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Fig.108.— Schéma du système ambulacraire d’une Etoilede mer (Astropecten aurantiacus). — Re, anneau ambulacraire supportant les ampoules ou vésicules de Poli, Ap; Ste, canal hydrophore; MW, crible madréporique; P,tubes ambulacraires sur les branches latérales des canaux radiaires; Ap', ampoules des tubes ambulacraires.
Fig. 107. — Asterina gibbosa, dont les téguments dorsaux ont été enlevés. — Zd, appendices radiaux de l'estomac ou tubes hépatiques; (, glandes génitales.
d'Étoiles de mer, par l'intermédiaire du crible madréporique. L'eau peut pénétrer dans l'appareil ambulacraire, soit directement par le crible madréporique, soit par endosmose au travers des parois des tubes ambulacraires. Elle peut aussi se partager en deux courants dont l’un passe dans la cavité générale, tandis que l’autre s'engage dans l'appareil ambulacraire (STELLÉRIDES, CRINOÏDES). Enfin des échanges osmotiques s’établissent au travers même des parois du corps. Ces parois présentent, chez les Stellérides, de nombreux appendices membraneux, en doigt de gant (tentacules respiratoires), représentés chez les Oursins entomostomes par une couronne péribuccale d'organes arborescents, qu’on appelle vulgairement les branchies externes. Les Échinodermes sont donc, en quelque sorte, pénétrés de toutes parts par le milieu ambiant. On s'explique qu’ils ne puissent pas plus vivre hors de l’eau que les Éponges ou les Polypes. D'autre part, chez ceux des Échinodermes, dont l'appareil digestif a la forme d’un tube largement ouvert aux deux bouts (CRI- NOÏDES, ÉCHINIDES et HOLOTHURIDES), il se trouve entre la paroi du tube digestif et la membrane péritonéale qui la recouvre, ainsi que dans les lames membraneuses qui unissent le tube digestif à la paroi du corps, un réseau de canalicules, dans lesquels filtrent les substances nutritives rendues solubles et assimilables dans l’appareil digestif. Ces substances dissoutes dans l’eau forment un