simple couche. En coupe transversale, les filaments ont un contour elliptique; sur une des moitiés de l’ellipse l’épithélium est bas, non vibratile, et, au-dessous de lui, la membrane conjonctive est épaissie de chaque côté de la ligne médiane du filament, de manière à former un appareil de soutien; sur l’autre moitié les cellules épithéliales sont très hautes; deux d’entre elles tournées vers la surface libre de chaque feuillet branchial et symétriquement placées, les cellules de coin, sont plus grandes que leurs voisines et fortement ciliées ; elles entretiennent le courant respiratoire; sur deux lignes latérales, d'autres cellules ciliées, plus grandes que leurs voisines, portent chez les Filibranches les cils destinés à établir les jonctions interfilamentaires. L’épaississement de soutien est surtout développé vers le côté interne des feuillets chez les ARGIDE, TRi- GONIIDÆ, ANOMIIDE, vers le côté externe chez les autres Lamellibranches. Chez les Foliobranches et les Filibranches, le conduit branchial afférent occupe le côté externe de l'axe branchial, et chaque filament reçoit ainsi le sang par son bord externe ; le sang revient ensuite le long de son bord interne, et pénètre dans le canal axial efférent, placé au-dessous de l'autre; chaque filament est donc parcouru par deux courants inverses ; ces deux courants sont même séparés l’un de l’autre, chez les Filibranches, par une cloison longitudinale et transversale qui divise en deux la cavité de filament. Lorsqu'il s'établit entre les filaments et les feuillets des jonctions vasculaires et que les cavités des filaments sont unies entre elles, le long du bord libre des feuillets réfléchis, il n'y a plus dans chaque filament qu'un seul courant; le sang qui pénètre dans le filament par un canal efférent, de position variable, y poursuit son trajet jusqu'à ce qu'il rentre dans le canal efférent commun aux deux lames.
La branchie cténidiale est secondée, chez le MyTizip#, par des formations palléales accessoires, plus ou moins plissées, les organes godronnés.
Céphalopodes. — Les cténidies des Céphalopodes sont attachées par leur base à la face dorsale de la cavité palléale; elles sont libres sur toute leur longueur chez
CHAMBRES VISCÉRALES. 2005
les Nautilus, et, dans les autres groupes, fixées au manteau sur une plus ou moins grande étendue, par une lame musculaire, dans l'épaisseur de laquelle est contenue une glande analogue à la glande hypobranchiale des Gastéropodes et des Lamellibranches; elles sont bipectinées (fig. 1439) comme celles de Gastéropodes diotocardes et des Lamellibranches foliobranches.
Chaque feuillet du peigne cténidial est plissé transversalement; chaque pli est lui-même recoupé par de nouveaux plis, disposition propre à augmenter la surface d'échange (900 cmq !); l'épithélium branchial n'est pas cilié; le renouvellement de l'eau est assuré, dans la cavilé branchiale, par des mouvements alternatifs de contraction et de relächemeut du manteau 4 | | V qui déterminent l'inspiration et l'expiration de l’eau à travers l’entonnoir. Celui-ci s'évase à sa base ; son bord postérieur s'engage au-dessous du bord antérieur du manteau, et tous deux sont souvent bouclés lun à l’autre par des appareils spéciaux de fixation (fig. 1439, », »). Fig. 1439. — Sepia savignyana dont la cavité palléale
a été ouverte pour montrer les branchies b et les boutons cartilagineux ?, qui fixent le manteau culatoire et chambre excrétrice, pré- aux boutonnières >’ de la base de l'entonnoir, dans
tendu péricarde. — Le corps des Mol- Fe RM Dh SN Ar Le lusques est intérieurement divisé en deux
chambres sans communication l'une avec l’autre, et que l’'embryogénie conduit à considérer comme correspondant à deux segments, ou mieux à deux régions distinctes du corps, une région céphalo-pédieuse et une région somatique, résultant vraisemblablement chacune de la fusion de plusieurs mérides (Dentalium, p. 2061). Les espaces laissés libres dans la région céphalo-pédieuse par le développement des éléments mésodermiques et par les viscères demeurent en partie irréguliers, constituant ainsi les lacunes (p. 1977), et se régularisent en partie, en prenant des parois propres pour devenir, de la sorte, l'appareil circulatoire, toujours en continuité avec les lacunes ; celles-ci peuvent elles-mêmes se transformer en espaces régulièrement délimités par une paroi, mais non Capaliformes, et que l’on nomme sinus, ou constituer de véritables capillaires (Céphalopodes décapodes). L'appareil circulatoire est donc tout entier contenu dans la région céphalo-pédieuse, ou plutôt l'ensemble des cavités de cette région constitue l'appareil circulatoire, si l'on comprend les lacunes dans cet appareil. Cet ensemble de cavités peut être désigné sous le nom de chambre circulatoire; en aucun cas, chez les Mollusques adultes, la chambre circulatoire ne communique avec l'extérieur ; les communications que l’on a décrites appartiennent à la région somatique, ou bien ne sont que des orifices glangulaires (glandes pédieuses des
Chambres viscéraless chambre cir-
1 S. Jousix, Structure el développement de la branchie chez quelques Céphalopodes Archives de Zoologie expérimentale, 2° série, t. IT, 1885.
