Voy. BuTsCHLi, loc. cit., tab. IV, fig
Dans les Spiroloculina, cliaque tour de spirale ne faisant que s'adosser nu tour précédent, on peul distinguer extérieurement, avec la plus grande netteté, le nombre de (ours de la spire et Ton peut même, habituellement, comme dans ]e Spiroloculina plamtlala compter de l'extérieur le nombre des chamiires. Dans les autres genres que nous venons de nommer, chaque tour de spire enveloppe, au contraire, plus ou moins bien, tous les tours précédents, de façon à les dissimuler plus ou moins et à en rendre une partie plus ou moins considérable tout à fait invisible extérieurement.
Dans VUnilocnlina indica de d'Orbigny', espèce fossile, la première chambre est entièrement recouverte par la seconde, qui seule est visible à l'extérieur; celle-ci est ensuite recouverte par une troisième chambre, qui est alors seule apparente, etc. L'orifice de chaque chambre est remarquable pnr la présence d'une sorte de dent calcaire, bifurquée au sommet, insérée sur l'un des bords de l'orifice et faisant saillie à travers ce dernier.
Dans le Biloculina ringens Lamk*, chaque chambre ne répond, comme dans les iS/JÙ^o^ocu/î'/m, qu'à un demi-lourde spire; mais chacune recouvre toutes les chambres déjà formées qui sont situées du même côté qu'elle. Il n'y a donc jamais que les deux dernières chambres formées qui soient visibles à l'extérieur. L'orifice est muni, comme ihnsV Uniloculina, d'une dent bifurquée.
Dans le Triloculina trigomila d'Orb.s les tours de la spirale s'enroulent de telle sorte qu'on voit extérieurement trois chambres régulièrement disposées autour d'un axe longitudinal passant par l'ouverture de la dernière chambre formée. Vu par le sommet, le test présente une forme triangulaire. Pour expliquer ce fait on a émis deux hypothèses. On suppose, ou bien que la spire se déplace, après chaque demi-tour, de l'20 degrés autour de l'axe longitudinal, ou bien que chaque demi-tour recouvre alternativement toute la face droite des tours précédents, puis toute la face gauche, de nouveau la face droite, puis la gauche, et ainsi de suite. La première hypothèse nous paraît la plus probable, parce qu'elle permet d'expliquer d'autres formes de tests dans lesquelles le nombre des loges visibles extérieurement est plus considérable.