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Actinosphærium. Leur nombre est très variable. Il peut y en avoir une seule (la plupart des Amœæba), deux (Actinosphærium), trois ou quatre (Heterophrys, Euglypha, Trinema), une douzaine (Arcella), vingt (certaines Amæba, Rhaphidiophrys pallida, fig. 465) ou même davantage (Acanthocystis). Elles sont parfois placées si près de la surface qu’elles font une saillie hémisphérique pendant la diastole (Actinophrys, Actinosphærium, Heterophrys, Sphærastrum). Dans les espèces dont la
forme est allongée, elles occupent souvent une région du corps que l’on peut PERRIER, TRAITÉ DE ZOOLOGIE. : 27
déterminer. Chez les Euglypha, Trinema, Platoum, Arcellu, les vésicules contractiles sont situées entre la région granuleuse moyenne et la région hyaline postérieure; elles sont en avant chez les Cyphoderia et en arrière chez les Hyalosphenia et les OQuadrula.
On n’a pu constater l'existence d’un noyau chez certains Amiboïdes que Hæckel rangeait avec quelques autres formes animales ou végétales, également dépourvues de noyau, dans sa ce + classe des MoNÈRES (Protamæba, # (er Protogenes, fig. 466, Myxastrum, Myxodictyum, etc.). Il n'existe 1 » ie … qu’un seul noyau chez la plupart et … des Amæba et chez les Nuclearia rte simpleæ, Actinophrys, Actinolophus; ee. mais on peut en observer chez Si es d’autres types, deux (Acanthoar cystis, Rhaphidiophrys), de trois à ren SX (Arcella, Difflugia,; Nuclearie delicatula) ou même plus de deux cents (certains individus d’Amœæba princeps, Pelomyæa) et jusqu à quatre cents(Actinosphærium Eichhornii). Le nombre des noyaux lorsqu'ils’élèveau-dessus de deux, n'est du reste constant ni pour 4 À une même espèce, ni pour un même individu, les noyaux pouvant se diviser indépendamment du protoplasme. Ces noyaux sont en général sphériques, ellipsoïdaux ou discoïdaux; on les décrit jusqu'à présent comme des vésicules membraneuses remplies d’un suc nucléaire dans lequel on observe soit un corpuscule unique qui peut remplir presque entièrement la vésicule (Quadrula), soit un petit nombre de corpuscules (Hyalosphenia, Cyphoderia), soit même une infinité de granules qui se disposent en une couche sphérique, concentrique à la vésicule nucléaire (Amæba principes) ou la remplissent entièrement (A. terricola, Amphizonella violacea). Les études dont la structure du noyau est actuellement l’objet autorisent à ne considérer ces résultats que comme provisoires.
Pseudopodes. — La production des pseudopodes se lie tout à la fois aux phénomènes de mouvement, de préhension des aliments et de circulation protoplasmique. Elle se réduit à une déformation plus ou moins importante du contour de l'animal, produite par l'apparition dans le protoplasme d’un courant dirigé vers la partie du corps qui se meut dans une direction déterminée, et partant de la partie opposée. Ce courant parvenu à l'extrémité en mouvement reflue des deux côtés de sorte que le protoplasme est le siège d’une circulation complète. Lorsque les dimensions des pseudopodes sont faibles, ils peuvent n’être formés que par l’ectoplasme; lorsqu'ils prennent de plus grandes proportions, leur région axiale est occupée par un prolongement de l’endoplasme.
Noyaux.
Fig. 466. — Protogenes porrecta (Max Schulze).