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Archer, loc. cit., p. 365, tab. XXI, fig

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Acanlhocyslh aculeata IIetw. et Less. *. — Cette espèce habite les eaux douces ; elle est arrondie avec un endosarquc clair, et un ectosarque foncé, très riche en granulations et creuse d'un grand nombre de vacuoles contenant des particules alimentaires de grosse taille. La carapace est sphérique; elle est formée de plaques irrégulièrement juxtaposées et d'épines aiguës, légèrement courbées, faisant saillie extérieurement. Ces épines sont portées par les plaques de la carapace. Nous rencontrerons chez les Radiolaires des faits analogues.

Baphidiophri/s viridis Archer-. — Cette forme rappelle beaucoup celle que nous avons étudiée plus haut sous le nom de Cystophrys Hœckeliana, mais elle en diffère par la présence d'un squelette.

Le Raphidiophrys viridis habite les eaux douces; sa forme générale est sphérique. Il est constitué par la réunion d'une douzaine ou plus de corps sphériques, dont chacun peut être comparé à un Adinophrys, de telle sorte que l'ensemble de l'animal forme une véritable colonie d'individus. Ces derniers sont enveloppés d'une substance finement granuleuse, probablement de nature protoplasmique, les reliant les unes aux autres et formant autour de l'ensemble une sorte d'enveloppe de laquelle partent un grand nombre de rhizopodes radiés et dans laquelle sont épars d'innombrables spicules siliceux, enchevêtrés sans ordre et constituant un véritable squelette externe. Chacun des individus sphériques qui entre dans la composition du Raphidiophrys viridis est pourvu d'un ou plusieurs noyaux nucléoles et contient dans sa partie périphérique ou ectosarque de nombreux corpuscules colorés en vert par du pigment chlorophyllien.

Le Raphidiophrys elegans Hertw. et Lesser^ est très voisin du précédent. Il est également formé par l'association de nombreux individus sphériques, pourvus chacun d'un noyau ; mais ces individus sont dépourvus de corpuscules chlorophylliens et ils sont reliés les uns aux autres par des cordons très manifestes de la substance presque incolore qui enveloppe l'ensemble et de laquelle partent les rhizopodes. Dans la portion périphérique de cette sub-

1. Archer, On some Freshwater Rh'uopoda new or little Kîiown, in Quart. Journ. of micr. se , 1869, IX, p. 255, tab, XVI, 11^. 2. — Voy. pour d'autres espèces de Rapliidiophnjs : Hertwjg et Lesser, loc. cit., p. 11)3.

2. Archer, Quart. Journ. of micr. se, 1876, XVI, p. 368, tab. XXII.

3. Hertwig et Lesser, ioc. cj(., p. 218, lab. IV, ûg. 1. — Archer, Quart. Jour. o( 1876, XI!, p. 374, tab. XXII, fig. l'J.

stance, sont dispersés un très grand nombre de spicules courbées en arc.

ChlathruUna elegans Gienk.'. — Dans toutes les espèces pourvues d'un squelette qui ont été précédemment étudiées, le squelette était formé de plaques ou de spicules indépendantes. Dans le ChlathruUna elegans, que nous pouvons prendre pour type d'un groupe diffé-

Fig. 103. — Raphidiophrijs elegans (d'après Hertvvig et Lesser).

rent d'Héliozoaires, le squelette, malgré l'opinion de Cienkowski, est formé, d'après Archer, llertwig et Lesser, d'une carapace unique, sphérique, enveloppant le corps de l'animal et percée de pores polygonaux par lesquels passent des rhizopodes radiés très

1, Cienkowski, in Arch. f. mikr, Anat., III, p, 311, tab. XVIII.

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nombi-eux. Un loni;- pédicule cylindrique, Uibuleux, fixe l'animal aux corps étrangers. Le corps est formé de protoplasma creusé de vacuoles nombreuses, les unes remplies de li([uide, les autres contenant des particules solides nutritives. Le noyau est unique, arrondi et nucléole; il est très difficile de le voir. Les rhizopodes sont radiés, grêles, ils s'anastomosent facilement. Ils saisissent les particules alimentaires et les entraînent jusque dans l'intérieur du corps, à travers les pores de la carapace. Lorsque le volume des corpuscules est trop considérable, plusieurs pseudopodes s'unissent autour d'eux et la digestion se fait en dehors de la carapace.

Les procédés de reproduction de celte espèce ont été étudiés par Cienkowski, par Hertwig et Lesser. Le corps de l'animal peut se

Fig

1U4. — ClilatliruUna elegans (d'après Hertwig et Lesser). — s, pédicule; c, vacuoles contractiles ; v, vacuoles contenant des corps étrangers, dont une située au sommet d'un pseudopode.

diviser en deux masses semblables qui sortent du test par une de ses ouvertures, puis se fixent par un pédoncule grôle et fabriquent une carapace. Un deuxième procédé de multiplication a été observé. L'animal s'enkyste, puis il se divise en un certain nombre de masses protoplasmiques qui s'entourent chacune d'une membrane épineuse; au bout d'un certain temps, le corps proloplasmique devient piriforme, acquiert un noyau, puis deux cils vibratiles et enfin se transforme en un animal semblable au parent. Un troisième procédé a été constaté par Hertwig et Lesser. Le corps de l'animal se divise en trois masses inégales, dont une aussi volumineuse que les deux autres ensemble. Les deux plus petites sortent de la carapace par l'un de ses orifices et se transforment aussitôt en zoospores nucléées, pourvues de deux cils vibratiles. Au bout d'une

demi-heure environ, chaque zoospore se fixe par l'une de ses extrémités sur un corps étranger, émet des rhizopodes et produit un pédoncule; puis elle s'enveloppe d'une carapace dont les auteurs n'ont pas pu suivre le développement. Quant à la troisième masse, celle qui est restée dans la carapace maternelle, elle paraît acquérir sur place et directement les caractères de l'adulte.

