‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 193 sur 396 · ue Fig. 947. — Jeune Sycandra raphanus. — O, oscule · texte numérisé non relu

ue Fig. 947. — Jeune Sycandra raphanus. — O, oscule

il intervient aussi dans la mullipli- p, pores inhalants (d'après F, E. Schulze).

cation des individus. Les bourgeons | peuvent être internes ou externes. Dans le premier cas, ils ont une structure simple et sont désignés sous le nom de gemmules; dans le second cas, leur organisation rappelle, en général, celle d’une jeune Éponge au moment où se fait la séparation du parent et de sa progéniture.

Les gemmules n’ont été constatées jusqu'ici que chez les Éponges d’eau douce. Ce sont des corps arrondis, entourés d’une enveloppe présentant une ouverture ou hile, et contenant dans son épaisseur soit des spicules en bâtonnets disposées tanventiellement (Spongilla lacustris), soit des amphidisques (Ephydatia fluviatilis) disposés normalement à la surface de la gemmule. Le contenu de celle-ci est une masse pluricellulaire. À la constitution de la gemmule prennent part, suivant Gœtte, une masse de cellules conjonctives ordinaires entourant une chambre vibratile et les canaux qui en partent, et, suivant Marshall, les éléments amiboïdes amoncelés autour des chambres vibratiles. Ces éléments se remplissent de matériaux nutritifs, puis se fusionnent deux à deux, une ou plusieurs cellules mésodermiques nucléées servant de centre d'attraction. Il se différencie ensuite à la périphérie de la gemmule une couche d'éléments cylindriques, tandis que dans le parenchyme voisin apparaissent les amphidisques (Vierzejski). Toutefois Gœætte fait naitre ces spicules de la couche cylindrique, préalablement transformée en épithélium stratifié. La masse cellulaire contenue dans l'enveloppe à amphidisques s'échappe par le hile et peut alors exécuter des mouvements amiboïdes. La structure de cette masse correspond exactement à celle d’un jeune embryon de Spongilla dépouillé de son exoderme et se développe comme lui (Gœætte).

Le bourgeonnement externe est beaucoup plus répandu. Il à été observé parmi les Éponges calcaires, chez les Leucosolenia (Micklucko Mac-Lay, Vasseur). Il se

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forme sur les parois du corps de cette espèce des élévations creuses intéressant toute l'épaisseur de la paroi qui s’allongent en tubes fermés et dont la cavité communique avec celle de l'Eponge mère. La structure du bourgeon et de la mère sont presque identiques, seulement les bourgeons sont hérissés de longs et fins spicules. Ces bourgeons s'isolent au bout de deux jours et se fixent, par leur extrémité fermée, aux corps voisins pour former de nouvelles colonies de Leucosolenia.

Parmi les HEXACTINELLIDA, on peut observer le bourgeonnement chez la Sympagella nux où les bourgeons demeurent unis pour former des colonies et chez le Polylophus philippinensis, où ils se séparent. Dans cette dernière espèce les bourgeons se montrent sous forme d’élévation de la surface garnis au sommet d’une touffe d’aiguilles légèrement divergentes. Ces élévations s’allongent, se rétrécissent à la base et s’élargissent au sommet de manière à devenir pyriformes; sur le sommet qui s'agrandit rapidement l'oscule apparait tandis que des touffes coniques de spicules irrégulièrement disposées apparaissent sur toute la surface; le bourgeon se pédiculise et le pédoncule se réduit finalement à un faisceau de spicules que le moindre accident suffit à rompre.

Parmi les MonaxonipA la production des bourgeons externes découverte par T. H. Stewart et décrite par Bowerbank dès 1864 chez la Tethya lyncurium, a été retrouvée chez diverses autres espèces de ce genre (T. maza, T. seychellensis, T. japonica) et chez la Rinalda arctica. D’après Dezsô il se forme dans une partie de la couche corticale de l'Éponge des capsules particulières, contenant des cellules’ agrandies de la couche à petits spicules étoilés. Chacune de ces cellules se divise en quatre dont l’une est entourée par les trois autres. La cellule interne se divise de manière à former finalement trois couches cellulaires, tandis que les cellules externes dont la division est un peu plus tardive n’en forment que deux. De ces dernières la couche externe devient la couche corticale à microsclères étoilés ; la couche interne, la couche à mégasclères. Plus tard le bourgeon s’enveloppe d'un épiderme et produit les faisceaux d'aiguilles siliceuses qui le rendent semblable au parent. On peut comparer le mode de production de ces bourgeons à une sorte de gemmulation externe.

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