Prosobranches, prétendu orifice vasculaire des Pleurobranches), quand ce ne sont pas de simples déchirures (pied des Lamellibranches); toutefois pendant la période embryonnaire, il s'établit d'ordinaire une communication entre la chambre circulatoire et l'extérieur par l'intermédiaire de véritables néphridies (p. 2068).
Tandis que des tissus d’origine mésodermique obstruent plus ou moins la cavité de la région céphalo-pédieuse, la cavité de la région somatique demeure libre; elle communique toujours avec l'extérieur soit directement (Nautilus), soit par l'intermédiaire des néphridies (tous les autres Mollusques). Sur les parois de cette cavité ou à leurs dépens, se développent les glandes hématiques, les glandes péricardiques, les néphridies, les glandes génitales, c'est-à-dire tout un ensemble d'organes dont les produits doivent être directement ou indirectement portés au dehors; la cavité somatique peut donc être convenablement désignée sous le nom de chambre excrétrice. La disposition primitivement métamérique et l'étendue des deux régions céphalo-pédieuse et somatique des Mollusques ont été profondément modifiées par suite de phénomènes de développement spéciaux aux Mollusques (p. 2071).
C'est chez les Amphineures et chez les Céphalopodes, ces derniers demeurés primi-
Fig. 1440. — Schémas de la région cloacale des APLACOPHORA. — 1, Proneomenia Sluiteri; —?, Neomenia carinata; — 3, Chætoderma nitidulum. — p, chambre excrétlrice; 7, rectum; €,/ cloaque; », néphridie; b, branchie (d'après Hubrecht).
tifs par divers traits de leur organisation, quoique exceptionnellement élevés par beaucoup d'autres, que la chambre excrétrice a conservé des proportions et des rapports rappelant ce qui devait exister à l'origine. Chez les Amphineures (fig. 1440), cette chambre (p) est encore située, dans sa position métamérique, à la région postérieure du corps, au-dessus des utérus; ses parois dorsale et latérales sont ciliées; elle recoit en avant les conduits des glandes génitales etcommunique avec l'extérieur par les deux néphridies (n) qui y puisent les éléments reproducteurs pour les conduire au dehors. Chez les Nautilus, la chambre excrétrice se trouve également placée à la partie postérieure de la masse viscérale, mais la région céphalo-pédieuse s'étant déjà courbée pour ramener l'anus en avant, disposition qu'elle conserve chez tous les autres Mollusques, la chambre excrétrice gagne du côté dorsal, se développe autour de l'estomac et arrive ainsi jusqu’à la moitié de l'œsophage; dans son intérieur ont pénétré par refoulement de ses parois et destruction du mésentère résultant de ce refoulement, le cœur, la veine cave et une partie des vaisseaux branchiaux afférents ; elle contient, en outre, les glandes génitales qui se sont développées sur ses parois;
elle communique directement avec l'extérieur par deux oritices symétriques placés à côté de ceux des reins postérieurs. Les reins ne communiquent plus avec elle.
