‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 23 sur 103 · II · texte numérisé non relu

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différents points du corps, jusque dans ^oreille.^Sa piqûre est dou- 1

loureuse et détermine parfois des accidents fort graves, qui ont été |

étudiés par Jésus Aleman, de Moro-Leon (État de Guanajuato), puis I par Ramon Estrada et Alfred Dugès. Les collections de la Faculté de | médecine de Paris renferment quelques exemplaires de cette espèce, dont nous sommes redevable à Dugès.

Alfr. Dugès. El Repertorio (Journal politique de Guanajuato), 25 avril 1876.

— Id., Turicata y Garrapata de Guanajuato. La Naturaleza, VI, p. 195, 1883.

— Id., Piqûre de Turicata [Argas turicata Alf. Dugès). Observation prise par mon élève Ramon Estrada à Thôpital de Guanajuato {Mexique). Compte rendu de la Soc. de biologie, (8), II, p. 216, 1885.

P. Mégniu, Les Argas du Mexique. Journal de l'analomie, XXI, p. 4C0, 1885.

Argas Misg.mm A. Dugès, 1883. — Le mâle est d’un tiers environ plus petit que la femelle. Celle-ci mesure ü à 6 millimètres sur 3 à 4 millimètres; la vulve s’ouvre entre les tubercules qui donnent insertion aux pattes de la première paire. Le stigmate se voit entre les hanches des deux dernières paires de pattes et en dehors.

Cette espèce est encore originaire du Mexique, où on la connaît sous le nom de Garrapata (1). « Cet épizoaire, dit Dugès, très abondant dans l’État de Guanajuato, se rencontre sur le Cheval, l’Ane et le Bœuf, principalement dans les oreilles; il se fixe fréquempient sur d’autres animaux, en particulier sur l’Homme : je l’ai extrait bien des fois du conduit auditif d’enfants et môme d’adultes. On ne saurait confondre les Turicates avec les Garrapates. Ces dernières semblent être moins nuisibles ; du moins, il est plus facile de leur faire lâcher prise et d’empêcher que leur rostre ne reste dans la plaie ; le vinaigre suffit bien souvent pour les obliger à se détacher. »

Lors de l’expédition du Mexique, les Hommes et les Chevaux furent très fréquemment envahis par les Garrapates ; les médecins et les vétérinaires du corps expéditionnaire n’ont pas remarqué que leurs attaques fussent plus redoutables que celles de nos Ixodes indigènes; aussi ne doit-on pas les considérer comme des parasites dangereux.

C’est sans doute à cette espèce qu’appartenait l’Acarien dont il s’agit dans l’observation suivante, rapportée par Guérin :

Un militaire âgé de trente-quatre ans entre à l’hôpital de Vannes, le 2 avril 1867, pour une affection rhumatismale contractée au Mexique; il se plaint en outre d’une névralgie faciale très douloureuse du côté droit. Le 3 ou 4 juillet, le malade voit sortir de son oreille droite un Acarien : la névralgie cesse après la sortie de l’animal. Le malade raconte alors qu’au Mexique il avait dû souvent coucher soit

(1) Le nom de Garrapate n’est pas particulier à cette espèce, mais s’applique d’une façon générale aux Argas et aux Ixodes, au Mexique et dans le nord de l’Amérique méridionale.

FAMILLE DES GAMASIDÉS.

la lerre nue, soit dans des masures abandonnées; c’est dans les '!Liers jours de décembre que le parasite lui serait entré dans î’nr^lle. Toui d’abord, il en souffrit peu, mais les douleurs augmentPrent et revenu à Brest, il dit à un médecin qu’il croyait « avoir une bête dans l’oreille; » le médecin consulté ne remarqua rien d’anormal dans le conduit auditif. L’Argas est donc resté environ sept mois dans l’oreille du malade. A la date du 27 novembre 1 867, c està-dire près de cinq mois après sa sortie spontanée, il était encore

" Les collections de la Faculté de médecine de Paris renferment quelques Arçjas Megnini dont nous sommes redevable au Alf. Duges.

Guérin Corps étranger de foreille datant du décembre I8fi6 {}lexiqu^. BoHÎl i j Jlet 1867? ayant vécu, après sa sortie, deux mors enmron. Bull, de la Soc. de cliirurgie, (2), VIII, P- 444, 186(.

