‹ Traité de zoologie (volume 4)Chapitre 55 sur 202 · DAT AR · texte numérisé non relu

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Fig. 1096. — Larves de Glottidia

pyramidata vue par la face ventrale. — T, tentacules ; O, bouche; D, tube digestif; Af, anus; Z, foie; St. rudiment du pédoncule (d'après Brooks).

sphéroïdale d'aliments. La chambre postérieure est sphéroïdale; ses cellules parié-

Fig. 1098. — Cavité viscérale et pé-

tales ne contiennent pas de gouttelettes huileuses; elle conduit dans l'intestin qui est court, arqué latéralement et s'ouvre à l’extérieur par un anus situé du côté droit. Cette

position latérale de l'anus est, sans doute, un phénomèned’'adaptation consécutif au développement de la coquille, comme la forme en U du tube digestif et le transport de l'anus vers la région antérieure du corpscheznombre

Fig. 1097. — Jeune Glottidia pyramidata vue du côté ventral. — », sinus palléaux; 0, leur orifice dans la cavité générale ; b, bouche; l, lèvre; d, disque brachial; «a, a, museles adducteurs; #, m. umbonal impair ; p, pédoncule; à, intestin (d'après Brooks).

doncule d'une Glottidia pyramidata vue du côté dorsal.—a,museles adducteurs;?,m. rotateurs ; æ, ganglions nerveux; æ, otocystes; v, sinus palléaux ciliés remplis de corpuscules sanguins ; 0, leur orifice dans la cavité générale; 0, bouche; æ, œsophage ; ?, intestin ; p, pédoncule: », muscle impair umbonal (d'après Brooks).

d'animaux fixés ou tubicoles. Le pédoncule est encore rudimentaire. Le liquide de la cavité générale présente une

teinte violette et contient deux sortes de corpuscules, les uns arrondis, transparents, probablement amiboïdes, les autres légèrement teintés en violet, fusiformes et munis à chaque extrémité d’un long flagellum. La paroi interne du corps est ciliée. Les sinus palléaux apparaissent comme deux paires, l’une dorsale, l’autre ven-

trale, de diverticules de la cavité générale, ciliés, en forme de cornes; ils s’'avancent peu à peu jusqu'au bord antérieur de chaque lobe palléal et fournissent en outre

chacun un nouveau diverlicule, en forme d'éperon, dirigé en arrière (fig. et 1098, »). Les muscles se développent dans l’ordre suivant :

de chaque côté de l'œsophage, normalement aux valves; 2° le diducteur, impair, tout à fait à l'extrémité postérieure des valves; 3° les trois paires de rotateurs, allant obliquement d'une valve à l’autre et disposés de chaque côté de l'estomac; 4 les rétracteurs qui s’attachent d'une part à l'extrémité postérieure de la coquille, d'autre part à la région stomacale de l'animal qu'ils font rentrer à l’intérieur de la coquille. L'action de ce dernier muscle est comparable à celle du grand rétracteur des Bryozoaires avec lesquels l'animal présente d'ailleurs à ce moment une assez grande ressemblance (fig. 1099). Le pédoncule se différencie nettement, en même temps que le muscle diducteur impair; il demeure pelotonné à l'intérieur de la coquille pendant toute la durée de la vie pélagique. C'est un prolongement postérieur du corps, de forme cylindrique, légèrement renflé à son extrémité postérieure et formé de deux couches épithéliales, l'interne ciliée, comprenant entre elles une couche musculeuse. Le système nerveux est d'abord Jen par un ganglion sous-æsophagien qui émet latéralement deux cordons. Ces cordons s’allongent peu à peu, en contournant le tube digestif, de manière à arriver à sa face dorsale, y produisent deux ganglions et deux otocystes, et finalement se réunissent sur la ligne médiane dorsale; le système perveux forme alors un collier œsophagien complet.

