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TUNIQUE

extérieur à l’exoderme; cependant chez les Botryllus, les Pyrosoma, les Frcigaroïdes, les Salpa, l’acide osmique fait apparaître deux couches cellulaires, l’une continue, appliquée contre le derme; l’autre incomplète tout à fait et superficielle; on a voulu voir quelquefois dans cette dernière l’exoderme et dès lors la tunique sous-jacente aurait été de nature mésodermique; mais la couche fugace et exceptionnelle dont il s’agit ici n’est qu’un reste des enveloppes de l’œuf (cellules de la testa, p. 2247) 1. La couche profonde est le véritable exoderme; elle est constituée par une assise simple de cellules à peu près cubiques, toutes semblables entre elles, à protoplasme finement granuleux, à noyau petit et qui se multiplient activement pendant toute la vie de l’animal.

La tunique contient de son côté de nombreuses cellules étoilées dites cellules tunicières, qui ont été considérées comme provenant tantôt exclusivement de la division des cellules exodermiques, tantôt de cellules du mésoderme qui auraient émigré a travers l’exoderme (p. 2278), tantôt dans certains cas au moins, du follicule de l’œuf ( Distaplia , Diplosoma). Quelle que soit leur origine, ces éléments se multiplient à l'intérieur de la substance tunicière; ils en sécrètent de nouvelles quantités, et par leur présence, donnent au test une structure analogue à celle de la substance conjonctive. Ils subissent d’ailleurs, dans la tunique, d’importantes modifications. Plus ou moins sphéroïdaux au moment où ils viennent de se détacher, ils produisent rapidement des pseudopodes qui leur donnent une forme étoilée; dans certains points, ils peuvent s'allonger en fibrilles comme dans les crampons du Diplosoma gelatinosum. Au bout d’un temps variable, suivant les espèces, et qui est un facteur important de l’épaisseur de la tunique, tous entrent en dégénérescence, et leur dégénérescence s’accuse de deux façons, soit par la production, à leur intérieur, de granulations d’un brun plus ou moins foncé qui transforment peu à peu l’élément en une masse granuleuse, destinée elle-même à se désagréger; soit, comme chez les végétaux, par la production de vacuoles qui peu à peu se confondent et transforment l’élément en une vésicule dont la paroi, origine de la cellulose, est formée par une mince couche de cytosarque contenant le noyau. L’un de ces deux modes de transformation peut prédominer plus ou moins, jusqu’à l’exclusion de l’autre; en général, ils se produisent simultanément dans un même test, mais sur des éléments différents. Ainsi les cellules vacuolaires font défaut ou ne contiennent que de petites vacuoles chez les Cynthiidæ, Molgulidæ, Styelidæ, Ciona, Perophora , Glossophorum, Pyrosomidæ; elles se localisent chez les Rhopalona à la tunique de la région postérieure du corps; près de la surface externe chez les Cystodytes et les Salpa ; elles sont particulièrement abondantes chez les Ascidiidæ, Distaplia , Distoma , Diplosomoïdes et surtout chez les Diplosoma, où elles forment la presque totalité de la tunique. A la naissance de l’œsophage les cellules tunicières forment une bague qui semble séparer la région branchiale de l’abdomen chez les Cystodytes , les Didemnum , les Polyclinidæ, les Leptoclinum.

La substance fondamentale demeure ordinairement claire et homogène; elle n’est guère opaque et parfois colorée que chez les Cynthiidæ. Chez les grands Pyrosomes tropicaux ( Pyrosoma excelsior ), elle difflue dès que l’animal est hors de l’eau, mais en général sa résistance est plus grande et sa consistance varie depuis celle

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