Argas Talaje Guérin-Méneville, 1849. - La femelle est longue de O à 7 millimèlres, large de 3 millimètres à 3““,5; le male est d un cinquième plus petit. Le rostre est tout entier rétractile. L animal se rencontre au Mexique et dans l’Amérique centrale. Il se tient dans les crevasses des vielles cases; il quitte sa retraite pendant la iiuit, pique l’Homme ou un animal endormi et retourne dans son trou avant le jour. Sa piqûre est irritante ; Sallé eut à en souffrir au Guatémala et n’en fut entièrement guéri qu’au bout de quinze jours.

Guérin-Méneville, Description de l'Argas Talaje. Revue et magasin de zoologie, (2), I, p. 342, 1849.

A.c;,s Chwch. P. Gervais, 18Ô9. - Celle espèce a élé obser,ée dans les régions tempérées de la Colombie par Jusün Goudol . ses mœurs la rapprochent beaucoup de l Argas de Perse, on e peu près la taille. , , . .

Argas Moubâta Murray, 1884. — Obloag, coriace, e ein e ar

et marqué sur toute sa surface de. taches blanches, ce rga trouve à la côte d’Angola; il est évidemment allié à Argas Samgnyï, d’Égypte. W’ehvitsch dit qu’il s’attaque aux animaux et a 1 Homme, et qu’il vient surprendre celui-ci dans son lit, comme fait a unais

famille des GAMASIDÉS

Cette famille comprend des Acariens aveugles, à tégument coriace en totalité ou en partie. Le rostre, plus comp e que chez les autres Acariens, est accompagné d un menton ^ " et se compose : 1“ de deux maxilles à pointe libre, sou dans leur moitié postérieure et unies supérieuremen

labre festonné, de manière à former un tube complet; ces maxilles portent une paire de galéas articulées, mobiles, à côté d’une paire de palpes maxillaires antenniformes è cinq articles simples; 2® d’une languette triangulaire, allongée, à pointe simple ou fourchue, à bords velus, reposant sur le plancher formé par les maxilles soudées; 3® d’une paire de mandibules en pinces didactyles, généralement dissemblables dans les deux sexes, quelquefois profondément modifiées et réduites à l’état de long stylet; ces mandibules sont invaginées, très exsertiles et portées par un long stype articulé dans la moitié de sa longueur.

Les pattes, à six articles et à tarse subarticulé près de sa base, se terminent par une paire de crochets accompagnés d’une caroncule membraneuse trilobée. Le système respiratoire trachéen, très visible, aboutit à une paire de stigmates situés entre et derrière les pattes postérieures et protégés par un long péritrème tubulaire, couché le long et au -dessus des hanches et dirigé en avant. L’appareil digestif est constitué par deux intestins latéraux, symétriques et souvent anastomosés. L’orifice sexuel mâle est circulaire, taillé dans le plaston sternal près du bord antérieur. La vulve, percée aussi dans le plastron sternal, est située plus en arrière que l’orifice mâle ; c’est, suivant les espèces, une grande ouverture triangulaire, fermée par un clapet, ou une ouverture trapézoïde fermée par une membrane plissée. La plupart de ces Acariens sont ovo-vivipares et donnent naissance à des larves hexapodes ou même octopodes.

La famille des Gamasidés comprend les genres Uropoda, Trachynotus, Gamasus, Dermanyssus, Pleroptus, etc. C’est seulement dans ce dernier qu’on observe les larves octopodes ; les Ptéroptes sont des parasites permanents ; on les rencontre sur les Chauves-Souris.

Les Uropodes vivent dans les détritus de matières végétales en décomposition, ou, à l’état de nymphe, s’attachent à certains Insectes. Uropoda nummulma Mégnin, 1888, contribue à la momification des cadavres exposés à l’air, en s’introduisant sous la peau et en absorbant les parties humides et molles; il joue ainsi un rô'e analogue à celui que nous avons assigné déjà aux Tyroglyphes.

DEBMA,1NYSSUS GâLLINÆ.

Tra^hymM caiamims Mégnin, 1888, se comporte de la même façon <=* » '» importance que le précédent, au

point de vue médico-légal.

P Yovanovitch, Entomologie appliquée à la médecine légale. Thèse de Paris, 1888. Voir p. 59.

