I. — MONOCYSTIDÉS
Genres : Adelea A. Schn. — Forme sphérique ou ovalaire, immobile pendant la plus grande partie de son existence. Une seule espèce Adelea ovata A. Schn., vivant dans le tube digestif du Lithobius forcipatus.
Go«os;;o/'a A. Schn. — Corps très allongé; extrémité antérieure arrondie, relevée ou non en un petit mamelon obtus. Une seule espèce, Gonospora Terebellœ KôLL., qui vit dans les Terébelles et dans VAudouinia Lamarkii.
Urospora A. Schn. — Forme allongée, extrémité céphalique arrondie et légèrement mucronée; extrémité postérieure pointue. Une seule espèce, U. Nemertis KoLL. vivant dans le Valenciennia el peut-être dans les Sipancles.
Gamocystis A. Schn. {Zygocystis Stein?). — Corps ovalaire, à extrémité postérieure arrondie, individus vivant isolés ou unis deux à deux el bout à bout. Une espèce, G. tenax \. Scux., commune dans le tube digestif du Blatta laponica.
Grégarinidés.
Dufourift A. Schn. Corps elliptique, cloison bombée en avant; protomérite un peu renflé, terminé par une pointe mousse; extrémité postérieure terminée en pointe arrondie. Une seule espèce, D. agilis A. Schn., vivant dans le tube digestif de la larve d'un llydrocanthare appartenant probablement au genre Colymbetes. t
1(U PIîOTOZOAIUES.
Boih)iopsis A. SciiN. — Corps elliptique, renflé en avant; cloison très saillante en avant; protomérite renflé en massue à extrémité susceptible de se déprimer en formant une ventouse; deutomérite ovalaire-lancéolé. Une seule espèce, Bothriopsis Histrio A. Sciix., vivant dans le tube digestif des Hydaticus cinerexs et Hijbneri, Colymbetes fascits, Acilius sulcatus.
Euspora X. Schn. Forme ovalaire; cloison horizontale; protomérite petit, étroit à la base; individus souvent accouplés. Une seule espèce, E. fallax A. Schn., trouvée dans la larve d'une Mélolontide, peut-être le Rhizotrofjus œstivus.
Hyalospora A. Schn. — Corps cylindrique, allongé; protoniérite étroit huit à dix fois plus petit que le dentoméiite. Extrémité postérieure |atlénuée. Une seule espèce, H. roscooianaA. Schn., dans le Peirohim maritimns.
Stenoccphalus A. Schn. — Corps ovalaire; prolomérit» étroit, conique; deutomérite allongé, arrondi en arrière; une es\^èce, Slenocephalus Juli \. Schn. Commun dans le tube digestif des Juins terrestris et sabiilosus.
Porospora A. Schn. — Corps très allongé; sarcocyte à stries annulaires très marquées; protomérite relativement très petit, arrondi; extrémité postérieure atténuée, arrondie. Une espèce, P. gigantea {Gregarina gigantea van Beneden) dans l'intestin du Homard.
Rhynchophorés.
A, Inennes.
Plleocephalus A. Schn. — Corps ovalaire, court; extrémités antérieure et postérieure arrondies ; cloison horizontale, iiostre ou épimérite eu forme de bouton triangulaire tombant à un certain âge. On n'en connaît qu'une espèce, P. chinensis A. Schn., habitant l'intestin des larves des Mystacides.
Stylorynchus A. Schn. {Ehlzinia Hamm.). — Corps allongé, terminé en pointe aux deux extrémités; cloison horizontale; protomérite terminé par un très long rostre cylindrique, grêle, renflé à son extrémité en un mamelon elliptique (ju'entoure un petit bourrelet annulaire. Deux espèces : St. longicollls \. Schn., caractérisé par un rostre trois ou quatre fois long comme le protomérite, très fréquent dans l'intestin du Blaps mortiaaga; St. oblongatus Hamm. à rostre au plus deux fois aussi long que le protomérite; habite en abondance dans l'intestin de VOpatrinn sabnlosum.
