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e de la paroi du corps. Toutefois l’épithélium appliqué contre la paroi de la coquille est naturellement dépourvu de cils vibratiles; il n'est d’ailleurs pas formé par une simple couche de cellules, mais plutôt par deux couches, l’une tapissant la valve calcaire, l’autre le cartilage, unies entre elles par de nombreux trabécules:; le tout constitue une sorte de tissu lacunaire. A des intervalles réguliers, ce tissu forme des éminences creuses, communiquant avec ses lacunes, généralement disposées en quinconce et qui s'engagent dans les tubules de la coquille, manifestement moulés sur elles; ces éminences, très caractéristiques du manteau des Brachio-
Fig. 1062. — Coupe d'une partie du manteau Fig. 1063. — Portion très grossie vue Fig. 1064. — Soie palde Crania rostrata. — ci, couche interne; à plat du bord du manteau de la léalede 7erebratulina
cm, couche médiane; sp, sinus palléaux ; v, leur épithélium cilié; og, organes génitaux; p, leur pédoncule ; ce, couche externe ; €p, cæcums palléaux (d'après Joubin).
Terebratulina caput serpentis. — sc, caput serpentis. — À, spicule calcaire ; »m,surface aréolée du base enfermée dans la manteau montrant la base des pris- follicule sétigère; B, mes; cp, base des cæcumspalléaux; portion grossie de la sp, sinus palléaux; /, follicule séti- soie.
gère; 3, zone musculaire; $, SOies ;
a, couche génératrice du périostra-
cum (d'après Deslongehamps).
podes, portent le nom de cæcums palléaux; elles sont unies entre elles, à travers la substance calcaire de la coquille, par des bandelettes de tissu fibrillaire, restes des tissus vivants qui ont joué un rôle dans la sécrétion de la coquille.
Sur ses bords, le manteau est légèrement épaissi, et cet épaississement est creusé
d'une gouttière marginale de laquelle émergent des soies formant à chaque lobe palléal une frange continue (fig. 1063). Les soies sont implantées isolément où par paires ou par petits bouquets dans des follicules qui les sécrètent. Elles sont creuses et formées de deux enveloppes chitineuses superposées; l'interne est fibreuse, l’externe se décompose en bandes transversales imbriquées; leur structure est donc plus complexe que celles des soies d'Annélides, leur surface peut être cannelée (Terebratula vitrea), annelée (Terebratulina, fig. 1064) ou épineuse (Discina); dans ce dernier cas, certaines épines peuvent être barbelées ou bifurquées. Ces soies sont mobiles, et aident à la locomotion chez les Brachiopodes tubicoles (Glottidia, Lingula).
Tout le long des sinus palléaux, la couche conjonctive du manteau est dans un certain nombre de genres (Terebratulina, Kraussina, THECIDEIDÆ) bourrée de spicules ou de lamelles calcaires, perforées, dont la forme est caractéristique des genres et des espèces; ces plaques sont plus nombreuses à l’origine des sinus; elles se retrouvent sur les bras et sur les cirres; très serrées chez les THECIDEIDÆ, elles se soudent quelquefois entre elles et forment une couche calcaire assez épaisse dans la cavité de la valve dorsale. Il existe d’ailleurs des granulations calcaires dans le manteau des formes sans spicules véritables (Lingula, Rhynchonella, Terebratella, Magellania). Ges spicules ne sont pas les seules formations solides que produise le manteau; c’est lui, en effet, qui sécrète le test, et les diverses couches du test sont l'œuvre de zones nettement différenciées du manteau; la zone marginale sécrète le periostracum; la zone submarginale, la couche lamelleuse ; enfin la couche prismatique a été constituée par le reste de la surface du manteau, au fur et à mesure de son accroissement. Le test grandit donc exclusivement par ses bords et ses perforations ne sont d’abord que de petites échancrures marginales qui entourent peu à peu les cæcums palléaux nouvellement formés.
La surface du manteau ne perd jamais son pouvoir sécréteur; elle dépose toujours de nouvelles couches à la surface interne des valves qui vont ainsi s'épaississant à mesure que l'animal vieillit. La valve ventrale dans certains genres fossiles (Davidsonia, Productus) pouvait ainsi atteindre jusqu'à 25 millimètres d'épaisseur, tan- Fig. 1065. — Groupe de Glottidia pyramidata montrantle pédon- dis que la valve dorsale ne
eule couvert d'une gaine de grains de sable, vu à divers états de épassait pas 5 millimètres.
contraction (d'après Morse).
Pédoncule. — Le pédoncule est généralement un tube conique dont la longueur peut atteindre 15 centimètres chez les LINGULIDE, ou dépasser à peine l’orifice du crochet. Chez la Glottidia pyramiduta (Gg. 1063), où il s'entoure d'un tube de grains de sable, il est susceptible de