g 2. — Caractères communs, parenté et division des héliozoaires

Les Héliozoaires sont des animaux unicellulaires nus, pourvus d'un ou plusieurs noyaux, et émettant des rhizopodes grêles, filiformes, habituellement rigides, rarement anastomosés entre eux. Le protoplasma qui constitue l'animal est presque toujours divisé en deux parties de densité différente : l'une centrale (endosarque), ordinairement plus dense, contenant le noyau, dépourvue de vacuoles ou ne possédant que des vacuoles de petite taille et non contractiles; l'autre, périphérique (ectosarque), creusée de vacuoles beaucoup plus grandes, pleines de liquide ou contenant des corpuscules solides, alimentaires, et de vacuoles contractiles ordinairement peu nombreuses, souvent saillantes à la surface. L'ectosarque est fréquemment brunâtre, jaunâtre ou rougeâtre; cette coloration est due à des granulations solides. Dans certaines espèces, il contient des corpuscules arrondis, colorés en vert par du pigment chlorophyllien. Les rhizopodes partent habituellement de l'endosarque. Ils sont formés d'un fdament de protoplasma rendu rigide par la présence, dans son axe, d'une baguette filiforme, que certains zoologistes considèrent comme de nature chitineuse, mais qui paraît être formée, en réalité, soit par du protoplasma plus dense que celui du corps et des rhizopodes, soit par une substance peu différente du protoplasma.

Nous avons vu que dans certaines formes le corps est enveloppé par une sorte de tunique plus ou moins épaisse, visqueuse, et que dans d'autres, des plaques ou des spicules siliceuses peuvent se disposer dans l'épaisseur ou à la surface de cette tunique et constituer un véritable squelette. N'oublions pas de rappeler que dans quelques genres, l'animal est fixé par un pédicule, sans doute d'abord protoplasmique comme les rhizopodes, puis entouré d'une tunique analogue à celle qui enveloppe le corps et qui existe toujours chez les Héliozoaires pédoncules.

Nous ne reviendrons pas sur les détails que nous avons déjà donnés à propos de la nutrition et de la respiration des Hélio-

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zoaires. Je me bornerai à rappeler que la respiration est directe et qu'elle est facilitée par les grandes vacuoles dont ces animaux sont munis cl dans lesquelles s'accumule, d'une part l'eau riche en oxygène venue du dehors, d'autre part les produits de désassimilalion qui sont probablement éliminés, par le déplacement et la rupture des vacuoles.

Pour ce qui concerne la nutrition, rappelons que les rhizopodes servent d'organes de préhension et que la digestion des aliments solides s'elîectue surtout dans les vacuoles de l'ectosarque, où les particules alimentaires existent toujours en grande quantité. Les mouvements des rhizopodes sont lents, mais ces filaments sont sans cesse parcourus par des courants de petites granulations. Quant aux mouvements de déplacement des animaux ils sont peu intenses ; les Héliozoaires se balancent ou tournent lentement sur eux-mêmes dans l'eau.

La reproduction s'effectue surtout par division transversale. Les corps produits ainsi peuvent, soit prendre directement la forme adulte, soil s'enkyster ou produire des cils et vivre pendant un certain temps à l'état de zoospores avant de revêtir les caractères de l'adulte.

Les Héliozoaires peuvent être divisés, d'après la présence et l'absence d'une tunique ou d'un squelette en trois grands groupes : Nus, Ghlamydés, Squelettileres.

HELIOZOAIRES

Cellule nue, formée de protoplasnia et d'un noyau nucléole. Protoplasma divisé en endosarque et ectosarque; rhizopodes radiés, rarement anastomosés, rendus rigides par une baguette solide.

Niido-Héliozoaires. Corps nu; pas de tunique; ni de

squelette.

Chlamydo-Héliozoaires. Corps enveloppé d'une tunique

muciiaguieuse.

Skeleto-Héliozoaires.

Corps enveloppé d'une tunique mucilaçineuse et d'une carapace siliceuse, formée de plaques ou de spicules, ou d'une seule pièce sphérique percée de pores.

Chalarothoraca. Squelette formé depièces distinctes.

Desmothoraca.

Squelette formé d'une seule pièce spiiériquc, percée de trous.

Les Héliozoaires sont voisins des Amœbiens, auxquels ils ressemblent par leur corps nu, et par la présence constante d'un noyau avec son nucléole, et de vacuoles contractiles, mais dont ils dif-

lerent par la nature de leurs rhizopodes et par la différenciation à peu près constante du ju'otoplasma en deux parties dissemblables : l'endosarque et l'ectosarque. Par la nature de leurs rhizopodes les Héliozoaires se rapprochent beaucoup des Rhizomonériens, mais leurs rhizopodes ont moins de tendance à s'anastomoser que ceux des Rhizomonériens et s'en distinguent encore par la présence habituelle, sinon constante, d'une baguette plus dense que le protoplasma qui les rend rigides.

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