‹ Traité de zoologieChapitre 50 sur 120 · Dullel. scient, du départ, du Nord, 1878, p · texte numérisé non relu

Dullel. scient, du départ, du Nord, 1878, p

2. BuTscHLi, Kleine Bertràge uir Kenntniss der Gregarinen, mZeitsch. fur wiss. Zoo!., XXXV, p. 381, lab. XX, XXI.

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des pseiido-navicclles provenant d'un kyste ûeClepsidrinaBlaltarnm, Grégarine qui vit en parasite dans l'intestin de cette Blatte, observa dans l'intestin de l'une des Blattes ainsi nourries de jeunes Grégarines enfoncées par l'une de leurs extrémités dans les cellules épithéliales do l'intestin. Les plus jeunes de ces Grégarines n'étaient guère plus grosses que les pseudo-navicelles, d'autres offraient déjà un commencement de division en protomérite et deutéromérite. BiUschli pense que ces jeunes Grégarines provenaient de la transformation du protoplasma des pseudo-navicelles, mais il n'a pas observé directement cette transformation. Dans un autre travail ', Biïlschli établit une distinction formelle entre les pseudo-navicelles des kystes des Grégarines et les Psorospermies des Poissons. 11 tend à considérer ces dernières comme des Amœbiens voisins des Pelomijxa; il s'appuie pour cela sur la présence, à l'extrémité des Psorospermies de trichocystes analogues à ceux des Pelomyxa.

g :2: — Caractèues communs, classification et parenté

DES CRÉG ARINIENS

Les Grégariniens sont tous des animaux unicellulaires, à cellule complète, constituée par du protoplasma, un seul noyau pourvu d'un nucléole, et une membrane d'enveloppe plus ou moins cuticularisée, prenant le nom d'épici/te. Dans la plupart des espèces, le protoplasma se différencie en une couche externe, claire, sans granulations, dense, nommée sarcocyte, tantôt nettement isolée en dedans, tantôt graduellement confondue avec une substance protoplasmique très granuleuse, plus ou moins foncée, occupant toute la région médiane du corps et désignée sous le nom LVendocyte. C'est dans cette dernière que se trouve le noyau; on n'y observe jamais de vacuoles contractiles. L'épicyte présente fréquemment de fines stries ornementales, habituellement longitudinales et parallèles (Slenocephalus Jiili). Le sai'cocyte offre également, dans un grand nombre de Grégariniens, des stries plus foncées que le reste de la substance et considérées comme formées par un protoplasma différencié et doué d'une contractilité considérable qui en feraient des éléments destinés à faciliter les mouvements de l'animal. Nous trouvons des épaississements analogues dans un groupe beaucoup plus élevé de Protozoaires, les Infusoires, dont les Grégariniens ne sont peutêtre que des formes dégradées par le parasitisme. Le corps peut être divisé en deux parties par une cloison transversale formée de protoplasma semblable à celui du sarcocyte. L'extrémité posté-

rieure est toujours celle qui contient le noyau ; l'extrémité antérieure peut être surmontée d'un rostre inerme ou armé de crochets qui servent à la fixation de l'animal et qui tombent, ainsi que le rostre, vers l'époque de Tenkystement.

La nutrition, la respiration, l'élimination des produits de désassimilation se font chez les Grégariniens par simple endosmose et exosmose; ces animaux vivent dans des milieux où ils trouvent toutes préparées les substances nécessaires à leur nutrition, de telle sorte qu'il n'ont plus qu'à les absorber étales assimiler comme le font les cellules intestinales de leurs hôtes.

Les mouvements sont lents ; les Grégarines sont susceptibles de changer de forme par contraction ou dilatation de leur corps ; elles se déplacent par glissement.

Quant à la reproduction, nous ne connaissons d'une façon positive que deux faits : l'enkystement et la conjugaison. Le premier de ces phénomènes peut se produire sans avoir été précédé par l'autre. D'après van Beneden, le Gregarina gigantea enkysté pourrait se diviser en un petit nombre de masses protoplasmiques qui s'enkysteraient à leur tour. L'enkystement serait, d'après les auteurs, suivi de la production de spores et souvent de corpuscules falciformes qui produiraient, soit directement, soit en passant parles phases de corps monériformes et de pseudo-filaires, des Grégarines nouvelles ; mais nous répétons que cette manière de voir n'est pas encore complètement démontré.

Des animaux aussi peu connus au point de vue de leur mode de reproduction que les Grégariniens sont naturellement fort difficiles à classer. Jusqu'à ces derniers temps on n'en admettait guère que deux genres: les 3Ionoc?/stis, caractérisés par l'absence de cloison transversale entre l'extrémité céphalique et l'extrémité caudale, et les Gregarina otTrant cette cloison. Stein et plus tard Schneider ont augmenté le nombre des genres.

En tenant compte de l'absence ou de la présence de la cloison transversale, et de l'absence ou de la présence d'un rostre armé ou non armé, on peut diviser provisoirement ces genres de la façon suivante.

GUÉGARIMENS.

GREGARINIENS.

Corps unicellullaii'o, divisé ou non par une cloison protoplasmique transversale, pourvu ou non d'un rostre incrme ou armé ; noyau unique; membrane d'enveloppe plus ou moins cuticularisée.

Monocystidés. Pas de cloison transversale séparant la tète du corps.

Grégarinidés. Cloison transversale séparant la tête du rorps ; pas de rostre.

Rliljiicliophorés. Cloison transversale séparant la tète du corps. Tète pourvue d'un rostre.

Inermes. Rostre sans crochets.

Acanthophorés.

Rostre armé de crochets.

Nous avons dit plus haut ce qu'il faut penser de la classe des Didymophiidés que Schmarda admet encore ; nous n'y reviendrons pas ici.

Le lecteur nous saura sans doute gré de lui donner la liste des genres dressée par A. Schneider pour les Grégaiùniens qu'il a observés. Ce n'est là qu'une ébauche de division, mais qui peut servir de base à des travaux ultérieurs. Nous n'indiquerons pas sur les caractères que A. Schneider lire de la natui^e des spores, ce serait entrer dans des détails superflus; nous nous bornerons à signaler la forme extérieure.

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