Chez les Décapodes la chambre excrétrice se développe également beaucoup du côté dorsal, mais est divisée par un étranglement en une région antérieure, le péricarde, et une région postérieure, la capsule génitale; le cœur de la circulation générale, les cœurs branchiaux et leurs appendices glandulaires, sont contenus dans la région péricardique; les glandes reproductrices dans la région génitale. Chez les Octopodes, la région péricardique disparait en grande partie et la chambre excrétrice, presque réduite à la région génitale, ne contient plus que les appendices des cœurs branchiaux et les glandes reproductrices (fig. 1454, p. 2018). C'est le contraire qui arrive chez les Gastéropodes et les Lamellibranches, où la chambre excrétrice se réduit à la région péricardique et constitue ce que chez ces animaux, par une assimilation vicieuse avec ce qui existe chez les Vertébrés, on appelle péricarde. La chambre péricardique ne contient plus ici que le cœur, traversé par le rectum chez les Gastéropodes diotocardes et les Lamellibranches, et les glandes péricardiques ; les néphridies continuent à la mettre en rapport avec l'extérieur ; enfin chez les Anomia, le cœur lui-même sort de la chambre excrétrice, réduite à un espace vide que les reins font communiquer avec le milieu ambiant.
Des données qui précèdent, il résulte que la région du corps des CHITONIDÆ qui précède celle occupée par la chambre excrélrice correspond à la région céphalopédieuse des autres Mollusques, la disposition métamérique des cérames qui la recouvrent implique que cette région élait primitivement segmentée ; on s'explique dès lors qu'elle se forme encore embryogéniquement chez les Dentales par la condensation d’une région du corps de l'embryon portant plusieurs ceintures de cils vibratiles (p. 2061); cette condensation est déjà effectuée par accélération embryogénique chez les autres Mollusques, où il n'apparait d'autre trace de mélaméridation que la division du corps en deux régions. Chez les CHITONIDE, il ne s'est pas developpé de coquille, il n'y a pas eu de courbure ventrale; la région céphalopédieuse est demeurée segmentée extérieurement; chez les autres Mollusques, le corps s’est courbé ventralement; la portion de la région céphalo-pédieuse correspondant au sommet de la courbure s'est énormément accrue et s’est enveloppée d'une coquille; les rapports des Amphineures, des Scaphopodes et des autres Mollusques semblent donc assez faciles à saisir.
Appareil circulatoire. — Dispositions primitives des Scaphopodes. — I semble que les dispositions les plus simples des cavités céphalo-pédieuses aient persisté chez les Scaphopodes. Là, en effet, il n’y a pas d'appareil circulatoire proprement dit; on peut seulement considérer la cavité générale comme divisée en sinus répondant aux diverses régions du corps: sinus pédieux, sinus palléaux, sinus viscéral, sinus périanal. Les parties médianes dorsale et ventrale des sinus palléaux se limitent seules de maniere à prendre l'apparence de canaux, et autour du sinus périanal se développe une tunique musculeuse, à contractions rythmiques, seul organe d'impulsion du liquide sanguin.
Conformation du cœur. — À moins qu'il ne dérive du sinus périanal des Scaphopodes, il semble que le cœur des Mollusques ait été primitivement double. Il présente toujours deux oreillettes chez les Amphineures, chez les Gastéropodes primitifs, désignés, pour cetle raison, sous le nom de DioTocARDES, chez les Lamellibranches
(fig. 1446, p. 2012) et chez les Céphalopodes (fig. 14#7, p. 2013), à l'exception des NAUTILIDÆ. où il y a quatre oreillettes disposées en deux paires. Toutefois chez les Lamellibranches les deux oreillettes sont susceptibles de communiquer entre elles, à l'intérieur du péricarde; elles sont situées chez ces animaux de part et d'autre du ventricule, et peuvent le dépasser. soit en avant, soit en arrière. Leur communication s'établit en avant et du côté dorsal, par rapport à l'aorte, chez les Isocardia; en arrière et du côté ventral, par rapport au ventricule, et aux aortes, chez les Pectunculus, les AVICULIDÆ, les MyrIL1DÆ et les Monomyaires.