Tous les Dermanysses sont parasites des Oiseaux mais leur paÏÏHsme est intermittent : deux espèces au mo.ns peuvent

passer sur l’Homme.

Dermanyssus gallinæ Dugès, 183*.

Sr-KONYMiE : Acarus gallinæ Degeer, 1778.

Le Dermanvsse des poulaillers est un animal noctambule : pendant le oL, il reste tapi dans les Assures ou les antractuosités des parois ou des perchoirs des poulaiilers ou des colombi:^; la nuit venue, il sort de sa retraite et - J P-d sur Oiseaux ou sur d’autres animaux, pour se repaître de

'“on corps est ovo-pyriforme, à grosse extrémité tournée en arrière, un peu aplati, de couleur blanc jaunâtre a de sang après que l’animal s’est gorge. On voit à la face dor si ul dessinloir en forme de lyre, qui n’est autre chose que le tube intestinal observé par transparence. Les dimensions sont les suivantes ; r„,.„pur

Cet Acarien passe quelquefois chez le Cheval, ou il déte mine un prurigo spécial ; on l’a même vu, à Alfort, passer c^^u Cheval à l’Homme. H attaque aussi directement 1 espece maine : ce sont surtout les filles de basse-cour, c^ arg soin des volailles, qui y sont exposées. La démanpaison causée par ce parasite est assez vive, mais passe spontan ^

ne s’acclimatant pas et ne se reproduisant pas sur o

Dermanyssus avium Dugès, 1834.

Cette espèce (flg. 598), fort semblable à la précédente, est néanmoins reconnaissable à sa plus grande taille et à son péritrème plus court; sa couleur est grisâtre, avec une tache lyriforme dorsale. Les dimensions sont les suivantes :

Longueur Largeur

en millimètres. en millimètres.

Œuf . 0,36 0,20

Mâle . . 0,80 0,45

Femelle . 1,00 0,65

Ce Dermanysse a les mêmes mœurs que le précédent. Il habite les cannes creuses qui servent de perchoir dans les cages des petits Oiseaux et se répand sur eux pendant la nuit.

D.galUnæ etZ>. avium ont été vus plusieurs fois sur l’Homme, mais il est difllcile d’établir la part qui revient à chacune de ces deux espèces, la plupart des auteurs les ayant confondues l’une avec l’autre.

\°Cas d'All, 1824. — 11 s’agit d’une Fig. 598. - Dermanyssus avium. femme de soixante-qualre ans. « Retulit ægrota, si jam per aliquod tempus in collo et brachiis animalcula, parva, magnitudine granulum arenæ ret’èrentia, quæ postquam ex cute prodiissent et super eam per aliquod spatium cucurrissent, velocissimerursus in eam penetrarentpruritumque ibi excitarent. Cumillam pluries inviserem, egomet ipse hæc animalcula iterum conspexi. Candida erant atque velocissima; ex cute pullulavere et in ilia rursus delituere. In locis memoralis magnam copiam parvarum excavationum videre licuit, quarum singulæ spatium digiti quadrati et dimidii continebant. lllorum plura crusta fusca erant expleta, aspeclumque præ se ferebant, quasi tuberculaessent acnés punctatæ. Hæ excavaliones ægrota ædem loca esse contendit, unde animalcula prodiere... Curabalur ægrota per aliquot tempusin clinico nostro, absque medicina, solis nutrimentis et quiete inique parabatur mundities. »

2^ Cas de Bory de Saint-Yincent, 1828. — Une dame d’une quarantaine d’années éprouve sur toutes les parties du corps de légères

' ' DERMàNYSSUS AVIUM. 3^3

■ n= ani deviennent de plus en plus vives et finalement démangeaison , q apparaître de petits

insupportables . propagent pas aiixper-

Acariens qui sortem n ^^ariens sont des Dermanysses,

CS crutïvl donne, le non. de «. Borji, 18441 «s

“parte"»'"' ““

jTrfl 184- - Efdl a trouvé quatre Ms, de 1840 à 1842,

IL des comédons ou dans des tumeurs de la peau resselCTeet du molluscum conlagiosum. Ce paras.te a ete

t.Cas*S«sP«‘. J les maisons

Pelit-Montrouge, en juin IMU, f,euve-d'Orléans. Il s'alta-

dont les jardins longea.enl ^ adultes, sur le trajet

chait am 1“*;“’ Xs eues oeuvrait de boutons oblongs, légèredes veines '“P"''™”,’ j jes habitanls élevaient des Pigeons et

meutenttammes La plup pigeonniers.

