‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 33 sur 396 · APPAREILS PHYSIOLOGIQUES DES PHYTOZOAIRES · texte numérisé non relu

APPAREILS PHYSIOLOGIQUES DES PHYTOZOAIRES

comprennent les organes des sens et les muscles, entre lesquels le systéme nerveux établit les liens les plus variés. Les muscles peuvent agir eux-mêmes sur des pièces solides, internes ou externes, constituant le squelette, pièces qui, pour être inertes par elles-mêmes, n'en sont pas moins, dans un grand nombre de cas, des auxiliaires indispensables de la locomotion.

Appareils physiologiques des Phytozoaires. — Les DL physiologiques dont nous venons d'indiquer d’une manière générale les fonctions et les rapports sont loin d’être différenciés au même degré et de la même façon chez tous les Animaux. 11 y à, à cet égard, un contraste évident entre les Phytozoaires et les Arliozoaires.

Les Phytozoaires sont, à un très petit nombre d'exceptions près (Spongilla, Hydra, Cordylophora, Limnocodium) des animaux aquatiques et même marins. Parmi eux, les Spongiaires, les Hydraires,les Coralliaires, les Crinoides, y compris même les jeunes Comatules, sont fixés au sol ou mènent une existence presque absolument sédentaire. Quelque variées que soient leurs mœurs, les autres Phytozoaires n’ont, à leur disposition, que des moyens de locomotion faibles, ne leur permettant que des déplacements restreints, lents et souvent mal réglés. Leur genre de vie est lié à un mode tout spécial de différenciation de leurs appareils de nutrition, qui permet à l’eau extérieure de pénétrer plus ou moins facilement dans les cavités internes de leur corps, les place dans une très étroite dépendance du milieu qui les entoure, ne leur permet pas de passer brusquement à un milieu quelque peu différent, et commande ainsi un très faible degré de développement de l'appareil sensitif et locomoteur.

Un courant d’eau incessant se meut dans les canaux dont la substance des Éponges est perforée, et porte avec lui de l'air et de menues particules nutritives, aux diverses parties de l'animal, dont l'alimentation est, pour ainsi dire, passive.

Les Polypes capturent leurs proies, mais l’eau pénètre librement dans leur cavité digestive. Dans les formes ramifiées ou rayonnées, les cavités digestives des divers mérides communiquent ensemble soit directement (fig. 100, p. 71), soit par l'intermédiaire d’un réseau de cavités tubulaires, creusé dans la substance des entre-nœuds qui séparent les rameaux (fig. 97 et 98, p. 70). L'eau ingérée avec les aliments peut donc circuler dans toute l'étendue du corps. Elle sert à la fois à la respiration et à la dissémination des substances assimilables.

La division du travail physiologique est poussée plus loin chez les Échinodermes. Tous ces animaux ont un appareil digestif en forme de sac (STELLÉRIDES, OPHIU- RIDES) ou de tube largement ouvert à ses deux extrémités (CRINOÏDES, ÉCHINIDES, HOLOTHURIDES), à parois séparées de celles du corps par un vaste entérocèle. Le sac digestif des Étoiles de mer présente, sauf chez les ASTROPECTINIDÆ (Astropecten, Luidia, Ctenodiscus, Porcellanaster et formes analogues), un très petit orifice dorsal que l’on considère comme un anus, et le sac stomacal envoie dans chaque rayon une paire d’appendices à parois boursouflées, les cæcums radiaux (fig. 107). L’anus et les cæcums radiaux manquent aux Ophiures. Tous les Échinodermes présentent, outre leur appareil digestif, un système de canaux qui provient de la transformation d’un diverticule de la cavité digestive primitive, et qui constitue l'appareil ambulacraire (fig. 108). Cet appareil comprend : 1° un canal annulaire entourant l'æsophage; 2° des canaux droits, en nombre égal à celui des rayons du corps, naissant de l’anneau ambulacraire, se terminant en cæcum à l'extrémité des rayons et produisant sur leur trajet des tubes nombreux, les fubes ambulacraires

régulièrement disposés et qui font saillie au dehors ; 3° un ou plusieurs canaux interradiaux (canal du sable, tubes ou canaux hydrophores) qui mettent l'appareil ambulacraire en communication directe soit avec l’extérieur par une sorte de crible, la plaque madréporique (STELLÉRIDES, OPHIURIDES, ÉCHINIDES, certains HOLOTHURIDES), soit avec la cavité générale (CRINOIDES, la plupart ü des HoLorTauRipES). La cavité générale communique QG] elle-même avec l'extérieur par des orifices dont le

nombre peut dépasser plusieurs centaines chez les VS LE Crinoides, ou bien, comme chez un certain nombre Ve 1.

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