‹ Traité de zoologieChapitre 20 sur 120 · D'Orbigny, for. /bss. Vienne, 'idl · texte numérisé non relu

D'Orbigny, for. /bss. Vienne, 'idl

2. D'Orbigny, For. foss. Vien, p. 261. Voy. aussi: Wiluamson, Biit. Foram.p.18. — Carpenter, Introd. Forain, p. 75, 78. — Bùtschli, /oc. cit., tab. IV, fig. \i, li, 15.

3. Voyez WiLLiAMsoN,/?ec. 5n<. For., p. 81. — Carpenter, /oc. cit., p. 78. — BiJTSciiLf, loc. cit., tab. IV.

Dans le Qainqneînculina seniinuliim^ par exemple, qui est commun dans les mers tl'Kurope, on voit sur l'une des faces trois loges, et sur l'aulre, quatre. 11 n'est possible d'expliquer ce lait que par une dévialiou de la spii'C au niveau de chaque tour. D'après Bïilsclili cetlc loniie serait due à ce que chaque demi-tour de la spire recouvre soil une partie seulement d'un tour déjà formé, soit deux tours. Mais il faut supposer qu'en même temps la spire dévie d'un certain nombre de degrés. Prenons, par exemple, un test déjcà suffisamment avancé en développeir.cut pour qu'il montre, comme nous l'avons dit plus haut, trois loiits r-ur l'une de ses faces et quatre sur l'autre ; un nouveau demi-tour de E-pire se forme en déviant un peu, de façon'à recouvrir une moitié de l'un des tours de la face qui en offre trois;

Fig. G3. — Triloculina Fig. b9. — Quinqueloculma .

tri'jonula. seminulum.

celle-ci offrira dès lors extérieurement cinq saillies loculaires; le tour suivant, dé\ian: ensuite de façon à passer sur la face qui olïre déjà quatielop,es, couvrira deux de ces dernières cl la première face paraîtra ne pluspossédei-que (rois loi'es. Par suite decette déviation et d'un recouvrement inégal alternatif des loges, nous aurons ainsi toujours quatre saillies loculaires d'un côté et trois de l'autre.

Dans la |ilupari di^î^QuinqueloculIna, l'ouverture du test estfermée, comme d;ms les Unilocuiina,Dilocutina et Triloculina, par une dent Lifurquée. Dans d'autres, notamment dans le Qainqueloculina saxorum, celte dent émet de lins appendices calcaires, ramiliés etanoslomosés, adhérents aux bords de rouverturc et fermant cette dernière comme d'un grillage à mailles irrégulières. Chaque chambre se

1. Voy. WiLLiAMSON, loc. cU., p. 85 (MilUoUna). — Carpenter, Iqc. cit., p. 78. - Griffith and ttEtiFuzv, Slicrouraptiic Diclion., JJ'édit., p. 058, tab. XVIll, fig. 5.

trouve ainsi séparée de celle qui la précède et de celle qui ïa suit par une cloison grillagée.

Dans toutes les formes que nous venons de décrire, le test est' formé de chambres qui correspondent toutes à un demi-tour de spire, qui par conséquent sont plus ou moins allongées, et en même temps toujours étroites,

Axec les Hauerina d'Orb. i, nous passons à des formes dont les chambres ont toujours une longueur moindre qu'un demi-tour de spirale. Dans l'espèce figurée ci-contre chaque chambre ne répond qu'tà un quart de tour de spirale; il y a, par conséquent, quatre chambres pour chaque tour. Ce genre offre encore un autre caractère intéressant : l'ouverture de chaque loge est formée par un nombre plus ou moins considérable de pores à travers lesquels passent les pseudopodes. Il y a là en quelque sorte l'exagération du caractère olfert par l'ouverture du Qainqiieloculina saxoriim.

Dans une longue série de formes, auxquelles les PeneropUs^ peu-

Fig. 70. — IJauerina Fig. 71, — PeneropUs

(d'après RuLsclili). (d'après Butschli).

vent servir de types, le nombre des loges compris dans chaque tour de spirale est beaucoup plus considérable que dans les Hauerina. Les loges deviennent extrêmement courtes, mais, en même temps, elles acquièrent une largeur considérable et qui augmente rapidement à mesure que l'on s'écarte de la loge primitive. L'ensemble du test peut être comparé à un Planorbe dont les tours de spirale augmenteraient considérablement de largeur du centre h la périphérie. La figure schématique ci-jointe peut donner une bonne idée de cette forme. Nous devons ajouter que les cloisons sont percées de pores disposés sur une seule rangée transversale et d'autant plus nombreux que l'on s'éloigne davantage de la loge primitive. L'ouverture de cette dernière n'offre qu'un seul ou un très petit nombre de pores ; tandis que l'ouverture de la chambre la plus récente en

1, D'Orbigny, For. foxs. de Vienne.' — Butschli, loc. cit., taTj. IV; fig. 23.