CLîLméme altd asses sérieusement atteint-, il cite encore Vobservation de quelques P"“""“ e joins de propreté, une

leLCLCCnÇCde-^^^^

rCsi: î:ïïî:: z lc c-au^y -laiiier. n su™t

paraître a la partie supérieure e son P ’ rouges, serrées, qui poitrine, un très grand nombre de Uure et em-

donnent une insupportable ^^g^ingt4roisans,rau^

pêchent le sommeil. Deux domesliqu , affection. Ces femmes

de Ying-six, sont bientôt atteintes de la «^^me afiecuon croienLoirla gale et voient sortir

punctiformes. On reconnaît en ceux- Acariens

librement sur le cou et sur lesbra., o^foment ■ ils grimpent

proviennent d’une basse-cour située souj [^f^nette des cabinets, au le long des murs et arrivent ainsi jusqu a la lunette

moyen de laquelle se fait l’infestation. Ponstantine, Judée

70 Cas de Judée, 1867. - A Collo, province de ^on ^tine eut à soigner beaucoup de Kabyles pour une affection ^p t que ceux-ci, et les médecins eux-memes, pienaie p Mais le parasite ne creuse pas de sillons. ^

PtasLd, Judée tut consulté pur 4"™. '‘j^CLant à se animalcules qui littéralement la dévoraient et q ,

gratter continuellement, faisaient ressembler son corps à une vaste ' plaie. C’étaient des Dermanysses ; la peau en était couverte : iig apparaissaient comme de petits points noirs cheminant sur l’épiderme avec une assez grande vivacité et se répandaient même sur les vêtements.

8® Cas de Kramer, 1872. — Un enfant était atteint d’un exanthème déterminant de vives démangeaisons et causé par des Dermanysses.

9® Cas de Goldsmith, 1881. — Une femme se plaignait de démangeaisons intenses causées par des animalcules qui couraient à la surface de son corps et qui se montraient surtout au moment de la sudation : on les voit alors sourdre de différents points, soit isolément, soit par deux ou trois. La sudation finie, ils pénètrent de nouveau dans la peau et se cachent dans les glandes cutanées. C’étaient des D. avium, transmis par des Pigeons.

10® Cas de Geler, 1884. — D. gallinæ avait déterminé chez une malade un eczéma diffus qui dura quatre semaines et guérit spontanément, sans traitement.

H. Ch. Alt, De phlhiriasi. Commenlalio inaiifiii redis palholofjica. Boanæ, in-4“, 1824.

Erdl. Casper's AVocbensclirift für die ges. Heilkundc, p. 55, 1842.

J. Vogel, Icônes histologiæ palhologicæ. Leipzig, 184:1. Voir pl. XII, fig. 1.

Bory de Saint-Vincent, Sur un nouveau genre d'Acaridiens sorti du corps d'une femme. Annales des sc. nat., XV, p. 125, 1828.

F. -V. Raspail, Histoire naturelle de la santé et de la maladie. Paris, 1843, Voir I, p. 375.

G. Simon, Die Uautkrankheilen durch anatomisclie Unlersucliungen erlàutert. Berlin, 2t' Auflage, 1851. Voir p. 320, en note,

H. Itzigsohn, Pathologische Bagalellen. — I. Psora dermanyssicu. Virchow’s Archiv, XV, p. 166, 1858.

Judée, Sur un nouveau parasile de la peau chez l’ Homme. Compte rendu de la Soc. de biologie, (4), IV, p. 73, 1867.

Ch. Bouchard, Sur des nouveaux parasites de la peau humaine. Gazette hebdom. de méd. et de chir., p. 385, 1867.

M. Goldsmith, Pigeon-lice infesting the s/c in of a mman. New- York med. record, XX, p. .501, 1881.

E. Geber, Die parasilârcn llautkranlcheilen. — U. Die durch Uiierische Parasiten verursachten Hautkrankheiten des Menschen. H. von Ziemssen’s Haudbuch der spec. Pathol, und Thérapie, XIV, 2. HiUfte, o. 346, 1884. Voir p. 394.

Dermanyssus hirundinis Dugès, 1834.

Synonymie : Acarus hirundin's Hermann, 1808.