On constate encore des traces assez neltes de l'existence primitive de deux ventricules chez les Arcibæ et les NucuLipÆ, qui comptent parmi les plus anciens Lamellibranches. Le ventricule est ici un organe transversal, situé en arrière du rectum, du côté dorsal, étiré transversalement et rétréci dans sa région moyenne, comme s'il était formé de deux poches soudées l’une à l’autre. Ces deux poches existent réellement chez l'Arca Noe; mais, dans le genre Arca lui-même, elles se fusionnent progressivement, et partout ailleurs se confondent en une seule qui demeure dorsale chez les CniToninæ etles ANomuDx. Chez les Diotocardes homoet hétéronéphridés, le cœur des Lamellibranches primitifs (NUCULIDÆ, ARCIDE) se replie en fer à cheval autour du rectum; ses deux extrémités se rapprochent et se soudent de manière que le ventricule forme finalement un anneau complet et semble traversé par le rectum. Cette disposition est presque générale chez les Lamellibranches; les seules exceptions sont, avec les ANOMIIDE, les AVICULIDE, OSTREIDE, Teredo. Chez les AvicuLipæ, le ventricale annulaire se transforme peu à peu en un ventricule franchement ventral par rapport au rectum. Chez les Pinna, la partie dorsale de l'anneau existe encore, mais très réduite; elle disparait chez les Perna et les Avicula, où le ventricule est simplement accolé au rectum du côté ventral: it est franchement ventral chez les Ostrea et les Teredo.
Chez le plus grand nombre des Mollusques gastéropodes, la dissymétrie qui atteint l'animal, en même temps qu'elle fait disparaitre la branchie gauche, fait aussi disparaitre l'oreillette gauche du cœur, de sorte que le plus grand nombre des Gastéropodes prosobranches, tous les Pulmonés et tous les Opisthobranches n'ont plus qu'une oreillette au cœur; on réserve aux seuls Prosobranches à une seule oreillette le nom de Monotocardes qui pourrait convenir, en somme, à tous les Mollusques ainsi conformés.
Chez les Gastéropodes prosobranches monotocardes, le ventricule est situé à gauche du rectum et en est séparé par les reins.
Vaisseaux des Amphineures. — Le système vasculaire commence à se préciser chez les APLACOPHORA. Il se réduit encore à un cœur longitudinal postérieur, partiellement libre (Chætodermu, Neomenia), ou attaché à la face dorsale du péricarde, et prolongé en avant par une aorte; deux troncs transversaux fonctionnant comme deux oreillettes ramènent le sang des branchies vers le cœur (Neomenia); en sortant de l'aorte, le sang chargé de globules rouges tombe dans la cavité générale et se rassemble dans un sinus ventral, compris entre le pied et le tube digestif; il est conduit par ce sinus aux parois de la chambre branchiale ou dans la branchie. Chez les CHiITONIDE, le cœur est situé dans la chambre excrétrice, à l'extrémité postérieure du corps; le ventricule est assez allongé et chacune des oreillettes communique avec lui par deux orifices. Aux oreillettes aboutissent les veines bran-
chiales, tandis que du ventricule nait une aorte unique qui se dirige en avant, et d'où le sang se répand dans les espaces interviscéraux. Le sang qui revient de ces espaces se rassemble dans deux sinus latéraux situés immédiatement au-dessous des bords du manteau; il passe de là dans les branchies par un orifice situé, pour chaque branchie, du côté du manteau, et en sort pour entrer dans la veine branchiale, par un orifice situé du côté pédieux; il n'y a qu'une veine branchiale de chaque côté. Vaisseaux des Gastéropodes. — Le cœur des Gastéropodes est toujours situé du côlé dorsal de l'animal, au voisinage des branchies. Symétrique et placé sur la ligne médiane chez les Pleurotomaria et FISSURELLIDE, il est presque toujours latéral et antérieur chez les autres familles; si le ventricule, toujours unique, occupe la partie postérieure du cœur, les branchies étant situées en avant de celui-ci, le Gastéropode est dit PROSOBRAN- CHE (fig. 1437); si, au Contraire, le ventricule est tourné en avant, les branchies étant généralement situées en arrière du cœur, le Mollusque est dit Oprs- THOBRANCHE (1438). De l’extrémité postérieure du cœur chez les Diotocardes, de celle qui est opposée à l'oreillette chez les Mono-