2. Voy. Cari'ENter, /nO-od to theForam.-^ Butschli, loc, cit., lixh. V, fig. 1.

oiTrc un grand nombre, légilimûpar le tliamèlre considérable qu'elle présente de dedans en deliors. Le test des Peneroplia olTre un troisième caractère imporlani, bien visible dans la figure 71. Les cloisons qui séparent les cliambrcs les unes des auti-es sont de plus en plus ciiurbes à mesure qu'elles sont plus extérieures et finissent par aiïecler la forme d'un Ter à clieval à convexité tournée en avant et à concavité pouvant embrasser jusqu'aux trois quarts de la circonlcrence totale des tours anlérieureuient formés.

Les Orbiculina présentent ce dernier caractère à un degré beaucoup plus pi'ononcé encore, elserventde point de départà toute une série de formes dont les tcsis sont babitueilement désignés parl'épitbète de cycliques, opposée à celle de spiral iqiies employée pour caractériser toutes les formes précédentes. Prenons pour exemple y Orbiculina adunca * : le test oiïre d'abord un enroulement spiralique très régulier, avec des cbambres dont le diamètre radial augmente rapidement et dont les cloisons de séparation, percées de pores comme celles des Peneroplis, sont très fortement couibées en fer à cheval.

Puis cette courbure devient tellement considérable, que les cbambres et leurs cloisons

^ . . 1 • i„., I A r„;t (d'après Butsclili).

finissent par devenir tout a lait ^ ' '

circulaires. Le test oiïre alors la forme d'un di?que beaucoup plus épais au centre, où le test est cyclique. Dans le centre, les cloisons sont percées de plusieurs rangées superposées de pores, tandis qu'au niveau des bords, où elles sont moins hautes, elles n'en offrent qu'une seule rangée.

Les Orbicnlina oiïrent un autre caraclère important et qui se retrouve dans toutes les formes dont il sera désormais question : chaque loge du test est subdivisée par des cloisons calcaires, minces, perforées, perpendiculaires aux cloisons principales, en un grand nombre de loges secondaires qui communiquent toutes les unes avec les autres par les pores de leurs cloisons. . Da.ns\cs Orbitoliles\ qui sont très voisines des Orbiculina^ l'en-

Fi>. 72. ^ Orbicnlina adunca

1. Voy. Carpenter. in Pliil. Trans , 1856. — BuTSCiii.i, loc. cit., tab. VI, fig. 2.

2. Yoy. Carpenter, in f/u<. Trans., lSJ\j. — Mîscnu, loc. cil., lah. VI, Ciç;. I.

PUOTOZOAIRES.

roulement du test se fait également en spirale au début, mais l'enroulement cyclique lui succède si rapidement que souvent le second tour [orme déjà un cercle entraînant complètement le premier tour. 11 en résulte que le test affecte une forme discoïde beaucoup plus parfaite, et que son épaisseur est plus uniforme. Habituellement même, les bords sont plus épais que le centre et le test affecte la forme d'un disque biconcave. Les chambres régulièrement circulaires et concentriques qui forment le test sont subdivisées, comme dans les Orbiculina, par des cloisons secondaires perpendiculaires aux cloisons primaires, c'est-à-dire disposées radialementr Ces cloisons sont percées de pores qui font communiquer les unes avec les autres les loges secondaires.

D'autres pores radiaires mettent en communication les logettes

Fig. 73.

Orbilolites (d'après Biitschli).

secondaires de chaque chambre primaire avec les logettes des chambres primaires concentriques. Ces pores radiaires se voient extérieurement sur la cloison périphérique de la loge primaire la plus externe; ce sont eux qui donnent passage aux pseudopodes. Chez certains Orbitolltes l'organisation du test est encore plus compliquée. Chaque logelte secondairese subdivise, à l'aide de cloisons transversales calcaires, en trois loges plus petites : une moyenne et deux superficielles.

VAlveoUna Qaoyli d'ÛRB.* offre un mode d'organisation du test différant à plusieurs égards de ceux que nous venons de décrire. Le test des Alveolina présente un enroulement spirale symétrique, très

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