•Cette espèce est encore plus grande que U. avium, dont elle diffère par son péritreine tubulaire très court et par sa couleur brun violacé.

acariens parasites de L’HOMME.

Longueur

millimètres.

;u millimètres.

Femelle .

ijabile les nids d’Hirondelle et semble ne passer que TZ sur les animaux domestiques ou sur les Oiseaux :rb"r :: deU^ret pourtant elle s’attaque parlois

‘ ïrirehand de Donausvorth. revenant d’un long voyage,

U uroie pendant son sommeil i d’insupportables déman

cordon de la sonnette.

Die Gartenlaube, p. 23, 18G3.

Tableau des familles d’ Acariens parasites de l’Homme.

ayaut pour base à long péritrème

un sternum ri- l tubulaire .

(ride ou meui- ;

1 Sraneux. Pat-.à péritrcmedis-

' non vermifor- ' , ^ k Maudibu-

I me. Squelette i j cbéliformes. An-

I [ tenues cylindriques

1 I 1 ou coniques, en par-

I I ayant pourl adhérentes à la,

’ base des] . Sarcoftides.

énimères. \

Corps {

épimères.

Pattes..^

à 0 articles. Mandibules gladiiformes ou styliformes; palpes libres, ravisseurs.. .

\vermiforme. Pattes à 3 articles.

TROMBimUÉS.

Dkmowcidés.

ORDRE DES CHERNETES.

ORDRE DES PIIÂLÂNGIDES

Ces animaux se distinguent des Aranéides par leurs chélicères à trois articles, dont les deux derniers forment une pince didaclyle, par leur respiration exclusivement trachéenne, par leur abdomen non pédiculé et divisé en six anneaux, par l’absence de filières, etc.

Les palpes maxillaires, à cinq articles, ont l’aspect de pattes et se terminent par une seule griffe.

Les pattes sont remarquables par leur longueur et leur gracilité. Deux yeux simples reposent sur un tubercule médian du céphalothorax. Les trachées s’ouvrent au dehors par une seule paire de stigmates, percée au- Eig. .49'J. — Gonoleples curvipes. dessous des hanches de la dernière paire de pattes. L’orifice

génital, mâle ou femelle, se trouve entre les pattes postérieures.

Les Phalangides sont représentés dans nos pays par les Faucheurs ou Opilions [Plmlünfjiiiin] ; leurs espèces sont surtout abondantes et variées dans l’Amérique du Sud (Cosmetus, Gonoleptes, fig. 599).

ORDRE DES CHERNETES

/ Les Chernètes ou Pseudo-scorpions sont de petits animaux à respL ration trachéenne. L’abdomen est divisé en dix ou onze anneaux; à la lace ventrale du deuxième anneau viennent s’ouvrir l’appareil génital et des filières ou glandes à soie. Les trachées aboutissent à deux paires de stigmates percés sur les parties latérales des deux premiers anneaux de l’abdomen. Le ■ Chelifer cancroides. céphalothorax est dépourvu d’yeux [Chernea), ou porte au contraire deux camroîdes) ou quatre ocelles {Ohmura, Chllionim) ; les chéliles palpes sont conformés comme chez les Scorpions.

cet erdte co.prendj peüt

‘oSr;— vtt de. .a .eusse., C.™. c«.

coiies se cache sous l'écorce des arbres.

Les Aranéides ou Araignées (fig. 601) ont le f e

deux portions, céphaloLliorax et abdomen, inarticulées

l'ig. 60 i. — Lycosa tarentula,

femelle,

le face dorsale.

adulte et réunies l’une à l’autre par un pédicule ^e ^ pbalotborax est ovalaire ou cordiforme, souven ve u •

supérieure porte les yeux et sa tace ventrale six paires dices, dont les deux antérieures entourent la bouche (^8 .