Les ARTICULÉS traversent, après leur

1° les adducteurs,

Fig. 1099. — Diagramme

d'une section longitudinale de Glottidia pyramidata. — Do, valve dorsale; Ve, valve ventrale ; 47», bord épaissi du manteau; 7, tentacules; 0, bouche; Hd, estomac; Ad, intestin ; M, musele postérieur ; G, ganglion (d'après Brooks).

Fig. 1100. — Stade linguloïide de la Terebratulina septentrionalis. — », pédoncule; ap, première trace du support brachial; ec, cirres au nombre de six; s, soies (d'après Morse).

fixation, des phases analogues de développement. La première coquille, dans le genre Terebratulina, est ailongée transversalement; la charnière est droite, et la valve inférieure possède une grande area triangulaire et un large foramen. A cet état elle rappelle exactement une coquille de Megathyris ou de Mühifeldtia; puis la coquille s'allonge longitudinalement, de manière à rappeler une coquille de Lingula (fig. 1100); en même temps, le pédoncule grandit beaucoup et se termine par un organe adhésif piriforme. Le test présente déjà les prismes calcaires et les tubules caractéristiques. Le support brachial est représenté par une bande arquée de plaques calcaires, située vers le milieu des valves. A ce moment, le

manteau porte sept longues soies barbelées dont l'animal parait se servir pour la préhension des aliments. La bouche est entourée d’un cercle de six gros cirres

dont elle occupe le centre;

elle conduit dans un sac digestif à parois ciliées,

étranglé vers son milieu par une constriction qui y délimite un estomac et un intestin rudimentaire. Bientôt des spicules calcaires apparaissent dans les cirres; le rostre de la valve ventrale se dessine; les crura du support brachial font leur apparition; le pédoncule, toujours faiblement adhérent, se raccourcit, et les parois

de l'estomac commencent à se plisser latéralement, formant ainsi les premiers diverticules des glandes gastriques; les muscles diducteurs se constituent, et l'on aperçoit nettement le

mésentère qui unit l'intestin à la valve ventrale de la coquille.

Celle-ci présente à ce moment une quinzaine de plis (fig. 1101), vraisemblablement déterminés par la présence des soies qui leur correspondent en nombre et en position. Les cirres, plus nombreux, continuent à dessiner un lophophore circulaire. Cette forme circulaire du iophophore est presque exactement conservée chez les Megathyris, seulement le cercle se festonne et dans les festons apparaissent les septums marginaux de la coquille. Dans les autres types le lophophore ne tarde pas à

Fig. 1101. — Stade postérieur de la Terebratulina septentrionalis. — p,pédoneule;s, soies (d’après Morse).

changer de forme; il revêt exactement l'aspect du lophophore en fer à cheval des Bryozoaires d’eau douce (fig. 1102, À); l’épistome seul fait défaut; encore pourrait-on

Fig. 1102. — Deux formes successives du disque brachial de la Terebratulina septentrionalis. — b, bouche; c, cirres; à, intestin (d’après Morse).

admettre qu'il est représenté par une saillie médiane arrondie que présente plus tard la lèvre dorsale, exactement dans la position que cet appendice devrait occuper; mais cette protubérance devient rapidement volumineuse; des cirres se développent sur elle et elle finit par constituer la petite spire verticale, caractéristique du mode d’enroulement des bras

des TEREBRATULIDÆ (B). Le lophophore ne dépasse pas la forme en fer à cheval chez les Thecidea; ses bras ne font que s’allonger et s’enrouler en spirale chez les Rynchonella; chez les TEREBRATULIDÆ, Ces bras s’allongent également beaucoup, mais ils se divisent en même temps, dans le sens longitudinal, de manière à former la branche descendante et la branche ascendante du bras, tandis que la protubérance médiane se divise verticalement pour constituer l'extrémité spirale des deux bras. Il y a là manifestement de remarquables phénomènes d'accélération embryo-

génique dont le détail n’est pas connu.

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