‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 38 sur 396 · IT · texte numérisé non relu

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a Fig. 154. — Un Cladocère (Daphnia). C, cœur simple, montrant l'orifice du côté gauche; D, tube digestif ; L, appendice hépatique; À, anus; G&, cerveau; O, œil; Sd, glande du test; Br, chambre incubatrice.

celui de ces derniers. Le nombre des chambres cardiaques et leur degré de coalescence sont extrêmement variables. Ce nombre peut se réduire à l’unité. Les vaisseaux qui emportent l’hémolymphe loin du cœur doivent être considérés comme des artères. Avant de pénétrer dans le cœur, le sang qui revient des branchies se rassemble souvent dans une cavité péricardique plus ou moins close (fig. 155). Les vaisseaux que possèdent la très grande majorité des Annélides se disposent, sauf de rares exceptions (SERPULIDÆ, SABELLIDÆ), en un appareil vasculaire complètement clos (fig. 156). L'hémolymphe est remplacée par deux liquides : l’un, la {ymphe, est incolore, chargé de corpuscules flottants, et demeure libre dans la cavité générale; l’autre, le sang, est contenu dans les vaisseaux; il peut être incolore (Nais, Enchytræus), jaune (Pachydrilus, Aphrodite), vert {Sabella, Chlorhæma), ou rouge, ce qui est le cas le plus fréquent (nombreuses ANNÉLIDES POLYCHÈTES, TUBIFÉCIDÉS, LUMBRICIDÉS, beaucoup d'HIRUDINÉES). 1l existe, au moins dans ce cas, deux troncs longitudinaux, l'un dorsal, l'autre ventral, qui se bifurquent pour se rejoindre en avant et en arrière, et sont, en outre, reliés l’un à l’autre par autant d’anses latérales que le corps présente de segments. À la partie antérieure du corps plusieurs

de ces anses sont contractiles et méritent le nom de cœurs latéraux (fig. 156). Le vaisseau dorsal est lui-même décomposé en chambres contractiles successives,

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Fig. 155. — Cœur, vaisseaux et branchies de l'Ecrevisse. C, cœur contenu dans le sinus péricardique Ps, et montrant trois orifices latéraux; Ac, aorte céphalique; À, ab, aorte abdominale ; As, artère caudale.

correspondant aux segments des corps et fonctionnant, en conséquence, comme autant de cœurs segmentaires. Le nombre de ces cœurs peut d’ailleurs se limiter comme chez les Arthropodes.

A ce thème fondamental s'ajoutent souvent un réseau vasculaire intestinal, un réseau respiratoire qui se distribue dans les téguments et les branchies, enïin un certain nombre de réseaux moins importants, qui se ramifient dans les organes glandulaires. Toutes les parties de l'appareil vasculaire sont diversement reliées entre elles, et il peut résulter de leurs anastomoses de nouveaux troncs longitudinaux, aussi importants que les troncs médians principaux, et qui parfois se substituent à eux (fig. 128, p. 91).

Le sang chemine en suivant une direction déterminée dans tous ces vaisseaux, parmi lesquels on peut déjà distinguer des artères qui conduisent le sang aux organes, des capillaires qui le disséminent dans la substance des tissus, des veines qui le ramènent aux centres principaux d'impulsion.

Il n’est pas certain que l'appareil vasculaire des Géphyriens soit aussi complet que celui des Polychètes et des Oligochètes. Fig. 156.— Portion antérieure

En même temps que la cavité générale tend à se remplir del’appareilcireulatoire d'une de trabécules musculaires et conjonctifs, les limites des a un vaisseaux s’effacent chez les Sangsues, si bien qu’une par- ‘rsal le sang se meut d'ar-

, rière en avant. dans le vaistie plus ou moins importante de la chaine nerveuse ven- seau ventrald'avanten arrière trale, et parfois même le tube digestif (Clepsine, fig. 157, Fe ete … Piscicola), sont contenus dans des espaces sanguins. Les cœur.

néphridies s'ouvrent de même dans les espaces sanguins latéraux, chez les Nephelis et les Clepsine.

Avec les Mollusques apparait un autre type d'appareil circulatoire. Chez les Lamellibranches et chez les Gastéropodes prosobranches, dont la date d'apparition est

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