TISSU DE SUBSTANCE CONJONCTIVE SIMPLE
seules et sont le plus souvent rares, indépendantes les unes des autres, ou dans
quelque cas anastomosées.
Tout le tissu est à demi fluide, parfaitement trans-
parent. Ainsi est constitué le tissu gélatineux de l’ombrelle des Méduses, des cloches natatoires des Siphonophores, du corps des Cténophores et des Mollusques
pélagiques transparents tels que les Carinaires, les Firoles, les Phyllirhoë. On retrouve ce tissu autour des
cartilages céphaliques des :
Céphalopodes,de divers Poissons cCartilagineux et dans le cordon ombilical des Mammifères (gélatine de Wharton et de Virchow).
Les faisceaux de fibrilles conjonctives, sans s’anastomoser, sont beaucoup plus nombreux, serrés de place en place par des fibres annulaires, entremêlés de fibres élastiques anastomosées, dans le tissu conjonctif lâche seus-cutané des Mammifères (fig. 321). Des grandes cellules aplaties adhèrent à ces faisceaux, sans se toucher, et dans les interstices des faisceaux flottent librement des cellules lymphatiques.
Le long des ramuscules vasculaires qui parcourent le tissu conjonctif lâche, apparaissent dans des régions différentes du corps, assez souvent déterminées,des cellules spéciales, qui grandissent et peu à peu se remplissent de fines gouttelettes de graisse (fig. 322). Ces goutteletites se fusionnent et finissent par former un seulglobe sphéroïdal, entouré par une
Fig. 319. — Lame la plus interne de la gaine lamelleuse du nerf pneumogastrique du-chien adulte, séparée après macération prolongée dans une solution d'acide chromique à 2 pour 1000. — P, plaque élastique; g, grain élastique; v, substance intermédiaire; r, fibre composée de grains; fe, faisceau conjonctif. — 400 diam. (d'après Ranvier).
Fig. 320. — Tissu gélatineux d’un Rhizostome. #, réseau de fibres Z, cellules ramifiées ; Z’, cellules en voie de division.
mince couche de cytosarque et sur le côté duquel se
voit le noyau primitif de la cellule. Les cellules adipeuses ainsi constituées deviennent plus tard libres dans les mailles du tissu conjonctif (fig. 138, p. 96) et, lorsqu'elles y sont abondantes, ce tissu prend lui-même la dénomination de tissu adipeux.
À un degré de complication un peu plus avancé les faisceaux de fibrilles conjonc-
tives s’anastomosent de manière à former un réseau relativement serré, dans les
mailles duquel abondent en général des éléments libres. C’est là le caractère du À
Fig. 321. — Tissu conjonctif sous-cutané du Chien Fig. 322. — Lobule adipeux d’un embryon de Bœuf adulte, préparé par injection interstitielle d’une solu- de 35 centimètres. Préparation obtenue par injection de nitrate d'argent à 1 pour 1000, coloré avec le tion interstitielle d'une solution d'acide osmique picrocarminate et conservé dans la glycérine addi- à 1 pour 300, et conservée dans la glycérine. — tionnée d'acide formique. — a, faisceaux conjonctifs a, lobule adipeux; ce, cellule adipeuse isolée à la munis de fibres annulaires ; b, fibres élastiques ; €, cel- périphérie du lobule ; m, tissu conjonctif embryonlules plates vues de face; c',les mêmes vues de profil; naire; v, vaisseau sanguin. — 50 diam. (d’après n,cellules lymphatiques.—400 diam.(d’après Ranvier). Ranvier).
Fig. 323. — Tissu conjonctif réticulé du follicule d’un ganglion lymphatique du Chien, dégagé au pinceau sur des coupes faites après injection interstitielle d'une solution d'acide osmique à 1 pour 100. Conservation dans la glycérine. — ca, vaisseau capillaire ; 0, section transversale d’un vaisseau capillaire anastomosé avec le capillaire ca; tr, travées du réticulum : €, noyaux des cellules endothélmles qui recouvrent le réticulum ; p,noyaux des cellules endothéliales appliquées sur le capillaire. — 600 diam. (d'après Ranvier).
tissu conjonctif réticulé (fig. 323 et 324) qu’on observe dans le corps plastidogène des Échinodermes, leslacunes des Mollusques, les ganglions lymphati-
ques des Vertébrés. Dans ce
dernier cas les trabécules de fibrilles conjonctives sont uniformémentrevêtues de cellules aplaties à côtés sinueux, semblables aux cellules endothéliales des vaisseaux (fig. 326).
Lorsqu'au lieu de s’entrecroiser en tous sens, les faisceaux du tissu conjonctif demeurent situés sensiblement dans un même plan, il en résulte la formation de mem-
branes dans lesquelles ces faisceaux entre-croisés par des fibres élastiques peuvent