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MULTIPLICATION DES PLASTIDES

de la figure achromatique et arrivent jusqu'aux pôles opposés du noyau primitif, où ils se disposent en rayonnant de manière à constituer à chacun de ces pôles un nouvel aster (d, e). Un peu plus tard, les segments de chacun de ces aster secon-

Fig. 23. — Cellules épidermiques de la larve de Salamandre en voie de division karyokinétique. — « et b, stades de l’aster unique (stade monaster); e, stade de séparation des U d'une même paire; d et e, deux stades successifs de la formation des nouveaux asters (stade dyaster); f, pelotons reformés après la division complète du corps de la cellule (stade dispirème) (d'après C. Rabl).

daires se réunissent en peloton et forment finalement le réseau chromatique d’un noyau nouveau destiné à l’une des deux cellules dans lesquelles la cellule mère va se diviser (f).

Il résulte de cette description que les deux cellules filles contiennent exactement autant d'U que la cellule mère. Celte identité se reproduit dans les divisions suivantes de sorte que le nombre des UÜ que l’on observe dans les cellules appartenant à une même lignée demeure constant, au moins durant un certain nombre de générations successives.

Pendant que ces phénomènes s’accomplissent au sein du noyau, le plasma qui l'entoure ne demeure pas inactif. Au moment où les deux aster secondaires commencent à se transformer en deux pelotons chromatiques, un sillon apparait sur l’un des côtés du plastide. Ge sillon s’approfondit peu à peu et se transforme en une Constriction annulaire qui bientôt divise le plastide primitif en deux autres, emportant Chacun un des noyaux normaux. Mais il n’en est pas toujours ainsi et la part prise par le plasma du plastide primitif à la formation des nouveaux plastides est très variable. Les noyaux peuvent, en effet, se multiplier au sein d'une masse

protoplasmique qui demeure parfaitement continue (Lieberkuhnia, Opalina, etc.). Division incomplète et divisiom complète des plastidess; rénovation. — Lorsque la totalité du plasma primitif est employée à la formation des nouveaux

plastides, on dit que la division est complète; la division est incomplète lorsqu'une partie seulement du plasma primitif entre dans la constitution des plastides nouveaux. On trouvera dans les différents modes de segmentation de l’œuf (voir chapitre IV) un très grand nombre de passages entre la segmentation GORE et la segmentation incomplète.

Dans les cas de division complète plusieurs plastides de petite dimension peuvent se former simultanément sur un autre plastide dont la masse demeure encore supérieure à la leur, après leur séparation; c’est ce mode de division que nous avons déjà distingué sous le nom de bourgeonnement (Arcella, INFUSOIRES TENTACULIFÈRES, fig. 22). La division complète n’entraine pas nécessairement la formation d’un étranglement qui sépare en deux moitiés le plastide primitif. Il peut apparaître simplement entre les deux nouveaux noyaux une cloison résistante dont les premières granulations se montrent, en général, sur le trajet des filaments de la figure achromatique. C'est ainsi que naissent les parois de cellules dans la plupart des plantes, dans les tubes de Malpighi des Insectes, et que se constituent les capsules des cartilages des Amphibiens; on donne à ce mode de séparation des cellules le nom de cloisonnement. Assez souvent, dans ce cas, la division du noyau en un certain nombre de fragments précède la formation des cloisons, qui apparaissent en même temps dans toutes les régions du plastide primitif, de sorte qu'il y à alors cloisonnement simultané. Ce mode de division des plastides est rare chez les animaux.

Dans les cas de division incomplète, une partie du plasma seulement se rassemble autour des noyaux de nouvelle formation, et se différencie du plasma ambiant. Chacune des petites masses ainsi formées s'individualise, et souvent est mise en liberté pour constituer un corps reproducteur. C’est ainsi que se forment les spores de beaucoup de Champignons ascomycètes (Peziza), et ce qu'on appelle les embryons internes des INFUSOIRES TENTACULIFÈRES; On doit aussi considérer comme une division incomplète la segmentation périphérique de l'œuf des Arthropodes, le mode de formation des spermatozoïdes des Oligochètes et de nombreux Mollusques (p. 141). Enfin il peut arriver qu’un plastide se débarrasse simplement d’une partie de sa substance pour former un plastide nouveau jouissant de propriétés spéciales, il y a alors simplement rénovation ou rajeunissement du plastide (spermatozoïdes des Vertébrés).

Propriétés évolutives des plasmodes et des plastides. — Placés dans des conditions déterminées, les plasmodes et les plastides ou leurs parties constituantes se comportent fréquemment d’une manière évidemment déterminée elle-même. Cela est surtout manifeste chez les plasmodes et les plastides que l'on s'accorde généralement à considérer comme végétaux. Quand le milieu nutritif où ils vivent commence à s’épuiser, les éléments isolés ou myxamibes des Myxomycètes ou Champignons muqueux se réunissent en masses plasmodiques ou symplastes, obéissant aux agents externes. Le symplaste de la Fleur du tan (Fuligo septicum), par exemple, marche vers la lumière diffuse, tandis qu'il fuit la lumière vive, l'humidité, et se meut dans une direction opposée à la résultante des pressions qu'il éprouve. Aussi bien pendant la période d'isolement que pendant la période symplastique, le froid, une sécheresse prolongée déterminent les myxamides et les symplastes des mêmes Myxomycètes à s’enfermer dans une membrane protectrice qui leur constitue un kyste, el dans ce cas les symplastes se subdivisent en autant

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