Voy. Stein, ioc. cit , p. -228, tab. V, fig
champ pénstoméal ainsi limité est creusé en entonnoir et offre sur un côté la bouche qui est située dans le point le plus déclive de l'entonnoir. Par son extrémité postérieure l'animal est susceptible de se fixer, à volonté, sur des corps étrangers qu'il abandonne à d'autres moments pour vivre libre.
Le Stentor Rœselii EuBG.^ offre à peu près la même organisation
Fig. 240. — Stentor Rœselii en voie de division transversale (d'après S tein). — c, vésicule contractile ancienne ; c, vésicule contractile nouvelle ; g, canal aquifère ancien , divisé en plusieurs segments distincts ; g', canal aquifère nouveau; n, n', noyau.
Fig. 241. — Frela e/figans (d'après Stein). — Les lettres ont la même signification que dans la figure précédente.
que l'espèce précédente; mais il est remarquable en ce qu'il se fixe par son extrémité postérieure, puis sécrète une enveloppe tubuleuse, fermée à la base, largement ouverte en haut et capable de loger l'Infusoire lorsqu'il se contracte. Quand l'animal estallongé, la plus grande partie de son corps fait saillie en dehors de ce tube.
1. Voy. Stein, Der Org. der Inf., II, p. 217, tab. Vil, VIII.
Le Freia Ampulla Clap. et Lacip. affecte à peu près la même formequelesS^/e«for,mais les deux parties latérales du péristome sont dilatées endeuxj>randes ailes ciliées quis'élalent de chaque côté de l'entonnoir péristoniéal, au fond duquel se trouve la bouche. L'animal sécrète un long lube transparent, dans le fond duquel il est fixé par son extrémité inférieure et où il se retire quand il se raccourcit.
Fig., 242. — Freia Ampulla (d'après Stein). — Les lettres ont la même signification
que dans la figure précédente.
La portion inférieure est beaucoup plus large que la partie supérieure qui est cylindrique et s'allonge graduellement à mesure que l'animal lui-même grandit. Celte carapace est fixée par son fond et souvent par l'une de ses faces sur les plantes aquatiques.
PÉRITRICUÈS
J)es Stentor ei des Freia nous pouvonspasser facilement à un autre
1. Claparède et Lachmann, Eludes sur les Inf. et les Rhizop., I. — Stein, Der Org. der /((/■., Il, p. 275, tub. X, XI.
groupe d'infusoires dans lesquels le corps est dépourvu des cils fins et égaux que nous avons trouvés dans toutes les formes précédentes, et n'offre plus qu'une couronne desoies autour de la bouche, et parfois d'autres soies sur diverses parties limitées du corps. Le Strombldion sidcatum Chsr. eXLxci{.\ peut nous servir de
Fig. 2-13. — Freia AmpuHa (d'après Stein). — p, péristome; a, b, cl, i, bords du pcrislome; c, vacuole contractile; n, noyau, h, h', logette.
premier exemple pour l'étude de ce groupe. Son corps est arrondi, un peu conique en arrière, où il est orné de sillons longitudinaux. Il est entièrement nu. La bouche est arrondie, large et entourée d'une couronne spiralée de soies raides, très longues, qui servent à l'introduction des aliments. Claparède et Lachmann disent qu'il
1. Claparède et Lachmann, £fu(/es sîir les Inf. et les Rhizop., l, p. 371, tib. XII, fig. 6.
l.M'l SOIKES CILIÉS. 27 .i
progresse dans l'eau de mer avec une très grande rapidité, en tournant sur son axe. « Plusieurs fois, ajoutent-ils, au milieu d'une course rapide, nous l'avons vu s'évanouir comme par enchantement en ne laissant que des globules épars. Chez aucun autre Int'usoire nous n'avons vu d'exemple d'une diffluence aussi rapide. i^ Biitschli a signalé chez des individus de cette espèce, que Saville Kent })ropose de considérer comme appartenant à une espèce nouvelle,, une ceinture de trichocystes très développés.
VHaUcria Grandinella DuJ.', qui est très voisin de la forme précédente, s'en distingue parla présence, autour de la région équatoriale du corps, d'une couronne de longues soies qui lui servent à faire dans l'eau des bonds remarquables. Sa bouche est excentrique et les cils qui l'animent sont disposés en spirale comme dans les Slromhidium. C'est une espèce très commune dans les eaux