‹ Traité de zoologieChapitre 54 sur 120 · Gaulk, in Arch. der Plujsiolog., 1881), p · texte numérisé non relu

Gaulk, in Arch. der Plujsiolog., 1881), p

2. Ray-La.\ RESTER, in Quart, journ. of inicr. se, 1882, XXII, p. 65. .3. Saville Kent, A Manual of the Infusorla, II, p. 2IU.

4. Voy. : Stein, Drr Orgunismus der Infusinnslhlerr, III Hjilfte, tab. I, Abtli., F, fig. 1-5. — BÙTSCHLi, Zeitscli. f. wiss. ZooL, XX\. cl O.uarl. Journ.. of micr. se, 187'J, XIX, p. 63, tab. VI, fig. 1-2.

PROTOZOAIP.KS.

sert à se déplacer très agilement dans l'eau. Le proloplasma qui forme le corps de l'animal offre alors, indépendamment du noyau, un nombre variable de vacuoles contractiles, semblables à celles des Amœbiens, c'est-à-dire constituées par de simples petites cavités creusées dans la masse protoplasmique, remplies d'un liquide beaucoup moins dense que le protoplasma, et douées de mouvements alternatifs de contraction et de dilatation. Enfin, à l'état adulte, notre petit Flagellé offre une membrane d'enveloppe analogue à celle dont nous avons constaté l'existence dans les Grégariniens, mais beaucoup plus mince.

Nous avons vu que pour se nourrir tous les animaux à protoplasma nu prennent dans le milieu qui les entoure un corps quelconque et l'introduisent dans leur protoplasma. Là, si le corps est apte à servir à l'alimentation, il est digéré, c'est-à-dire que ses pro-

Fig. 143. — Cercomonas Termo jeune (d'après Stein).

Yig. 144. — Cercomonas Terme adulte (d'après Stein).

priétés physiques et chimiques sont modifiées de telle façon qu'il devient absorbable par le protoplasma dont il sert à augmenter la masse. Pour tous les organismes nus, c'est-à-dire à protoplasma dépourvu de membrane d'enveloppe, il importe peu que le corps destiné à servir à l'alimentation soit solide ou liquide ; quelle que soit sa consistance il pénètre directement dans le protoplasma, où il est digéré. Il doit nécessairement en être autrement pour les organismes qui, comme les Grégariniens ou les Infusoires dont nous nous occupons, possèdent une membrane d'enveloppe. Celle-ci établit entre le protoplasma du corps de l'animal et le milieu extérieur, une véritable barrière, infranchissable par les corps solides. Les liquides diiïusibles seuls peuvent pénétrer jusqu'au protoplasma en traversant la membrane d'enveloppe.

Pour les Grégariniens le fait n'a pas une bien grande importance. Ces petits organismes, en effet, sont parasites, c'est-à-dire qu'ils vi-

INFUSOIRES FLAGELLATES. 10'J

vent dans les tissus ou dans la cavité digestive d'autres animaux. Ils peuvent, par suite, se nourrir à l'aide de matériaux déjà digérés par leurs hôtes, c'est-à-dire rendus diiïusibles et assimilables. Ces matériaux peuvent donc parvenir jusqu'au protoplasma de la Grégarine par simple dilTusion à travers la membrane d'enveloppe qui recouvre le protoplasma.

Les conditions ne sont pas les mêmes pour les Infusoires; ceux-ci vivent librement dans l'eau, à la façon des Amœbes, des Rhizopodes et des Radiolaires; mais comme ils diffèrent des Protozoaires que nous venons de nommer par la présence d'une membrane qui toujours se cuticularise plus ou moins, ou devient tout au moins imperméable aux corps solides, ils ne peuvent introduire dans leur protoplasma aucune masse alimentaire solide, si petite qu'elle soit.

Fig. 145. — Cercomonas Tenno montrant les diverses phases de ringestioii d'un corpuscule alimentaire (d'après Biitsclili). — n, noyau; V, vacuole contractile.

Fig. 1-46. — Cercomonas Termo (d'après Stein) ; individus fi.xés sur un corps étrangers.

D'un autre côté, il serait parfaitement inutile qu'ils excrétassent un liquide digestif capable d'agir sur les corps solides de manière à les rendre absorbables, car ce liquide serait entraîné par l'eau avant d'avoir pu exercer son action. Il faut donc, ou bien qu'ils trouvent dans l'eau des aliments tout prêts à être absorbés et assimilés, ou bien qu'ils possèdent quelque disposition organique adaptée à l'introduction des solides.

Dans la plupart des Infusoires, cette disposition consiste en un orifice pratiqué dans un point de la membrane cellulaire et représentant une sorte de bouche. Dans les Flagellâtes, la bouche est habituellement située au voisinage du flagellum. Biïtschli' a

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