I. Voy. Stein. loc. cil , p. 147, tab. Vl-VIlI
IVont de ranimai. L'anus esl situé sur la face ventrale, un peu en avant de l'extrémité postérieure. Il n'existe qu'une seule vésicule ( ontractile située dans la paroi dorsale du côté gauche de l'animal. L'endopiaste et l'endoplastule sont ovalaires et situés l'un en avant, l'autre en arrière de la cavité gastrique.
Le dos de l'animal esl complètemeal lisse et déj)Ourvu de cils. Sa l'ace ventrale porte, indépendamment des cirrhcs adoraux dont nous avons parlé plus haut, des soies de divers ordres dont la disposition et les caractères sont importants à connaître, parce qu'ils jouent le rôle le plus considérable dans la classification des Uypotrichés. De chaque côté de la face ventrale se voit une rangée de soies raides mais relativement Unes, et rapprochées les unes des autres, tandis que la région
Fig. 264. — Styloplolex appendi- Fig. 265. — Aspidisca lyncasterdl'apris
culalus (iraprès Stein). Slein). — 7),péristoiiie ; b', h', bord qui le
dépasse; c, vésicule contractile; s, aiuis; a, cirrhes postérieurs; st, ciirlics antérieurs.
médiane de la face ventrale porte, en arrière de la bouche, un petit nombre de soies beaucoup plus grosses, souvent désignées sous le nom de pieds, disposées sans ordre. En avant de la bouche et sur le côté du péristomese trouvent huit cirrhes frontaux très forts, terminés en pointe et recourbés en crochet, d'où leur nom de piedscrochets; ils sont disposés de façon à former une sorte de cercle irrégulier. Au voisinage de l'anus se trouvent cinq autres soies de grande taille, aplaties à l'extrémité, désignées sous le nom tle pieds-rames. Glaparède etLachmann ont signalé ce fait remarquable que chez les Stylonychies qu'on observe au microscope, il n'est pas rare de voir les pieds-rames se fendre dans le sens delà longueur, surtout lorsque l'animal est comprimé et gêné dans ses mouvemeuts. A l'aide de ces diverses sortes de pieds les Stylonychies non seulement peuvent
t>8G l'HOlUZOAlKES.
nagertlans l'eau, mais encore marcher à lasurface des corps étrangers, liiïtschli a signalé récemmenl dans le Sbjlonyclila Mi/tilus des phénomènes de division de l'endoplaste et de l'endoplastule analogues à ceux que nous avons décrits d'après lui dans les Paramnecies.
Dans les Uronijchia^ il existe, indépendamment des cirrhes adoraux, un bouquet de pieds-rames au voisinage de l'anus. Dans les Euploies-, on trouve, en outre, quelques soies éparses sur la face ventrale. Dans les Onychodromiis^ ^\\ existe des cirrhes adoraux, un bouquet de pieds-rames au voisinage de l'anus, trois à quatre rangées longitudinales de grosses soies sur la partie médiane de l'abdomen, et, en avant de la bouche, trois rangées longitudinales de pieds-crochets, dits frontaux.
Dans les Urostyla '',1a face abdominale porte un grand nombre de rangées longitudinales de soies et le corps n'est pourvu que d'un tégument très mince; il est métabolique, c'est-à-dire qu'il se contourne sur lui-même avec la plus grande facilité.
Nous croyons inutile d'insister davantage sur ces différences peu importantes de formes que le lecteur trouvera résumées, plus bas, dans le tableau des familles et des genres du groupe des Hypotrichés.
§2. CARACTÈRES COMMUNS, l'A RENTE E T C L A S S I F I C A T I 0 N DES INFUSOIRES CILIÉS
Connaissant toutes les formes principales du groupe important des Infusoiros Ciliés, il nous sera maintenant facile d'établir les caractères communs à toutes ou du moins au plus grand nombre, et ceux qui, n'appartenant qu'à une partie d'entre elles, servent à distinguer les principaux groupes que nous avons admis.
Tous les Infusoires Cihés peuvent être, dans l'état actuel de la science, considérés comme des animaux unicellulaires, constitués par une cellule complète, c'est-à-dire pourvue d'un corps protoplasmique, d'un noyau et d'une membrane d'enveloppe. Tous possèdent des appendices plus ou moins développés, dont les cils vibratiles des Holotrichés représentent la forme la plus simple et dont les piedsrames de certains Hypotrichés sont la forme la plus élevée. Les cils