: RE == vai ire ive @ rstème >rveux » |: ) = tocardes nait une aorte Fig. 1441. Appareil CHENE se système msryeux de la Palu dina. — t, tentacule; &. œsophage; Cg, ganglion cérébroïde au conunique, qui se renfle parfois tact duquel se trouve l'œil; Pg, ganglion pédieux avec l'otocyste à son contact; Vg, ganglions viscéraux; Phy, ganglions buccaux; À,
en un bulbe artériel avant oreillette; Ve, ventricule; À, cavité postérieure; Ac, aorte antérieure ; de sorüir du péricarde V, sinus afférent ; Ve, veine efférente de la branchie; Pr. branchie (Patella, Ampullaria, HETE- Li tie ROPODA, Natica) ou aussilôt après en êlre sortie (Siphonaria). Ele est dans quelques formes séparée du ventricule par une valvule (plusieurs Hétéropodes, Thécosomes, Nudibranches). Chez les Diolocardes il existe, en outre, une aorte antérieure qui irrigue les viscères céphaliques. L'aorte, chez les Prosobranches, se bifurque en général dès sa naissance et fournit une branche postérieure qui plonge aussitôt dans les viscères, et une branche antérieure. Celle-ci passe, en général, sur la branche sous-intestinale de la commissure viscérale, croise de gauche à droite les poches œsophagiennes ou les glandes correspondantes ; elle arrive sous l'œsophage et traverse complètement tous les colliers nerveux. Dans l’intérieur des colliers elle émet (Buccinum, Halia et autres Sténoglosses) : 1° l'artère proboscidienne, qui se prolonge sur l'œsophage et la trompe, mais passe au-dessous de la commissure buccale, tandis que l’æœsophage passe au-dessus; 2 les artéres tentaculaires, qui se délachent latéralement de l'aorte et passent chacune de son côté dans le triangle formé par les connectifs cérébro-pédieux, cérébropalléal et palléo-pédieux; 30 l’artére pédieuse, qui poursuit son trajet en avant, passe sur les ganglions pédieux et se bifurque pour plonger dans le tissu du pied.
Le trajet de l'aorte est un peu différent chez les Pulmonés et la plupart des Opisthobranches (fig. 1442 et 1443); au lieu de traverser tous les colliers œsophagiens, elle passe entre les ganglions pédieux et les ganglions viscéraux.
En général, les artères se ramifient plus ou moins, arrivent quelquefois à constituer dans certaines régions ou dans certains organes de véritables capillaires tapissés
Fig. 1442, — Cœur et artères qui en partent dans ie Fig. 1443. — Artères de la face inférieure du corps Pleurobranchus aurantiacus. La cavité sous-jacente du Pleurobranchus. — a, orifice tégumentaire de la
au bouclier dorsal et le péricarde sont ouverts; le trompe; 7, pied; À, trompe; Z, bulbe radulaire;
bouclier dorsal, fendu en avant, laisse voir la base du tentacule gauche et du voile sous-labial. — 7, voile labial: Q, tentacules; S, bouclier técumentaire dorsal; W, rudiment du tortillon; Æ, cœur;
là, voile labial: 0, tentacules; $S, bouclier tégumentaire dorsal ; 4, aorte antérieure ; ag, artère génitale : ap, artère pédieuse ; #. »', r", r!!, ses diverses branches; «al, artère radulaire; y, artère œsopha-
æ, aorte postérieure ; y, artère stomacale; 5, artère intestinale; p, glande lymphatique ; g, aorte antérieure; ac, artère pédieuse; t, artère tentaculaire droite; «, artère du voile sus-buceal; ?, w', artères pour le côté gauche: al, artère radulaire: m, coquille (d'après Lacaze-Duthiers).
gienne (d'après Lacaze-Duthiers).
par un endothélium (Natica, Pulmonés 1), mais finissent toujours par se résoudre en lacunes qui remplacent les capillaires veineux (fig. 14%4 et 1445) et les veines ellesmêmes. Chez les Haliotis, Nerita, Navicella, Clyclophorus, Patellu, Janthina, THECOSO- MATA, elc., l’artère céphalique se termine brusquement par un orifice contractile et débouche dans un vaste sinus qui enveloppe la gaine de la radule et dont les parois se confondent ensuite avec celle du bulbe buccal; c’est aussi le cas pour l'artère pédieuse des Hétéropodes. Du sinus céphalique des Haliotis naissent de nouvelles artères. Chez les Cypræa el la plupart des autres Gastéropodes, l'aorte est indépendante de la gaine radulaire.
