‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 111 sur 396 · SE \N · texte numérisé non relu

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Fig. 432. — Compsognathus longipes, Wagn. Tithonique (Kalheim). 2/3.

tigrades comme les Oiseaux. Mais ici il n’y a pas seulement similitude d'adaptation. Les Compsognathus aux os pneumatisés (fig. 432) et les formes analogues sont réellement sur la voie qui conduit aux Oiseaux. La réduction de la queue, l'apparition des plumes, l’adaptation à la locomotion aérienne du membre antérieur, dégagé

de l'obligation de supporter le poids du corps, sont les phénomènes qui restent à PERRIER, TRAITÉ DE ZOOLOGIE. 21

réaliser pour faire de ces Dinosauriens de véritables Oiseaux; le premier être connu sur qui ils l’aient été est le fameux Archæopteryx lithographica.

Avant l'apparition de ce dernier, il y avait eu d’ailleurs des Reptiles volants : les Rhamphorhynques et les Ptérodactyles (433), remarquables par l'orientation de leur tête presque perpendiculairement à l’axe du cou, et par la soudure des os de leur crâne en une sorte de capsule, caractère qu’on retrouve chez les Oiseaux. Mais ici le membre postérieur n’était pas adapté au saut et le membre antérieur était une aile plus voisine de celle des Chauves-Souris que de celle des Oiseaux.

Effectivement, elle était constituée par une vaste membrane, soutenue par le cinquième doigt de chaque main, démesurément allongé. A la même époque les grands Reptiles marins nous font assister déjà àcette sorte de rétrogradation, à ce retour à la vie aquatique, mentionné dans le précédent paragraphe. Quand on étudie, comme l’a si bien fait M. Albert Gaudry, la série des Vertébrés terrestres de la période primaire, on peut suivre pas à pas la disparition des arcs branchiaux chez les Batraciens stégocéphales à formes déjà très reptiliennes, et lorsque cette disparition est accomplie, rien ne permet de placer ces animaux ailleurs que parmi les Reptiles. Les formes successives s’enchainent comme si les Batraciens venaient des Poissons, et les Reptiles des Batraciens, de sorte que la Paléontologie, mieux encore que l’'Embryogénie, autorise à considérer les Reptiles comme issus de Vertébrés aquatiques, adaptés à la respiration aérienne. Or tout en gardant leur respiration aérienne, les Plésiosaures et les Ichthyosaures avaient repris des mœurs exclusivement aquatiques. Les Plésiosaures pourvus d’un long cou nageaient à la surface des eaux à la façon de nos Oiseaux palmipèdes; les [chthyosaures remplaçaient exactement dans les mers nos Cétacés. "

Adaptations superposées; changements de fonction des organes. — On trouve dans tous les groupes du Règne animal des superpositions d’adaptations en sens contraire, analogues à celles que nous avons déjà signalées à propos des Vertébrés aériens revenus à la vie aquatique. L'histoire des Hydroméduses (p. 37) nous en fournit un premier et frappant exemple. La planule des Hydraires se fixe, et donne naissance à un corps ramifié sur lequel naït la Méduse par coalescence d’un verticille de rameaux. La Méduse qui devient libre, doit donc sa symétrie rayonnée

Fig. 433. — Pterodactylus crassirostris (d'après Goldfuss).

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