‹ Traité de zoologie (volume 4)Chapitre 70 sur 202 · SSSS · texte numérisé non relu

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de la cavité générale tend évidemment à amener l’extroversion de la trompe. Ce mécanisme est remarquablement régularisé Chez les Glycer«.

La trompe se raccourcit beaucoup et devient peu exsertile dans l’ordre des Annélides sédentaires; elle est cependant nettement caractérisée et susceptible de faire saillie au dehors, mais toujours inerme, chez les SProNip#; les Magelona, où elle est rouge, plissée et non ciliée; les Aricia, où elle est ciliée, à minces parois et découpée, sur son bord libre, en petits lobes pouvant atteindre le nombre de huit; les SCALIBREGMIDE, les OPHELHDE, où elle est globuleuse et plurilobée (Armandin); les CAPITELLIDÆ, où elle peut devenir énorme et couverte de grosses papilles terminées par une brosse de poils tactiles, implantés dans une sorte de gobelet (Notomastus) ; les ARENICOLIDÆ, OÙ, sauf l'absence de pièces solides, elle affecte par rapport à l’æsophage la même disposition que chez les EUNICIDÆ; les CLYMENIDE, où elle est globuleuse et habituellement très vasculaire (Leiochone clypeata). Enfin la trompe disparait chez les AMPHICTENIDÆ, AMPHARETIDÆ, TEREBELLIDÆ, SABELLA- RIIDÆ et SERPULIDÆ.

Intestin. — L'intestin des SYLLIDE se décompose en deux régions : l'intestin glandulaire et l'intestin urinaire où rectal. C'est un tube droit, étranglé au niveau de chaque dissépiment, formé uniquement d’une couche de cellules revêtue de l’endothélium péritonéal. L'épithélium interne est composé de cellules plus ou moins ciliées, manifestement sécrétantes, mérocrines, mais dont la forme varie suivant les types que l'on considère. La portion urinaire se distingue de la portion sécrétante par sa couleur jaunätre et les concrétions qu’elle contient; son épithélium n’est pas sécrétant; il est toujours fortement vibratile. Traitées successivement par l’ammoniaque et l'acide acétique glacial, les concrétions qu'elle renferme donnent des prismes orthorhombiques d'urée; ces concrétions ne sont elles-mêmes que le résidu non assimilable des gouttelettes riches en matière grasse, produites par les cellules de la région glandulaire, après que ces gouttelettes ont servi à transformer les aliments en matières assimilables. Ces dernières passent principalement dans le liquide de la cavité générale au travers des parois de l'intestin postérieur. C’est, en effet, la seule partie du tube digestif qui se colore quand on fait avaler à l'animal une matière colorante telle que la fuchsine ou le carmin ammoniacal.

L’intestin de la plupart des Polychètes errants est droit, comme celui des Syz- LIDÆ; le plus souvent il se resserre aussi au niveau de chaque dissépiment. Toutefois ces étranglements peuvent disparaitre d’une manière presque complète (Nephthys), ou au contraire s’accuser au point de donner lieu à la formation de poches latérales, formant dans chaque segment une paire de cæcums (Eurysyllis). Cette disposition est portée à son maximum dans la famille des APHRODITIDÆ. Dans cette famille, les cæcums latéraux de l'intestin sont irréguliers chez les Chrysopetalum ; ils rappellent ceux des Eurysyllis, chez les Euphrosyne ; chez les SIGALIONINE, POLYNOINE, ils s’allongent dans chaque segment, au point de perforer la couche musculaire pour venir se replier sous les téguments; un sphincter sépare chaque cæcum de l'intestin. Les cæcums deviennent enfin pédiculés et ramifiés chez les APHRODITINÆ (fig. 1124). On observe aussi des cæcums intestinaux ramifiés chez les Myzosrompæ (fig. 1137, p. 1602), mais ils sont le résultat de la division et de la subdivision de deux troncs issus de la paroi de l'intestin moyen, et sont plutôt comparables aux glandes en T des Syllidiens ou mieux aux Cæcums des Aricia. Au point

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