{ Nazepa, Sitzungb. der K. Akad. der Wissenschaften, Wien, 1883.
Le sang veineux qui provient des grandes lacunes viscérales pénètre, en grande partie tout au moins, dans l'épaisseur des parois des néphridies, dont les lacunes se transforment parfois en véritables capillaires; il passe de là dans le sinus bran-
chial afférent, traverse la branchie et finalement revient au cœur par les sinus afférents qui s'ouvrent dans les oreillettes.
Vaisseaux des Lamellibranches. — Chez les Lamellibranches primitifs (SOLENOMYIDÆ, NUCULIDE), du ventricule ne sort qu'une seule aorte, l'aorte antérieure, comme chez les Amphineures et les Gastéropodes; ilen est de même chez les MYTILIDÆ (fig. 1446) et chez les ANOMHDE; déjà chez les Pectunculus on trouve une petite aorle postérieure ; celte aorte persiste et s'accroit dans toutes les autres formes. L’'aorte antérieure, séparée du ventricule par un valvule, est située du côté dorsal par rapport à l'intestin, et sa branche pédieuse traverse le collier nerveux cérébro-pédieux comme chez les Gastéropodes; l'aorte postérieure est située ventralement par rapport à l'intestin; elle se fusionne à sa naissance avec l'aorte antérieure chez les Vulsella, Ostrea, Tridacna, Teredo.
Elle irrigue le muscle adducteur infé-
Ha »
* t\ ES ” Fig. 1444. — Appareil veineux du Pleurobranchus. — H,
cœur; %, confluent des troncs, {, u, v, qui commence le sinus péridorsal æ; y, y’, portion du sinus péripédieux fournissant le plexus veineux de la figure suivante; w, sinus viscéral; w', sinus de la rate; 7, anastomose de la veine branchiale avec le sinus péridorsal (d'après Lacaze Duthiers).
rieur, le rectum, la partie postérieure du manteau et les siphons quand ils existent.
pi cit
= it AR.
(HLLLULEETITTA ss ut 5 QU ER ÿ
Umts-Æ it}
Fig. 1445. — Appareil veineux du Pleurobranchus, vu du côté droit. — $S, bouclier dorsal tégumentaire ;
T, pied; d, tentacules;
R, voile labial: 7, branchie; P, verge; o, orifice tégumentaire de la trompe:
y, orifice considéré comme veineux par Lacaze-Duthiers ; 4, oreillelte ; æ, æ’, sinus circulaire péridorsal : y, Son anastomose avec la veine branchiale p; f, tronc veineux pour la partie antérieure du pied; », tronc veineux du voile sus-buccal; 0, trone veineux du tentacule (d’après Lacaze-Duthiers).
Chez les AVICULIDE, elle se divise en deux palléales communiquant et qui se jettent daus la circumpalléale. Un bulbe intra-péricardique se rencontre sur l'aorte anté-
rieure chez les Myriip# et les Pecten; un renflement analogue extra-péricardique existe chez les Anodonta; dans beaucoup de familles à siphons plus ou moins allongés, on trouve de même un bulbe intra-péricardique sur l'aorte postérieure qui dessert les siphons (TRIDACNIDÆ, VENERIDÆ, PETRICOLIDÆ, MACTRIDÆ, etc.), et cette aorte est. ici seulement, munie d’une valvule; les artères siphonales sont de même fermées par une valvule fixée au côté externe des siphons; elles sont continuées dans celui-ci par des lacunes. L'artère musculaire
F forme toujours une artériole qui se
rend aux ganglions viscéraux et qui, chez les Pecten, traverse le muscle.
= Comme une valvule empêche fréquemment le retour vers le cœur du sang qui a passé dans les aortes, les renflements présentés par ces vaisseaux sur leur trajet permettent au sang de trouver place lorsqu'il est brusquement chassé hors du pied et
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