‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 299 sur 396 · EE LAN · texte numérisé non relu

EE LAN

1 Le nom de sympodite doit être préféré à celui de protopodite dont se servent HuxLEY et CLaus, mais par lequel H. Mizxe-Epwarps avait antérieurement désigné la première paire de pattes thoraciques.

Nous étudierons dans ce qui suit les appendices dans l’ordre où il se présente, c’est-à-dire : |

1° Les antennules; 2° les antennes; 3° les mandibules: 4° les mâchoires; 50 les maxilles; 6° les pattes thoraciques ou kormopodes, comprenant les diagonopodes ou pattes-mâchoires et les péréiopodes ou pattes ambulatoires ; T° les pattes abdominales ou pléopodes.

Antennules ou antennes internes. — Contrairement à ce qui a lieu, en général, pour les trois autres paires de membres, les antennules ne sont jamais bifurquées chez les Crustacés inférieurs; elles le sont rarement chez les Isopones et presque toujours, au contraire, chez les AmPuipODnES et les THORACOSTRACÉS, où elles peuvent même être trifurquées (Palæmon, STOMATOPODES). Mais cette division qui manque également aux formes embryonnaires ou nauplius ne parait pas avoir la même signification morphologique que celle des autres membres. Les antennules sont toujours pourvues de poils tactiles ou olfactifs qui les désignent comme d'importants organes de sensibilité. Elles sont fréquemment différentes dans les deux sexes. Courtes chez les PayYLLoPpopes et les CLADOCÈRES, elles sont articulées dans le premier de ces ordres, inarticulées et terminées par une houppe de poils olfactifs dans le second. Chez les OSTRACODES elles sont formées de quatre à sept articles, quelquefois indistincts chez les femelles (HALOCYPRIDE), souvent recourbées (CYPRIDINÆ, CYTHERIDÆ) ; de longues soies s'ajoutent d'ordinaire à leurs poils olfactifs et contribuent à en faire d'assez puissants organes de locomotion (fig. 713, 4’). Ge cumul de fonctions sensilives et locomotrices se retrouve chez les COPÉPODES libres, dont les antennules sont allongées et pluriarticulées (jusqu'à 25 articles chez les CALANIDÆ); dans les familles des PONTELLIDÆ et des CALANIDE, l’une de ces antennes, la droite généralement, se recourbe chez le mâle de manière à former un bras préhensile; les deux antennules sont transformées de la sorte chez les CycLorinæ et les Har- PACTIDÆ mâles ; chez les Copépodes parasites, elles ont avant l’accouplement la forme d'appendices articulés, encore allongés chez les ERGASILIDÆ, BOMOLOCHIDÆ, ASCOMYZONTIDÆ, DICHELESTIDÆ, LERNÆIDÆ, courts chez les CORYCÆIDÆ, CHONDRA- CANTHIDÆ, LERNÆOPODIDÆ, ARGULIDÆ; elles se soudent à leur base pour former un large rebord frontal chez les CALIGIDÆ où elles sont, en outre, munies de ventouses. Elles sont, en général, d'abord peu différentes dans les deux sexes; mais se modifient chez les femelles au moment de leur métamorphose. Elles ont quatre articles, dont le troisième porte une ventouse, chez les Cirripèdes, où elles constituent Les organes de fixation.

Dans la sous-classe des MALACOSTRACÉS les antennules les plus simples sont celles des ISOPODES. Rudimentaires chez les ONniscipæ, plus ou moins développées dans les autres familles, elles arrivent à égaler les antennes chez les TANAïDæ, et les. dépassent même chez les Apseudes où elles sont bifides. C’est la disposition qui tend à se généraliser chez les Amphipodes, où une hampe supporte deux fouets inégaux, multiarticulés chez les Chelura, Cerapus, Podocerus et les GAMMARIDÆ (fig. 714). Le fouet accessoire est, en général, assez court; lorsqu'il manque, les antennules peuvent être aussi longues que les antennes ou devenir rudimentaires (Talitrus). Chez les AMPHIPODES, comme chez les ÉNTOMOSTRACÉS, les antennules sont souvent différentes dans les deux sexes (fig. 732 et 733, p. 902); elles présentent un long fouet et une tige multiarticulée chez le mâle des HYPERIDÆ

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