Les chélicères sont formées de deux articles; le b (fig. 603, a; fig. 604) est de grande taille et terminé en par un bord oblique, denté et creusé d une rainure, terminal s’insère à l’angle externe du P^’écédent, dans la ram duquel il se tient ordinairement replié : c est une gri ‘

(fig. 603, b; fig. 604, c), dont la pointe est percée sup

ORURE DES ARANÉ1DE8.

ment d’un petit orifice (fig. 60 i, d) auquel vient aboutir le canal excréteur d’une glande à venin . La chélicère .constitue donc un appareil venimeux : l’Araignée s’en sert pour attaquer les petits animaux dont elle veut faire sa proie ; elle les transperce de ses crochets et leur inocule une gouttelette d’un venin qui ne tarde pas à les paralyser et à les réduire à l’impuissance. Quand l’Araignée est pourchassée par quelque animal ou saisie par l’Homme, elle cherche à se défendre au moyen de ses cro¬

chets; le venin de certaines espèces est assez subtil ou sécrété en assez grande quantité pour causer de graves accidents.

A chaque chélicère correspond une glande pyriforme, renfermée en totalité dans l’article basilaire [Therapho&a), partiellement située dans le céphalothorax [Clubiona) ou même entièrement comprise dans ce dernier {Agelena, Tegenaria, Fpeira, Lycosa, fig. 604) : elle est alors située immédiatement au-dessous du tégument dorsal et se continue par un long canal excréteur. La glande, bien étudiée par Mac Leod, a la forme d un sac dont la cavité sert de réservoir au liquide sécrété par les parois. Celles-ci sont formées extérieurement

Fig. 602. — Lycosa larenlula remelle, vue par la face ventrale.

palpes maxillaires mentonnière.

ORDRE DES ÂRÂNÉIDES. 349

X couche musculaire spirale, cousliluée par une seule tre de «bres striées et recouvrant la surface eut, ère de la glande, à l’exception de l’extrémite an-

térieure ; ces fibres compriment la /V -A

glande, quand l’animal effectue sa pi- ^

nûre, et déterminent ainsi 1 introduc- ^ U i ^ A / 4 fj

lion du venin dans la plaie. La couche

musculaire est recouverte à chacune

de ses deux faces par une dehcate \m,y

membrane conjonctive, qui se raUache ^

à sa congénère par des septa in ci pos s ^ ^ Appareil buccal

aux fibres musculaires ; la membrane tarentula. -

intprne est la plus épaisse, elle sert de cbéikères ; 6, leurs

interne est id JJ i- griffes; c, mâchoires; </,

soutien à l’épithehum glandu aire. maxillaires ; e,

Celui-ci est formé d’une seule coucne mentonnière.

tout égales. Fig. 604. — Appareil à ve-

Le canal excréteur a la même struc- mn de ture que la glande ; toutefois, la couche aboutissant à un

musculaire fait défaut chez les petites percé près de

espèces. L’épilhéUum est formé de cel- i’»»» V»!

Iules cylindroïdes {Epeira) ou petites laquelle se re-

et pavimenteuses (7’eg'enann)- plie ’ia griffe pendant le

Le Yenin des Araignées est acide, repos.

Un bon nombre d’observateurs ont re- i>o..rY.mP soit

cherché son action sur l’économie, soit chez IHomrne o chez l’animal et, suivant l’espèce mise .en cause, sont arrives

excréteur aboutissant^ à un orifice, d, percé près de l’extrémité de la griffe, c; e, gouttière à bords dentelés, dans laquelle se replie la griffe pendant le repos.

350 ORDRE DES ARÂNÉIDES.

à des conclusions très différentes. Si le venin de beaucoup d’Araignées est à peu près inoffensif, comme le prouvent les expériences de Dugès, de Walckenaer, de Blackwall, de Moggridge, etc., celui d’autres espèces est très actif et capable d’occasionner de graves accidents. Il agit sur le système nerveux cérébro-spinal et provoque des troubles de la respiration et de la circulation, ainsi que des convulsions tétaniques et des vomissements ; la mort s’ensuit quelquefois.

A la bouche est annexée une seule paire de mâchoires (fig. 603, c), larges, lamelleuses et capables de déplacements latéraux. Chacune d’elles porte un palpe pluriarticulé, d, qui, chez le mâle, joue le rôle d’organe copulateur (fig. 610); chez la femelle, il ressemble simplement à une palte ambulatoire de petite taille, mais n’offre que six articles, dont le dernier est presque toujours pourvu d’une griffe. Plateau n’a pu lui attribuer aucune fonction spéciale et le range dans la catégorie des organes devenus inutiles.

