FORMES FOSSILES
y à toujours eu, depuis l’origine, des conditions dans lesquelles ces formes animales ont pu se soustraire à la lutte pour la vie, ou remporter la victoire dans cette
in D) Fig. 405. — à. Lingula anatina, L. (Actuel), coupe de la coquille, fort grossie, montrant les fines couches Fig. 404. — Palæaster asperrimus. Salter. Silurien cornées et les couches calcaires prismatiques (X). inférieur. Welshpool (Pays de Galles), b et c. Lingula Lewesi, Sow Silurien. Gotland.
lutte. De même, il existe encore des refuges pour les races humaines inférieures, malgré les conquêtes et les progrès de la race blanche.
Fig. 406. — Pleurotomaria del- Fig. 407. — Monograptus Fig. 408. — Dictyonema. Silurien supérieur.
phinuloides, Goldf. Dévonien turriculatus, Barr. Bohé- Schéma, d'après Dames. moyen. Paffrath. mé, Silurien. E. 1.
Le nombre de ces formes persistantes est d’ailleurs infime à côté de celles qui ont disparu. Les Graptolithes (fig. 407 et 408), les Tétracoralliaires (fig. 409), parmi
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Fig. 409. — Stauria astræ- Fig. 410, — Æchinosphærites aurantium, Fig.411.—Pentremites sulcatus formis, Edw. et H. Silu- His. Silurien inférieur. Pulkowa, près de F.Rœæm. Calcaire carbonifère, rien supérieur. Gotland, Saint-Pétershourg. Huntsville. Galice avec pin-
nules conservées et, à côté (à gauche), une pinnule grossie.
les Polypes, sont limités à la période primaire; les Cystidés (fig. 410) et les Blastoïdes (fig. 411), parmi les Échinodermes, sont également propres à cette période
qui compte, en outre, des types tout à fait spéciaux d’Étoiles de mer, de Crinoides et d'Oursins. Les Trilobites et les EURYPTERIDE (fig. 412) sont, de même, parmi les Arthropodes, essentiellement primaires. Parmi les Mollusques, les groupes entiers des Ammonites et des Bélemnites ont disparu, et des Céphalopodes tétrabranches (Orthocustidés) il n’est resté que le seul genre Nautilus. De même, les formes si variées des Reptiles secondaires appartenant aux familles des Ptérosauriens, des Énalliosauriens et des Dinosauriens n’ont laissé aucun descendant. Le nombre des disparitions paraitrait bien plus grand encore si, au lieu de ne considérer que les grands groupes, on pouvait descendre jus- :
qu'aux espèces. Quelques-unes de ces disparitions sont contemporaines de l'Homme et ont pu même être constatées depuis les temps historiques. Des corps entiers de Mammouth et de Rhinoceros tichorhinus ont été retrouvés dans un état de conservation parfaite, dans les glaces de la Sibérie, et les portraits de ces animaux ont été gravés par l'Homme quaternaire sur des plaques de diverses substances. Le dernier exemplaire de la Rhytina Stelleri à été tué à la fin du siècle dernier. Les Dinornis, les Æpyornis ont de même disparu depuis une époque récente, les premiers, de la Nouvelle-Zélande, les seconds, de Madagascar. Le grand Pingouin (Alca impennis) parait avoir été détruit dans ces dernières années. Divers Oiseaux, tels que le Solitaire et le Dronte ou Dodo, observés aux iles Mascareignes par les voyageurs du | xvie et du xvrie siècle, ont depuis lors totalement disparu ainsi que , les grandes Tortues terrestres de Fig. A2.— Pterygotus anglieus, Agass. Forfashire, Eurypté- cet archipel. Le musée de l’uniride du Vieux grès rouge. lac ia
versité d'Oxford possédait encore, en 1755, un Dronte empaillé; le Museum d'histoire naturelle de Paris conserve le dernier exemplaire préparé de la Tortue de Vosmaër, de l'ile Rodriguez. L'ile Maurice nourrissait quatre espèces de Tortues analogues (Testudo triserreta, leptocnemis, inepta, indica) aujourd’hui éteintes, et il en sera bientôt de même, sans doute, des grandes espèces des iles Aldabra (T. elephantina, Daudini, hololissa, ponderosa) et de celles des Galapagos (T. elephantopus, nigrita, vicina, microphys, Abingtoni). La disparition des espèces est donc un phénomène naturel, qui a été observé avec la plus entière certitude.