Clepsldrina Hamm. — Corps elliptique, terminé en pointe aux deux extrémités ; cloison horizontale; rostre court, lancéolé, tombant à un certain âge; individus vivants, d'habitude, juxtaposés bout à bout.
Cl.Munierl A. ScfiN., dans le Timarcha ienebricosa; Cl. ovata Duf., dans le Forficula auricularis; Cl. Blattarum Sieb., dans le Blatta orientalis; Cl. polymorpha Hamm., dans le tube digestif delà larve du Tencbrio molitor.
B. Armés.
Actinocephalns Stein. — Corps ovalaire ou oblong; cloison un peu bombée en avant ou plane, mince; rostre plus ou moins allongé, terminé par une couronne unique de dents ou de crochets ; plus tard le rostre tombe. A. Stelliformis A. Schn., dans la larve du Staphyllnns olens; A. Dujardini A. Schn., dans le Lithobiiis fovcipatus; A. digitatus A. Schn., dans le tube digestif du Clœnhis vestitus.
Hoplorhynclms Car. — Corps ovale ou oblong; rostre très allongé, cylindrique, terminé par uu petitplateau garni de dents; le rostre tombe au moment de l'enkystement. H. oligacanthus Stein., dans la larve du Calloptcryx Virgo.
Geneiorhynchus A. Schn. — Corps elliptique, allongé; protomérite conique;
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rostre 1res allongé, cylindrique, terminé par un rennenient couvert de dents fines et aiguës, très nombreuses ; le rostre se détache au moment de rcidvvstement. Cl. Monnieri A. Sciin., dans le tube digestif des nymphes des I.ibellules.
Echinocephalns A. Sciin. —Corps ovoïde; protomérite aplati, |)el if, rostre 1res court, persistant, armé de |)elits stylets qui tombent plus tard. Eck. Iiispidus A. Sr-iiN., dans le tube digestif du Litliobius forcipatus.
Ainsi qu'on peut le voir par tout ce qui précède, les Grégariniens habitent constamment, à l'état adulte, soit le tube digestif, soit la cavité viscérale de leurs hôtes. Ces derniers sont toujours des Invei^tébrés ; on les rencontre particulièi^ement dans les Vers (sauf les Enlozoaii^es) et dans les Arthropodes.
La fréquence des kystes dans les fèces des animaux qui hébergent les Grégarines adultes, doit faire supposer que l'évolution des kystes peut, si cela n'est pas indispensable, s'effectuer ailleurs que chez l'hôte qui contient les adultes.
En ne tenant compte que de l'oi^ganisation actuelle de ces êtres, on doit, comme nous le faisons ici, les placer dans le voisinage des Amœbiens, dont ils ne diffèrent que par la présence d'une membi^ane continue. Leur parenté avec les Monériens est nettement indiqtiée par les diverses phases que, suivant van Beneden, ils traversent avant d'acquérir la forme adulte. Les Grégariniens sont également très proches patients des Infusoires et surtout des Infusoires Ciliés, quoiqu'ils ne possèdent ni les cils vibratiles, ni les vésicules contractiles de ces derniers, et qu'ils soient dépourvus d'orifice buccal; mais la disparition de ces caractères peut fort bien être due à la nature des milieux dans lesquels ils vivent, de même qu'il est permis d'attribuer à une adaptation à ces mêmes milieux la pi^ésence d'organes de fixation que présentent un certain nombre de Grégai^niens. Ce qui rapproche nettement les Grégariniens des Infusoires, c'est la nature de la membrane cellulaire, la différenciation du protoplasiïia en sarcocyte et endocyte, l'existence d'épaississeinents contractilesdu sarcocyte, les phénomènes de conjugaison, etc. Quant à la présence, dans un grand nombi^e de Grégariniens, d'une cloison ti^ansversale divisant le corps en deux segments, elle est de natut^eà faire considérer ces organismes comme supérieurs aux Infusoires Ciliés, chez lesquels cette division de la cellule ne se présente jamais. Les Grégariniens pourraient donc, avec quelque raison, être considérés comme des organismes relativement élevés, plus élevés peut-être que celui des Infusoires, ayant vécu libi^es d'abord, puis étant devenus parasites et s'élant alors considérablement dégradés.