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ORGANES GÉNITAUX MALES

n’est plus formé que par deux cellules latérales; ces cellules finissent enfin par se confondre et disparaitre.

Système nerveux. — Le système nerveux construit dans les deux genres sur le type de celui des animaux segmentés les plus caractérisés, comprend un collier œsophagien et un cordon ventral. Le collier œsophagien est situé immédiatement en arrière de la bouche oblitérée ou non; il comprend deux masses supraæsophagiennes, unies par deux connectifs annulaires, embrassant étroitement l’æsophage, au cordon ventral. Celui-ci, d’abord contigu à l’æsophage, ne tarde pas à s’en éloigner. Une gaine de tissu conjonctif nucléé entoure le cordon nerveux, tant qu’il demeure indivis. D'abord plus haut que large, ce cordon devient peu à peu plus large que haut, et se décompose en trois cordons secondaires juxtaposés, reposant sur un coussinet nucléé (fig. 988, n° 1,e.) Sur toute sa longueur, une bandelette fibreuse cordon nerveux ventral à la couche cellulaire épidermique des téguments. Chez le unit le mâle,immédiatement avant la bifurcation caudale, le cordon nerveux s'éloigne de la musculature en remontant vers l'intestin; son cordon secondaire médian disparait au niveau du cloaque, et ses deux cordons latéraux pénètrent chacun dans la fourche caudale correspondante, en y formant deux renflements ganglionnaires. Le G. tolosanus possède deux ocelles immédiatement en arrière de la nuque.

Organes génitaux mâles. — Les deux lacunes vides que présentent, chez la forme nématoide parasite des Gordius, presque toutes les coupes transversales se rétrécissent vers la région postérieure, et ne sont autre chose, dans cette région, que les canaux déférents qui vont finalement s'ouvrir dans le cloaque (fig. 988, n° 4, i).

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Fig. 988. — N° 1, coupe transversale d'une larve mâle de Gordius tolosanus. — «a, cuticule; ce, épiderme; d, couche musculaire; 2, cordon nerveux; f, intestin; g, parenchvme cellulaire; k, cavité générale; à, espace pour les futurs testicules. — N° 2, coupe d'une femelle arrivée à peu près au terme de sa ponte ; a, cavité des ovaires; b, cellules glandulaires de l'ovaire; €, sac ovigère; d, canal dorsal, contenant des œufs; e, cavité du corps; f, réceptacle séminal (d'après von Linstow).

Dans leur partie large ces lacunes, qui ne sont que les conpes de deux cavités cylindriques, parcourant presque toute la longueur du corps, sont tapissées d’un épithélium qui manque à la lacune médiane, dans laquelle est situé le tube digestif (f). Les cellules de cet épithélium sont aplaties sur une partie de la surface de la lacune, mais par places elles font saillie dans son intérieur.

1366 GORDIACÉS.

Chez les jeunès mâles vivant dans l’eau, ces cellules deviennent très nombreuses; elles sont fusiformes et implantées par une de leurs pointes dans les parois de l'organe, tandis que l’autre pointe est libre; les autres cellules de l’épithélium se transforment en cellules conjonctives. Les cellules fusiformes saillantes sont les spermatogonies; elles poursuivent successivement leur évolution de l'arrière à l'avant du testicule, de sorte qu'à un certain moment la partie postérieure de l'organe est pleine de spermatozoïdes, sa région moyenne très riche en spermatogonies et la région antérieure encore inerte. Bientôt chaque spermatogonie se transforme en une cellule sphéroïdale, hyaline, pédonculée; cette cellule devient plus grosse, granuleuse, puis se divise en spermatoblastes à l'intérieur desquels se forment les spermatozoïdes. Ceux-ci sont des corpuscules courts, présentant une partie étroite qui contient le noyau et une partie à peine plus longue, mais plus large et tout à fait hyaline, qui correspond à la queue des spermatozoïdes ordinaires; par leur forme raccourcie, leur large queue et leur immobilité, ces spermatozoïdes rappellent ceux de certains Crustacés et ceux que nous trouverons plus tard chez les Nématodes. Les organes de copulation décrits par Vejdovsky n’ont pu être retrouvés par von Linstow.

Chez les Nectonema le testicule est un long tube simplement suspendu le long de la ligne médiane dorsale et qui s'ouvre au dehors au sommet d’une papille terminant le corps en arrière. Les spermatozoïdes sont sphéroïdaux et dépourvus de queue.

Organes génitaux femelles. — Les organes génitaux des jeunes femelles ressemblent beaucoup à ceux des mâles; ils comprennent deux cavités ayant la même position et la même structure que les cavités testiculaires et destinées à devenir plus tard les sacs ovigéres (fig. 988, n° 2, c); ces deux cavités communiquent à l'extrémité postérieure du corps avec une cavité impaire qui sera l'utérus. Get état persiste durant toute la phase nématoide parasite; mais durant la phase libre, l'appareil génital femelle se complique et ne présente pas moins de cinq canaux parallèles, s'étendant de l'extrémité antérieure à l'extrémité postérieure du corps; ce sont : 1° les ovaires (oviductes de Vejdovsky, boyau ovarien de Meissner, branches latérales de l'ovaire de Villot) représentés par deux grandes cavités placées latéralement et du côté ventral (a); 2° les sacs ovigères (oviductes de Grenacher, ovaires de Meissner, ovisac de Vejdovsky, branches dorsales de l'ovaire, de Villot), compris entre les deux grandes cavités ovariennes, placés au-dessus d'elles du côté dorsal et séparés d'elles par une simple cloison (c); 3° le canal dorsal, placé le long de la ligne médiane dorsale, entre les sacs ovigères (d). A l'extrémité postérieure du corps, les sacs ovigères se confondent en un court oviducte qui s’ouvre dans l'utérus (atrium de Vejdovsky, diverticule cloacal de Camerano) ; à leur extrémité antérieure ils communiquent librement avec le canal dorsal. Ce dernier à son extrémité postérieure communique à son tour avec les ovaires; de sorte que tout au moins à la fin de la ponte, les œufs produits par les ovaires n'arrivent à l’utérus qu'après avoir traversé dans toute leur longueur, en cheminant en sens inverse, le canal dorsal et les sacs ovigères. Nous verrons qu'au cours de la plus grande activité génésique, ils peuvent se frayer des voies accidentelles plus rapides.

L'utérus présente, dans sa longueur, deux régions : une région antérieure à surface garnie de nombreuses villosités et dont la paroi ventrale est divisée en deux

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