Les quatre paires de pattes s’insèrent suivant une ligne courbe à convexité externe et circonscri-

Fig. 605. — Extrémité d’une patte à’Epeira diademata avec ses trois crochets en forme de peignes.

vent une sorte d’écusson elliptique qui se surélève dans certains cas. Elles sont formées de sept articjes (hanche, trochanter, fémur ou cuisse, patelle ou rotule, tibia ou jambe, métatarse et tarse) et se terminent par deux griffes pectinées ou non, auxquelles s’ajoute souvent soit une troisième griffe impaire plus petite, soit une brosse de soies ou scopula, soit même une ou deux paires auxiliaires de griffes pectinées

{E'peiru, fig. 60S). Chez la femelle des Uictynides, Erésides, etc. {AriuturoMus, Dictyna, Eresus), le métatarse de la dernière palte porte, à sa face externe, deux séries parallèles de soies courtes et raides consti¬

tuant le ccdamislrum, organe dont nous reparlerons plus loin.

L’abdomen est mou et renflé, souvent orné de riches couleurs; n est plus volumineux chez la femelle que chez le mâle. Sa face inférieure présente, en avant et sur la ligne médiane, l’orifice sexuel et, de chaque côté, une ou plus rarement deux paires d’orifices respiratoires ;la paire antérieure conduit dans un sac pulmonaire; la pes*

ORDRE DES ÂRANÉIDES. 351

c’nuvre soit dans un sac pulmonaire semblable au premier térieure « ^ ^ un système de trachées (Dipneumones :

(Tétrapne— ^ souvent [E^eira), les Dipneu-

m„"r*possèden; point celle seconde paire d’oriBces, nrais présentent sur la ligne médiane un stigmate trachéen impair, qui s’ouvre dans la région postérieure, au voisinage même des fi^ieres^

Celles-ci sont constituées par deux Jheni- .hosa, Cteniza) ou trois (A typus, Dipneumones)

Lires de mamelons bi outriarticules, disposes Ltour de l’anus. A leur sommet viennent s’ouvrir des glandes pyriformes, cylindriques ou arborescentes, dont le nombre est très variable-, il est peu élevé chez certaines especes (fig. 609, 9,9', 9",d), mais atteint chez d autres un chiffre considérable : 100 à peine chez Segestria senoculata, 300 au plus chez Pardosa amentata, 400 chez Te9enana, 1000 au plus chez Eveiradiademata. Ces glandes produisent un liquide visqueux, qui se sohdiüe rapidement à l’air et s’étire en fils, à l’aide desquels __ Appareil di-

r Araignée tisse sa toile; elle peut, à son gre, gestif d’une Aranéide. faire fonctionner ses filières soit isolément, soit toutes ensemble, d’où résuUent, sans doute, des différences dans la qualité du fi .

Les Araignées varient à l’infini la forme et la contexture de leurs toiles, autant que les Oiseaux varient leurs nids ; l’intelligence qu’elles déploient dans leur construction est vraiment admirable et les met sans contre it

au même rang que les Insectes les plus indus- fiiîpres

trieux. Quand elle commence un fil, l’Araignee applique ses fih^^

contre quelque objet et dépose ainsi, a la surface e ce u ’ , ^

lettede liquide; elle se metalors en marche ou descend ercal^^^^^^^^^

suspendue au fil qui s’allonge de plus en p us e autres les

■ des filières. Celles-ci sont-elles rapprochées les unes de !

gouttelettes qui en sortent se confondent en un fl unique 1 amm écarte-t-il ses filières, chacune d’elles produit un fil d>slmct.

Les pattes postérieures servent ordinairement a elles sont pourvues d’un calamistrum, elles jouen en rôle ; l’animal, porté par les deux premières paires P filières une de ses pattes postérieures au-dessous et au con a pakmisde façon à ce que la goutte de liquide vienne tomber .ur

c, collier œsophagien; e, tubes de Malpighi; h, canaux hépatiques, le foie étant enlevé ; i, intestin :

æ, œsophage ; r, rectum ; V, estomac; v , ses digitations ; v", insertion des muscles suspenseurs.

trum : le dernier article de celte patte est soutenu par la patte opposée. Les deux pattes postérieures sont alors vivement agitées d'avant en arrière, et le fil est cardé et comme tressé par le cnbêlluw,, plaque hérissée de poils courts et raides, qui se trouve au voisinage des filières. Les fils préparés de la sorte servent à renforcer la toile et lui permettent de retenir plus sûrement les Insectes.

La toile d’Araignée servait autrefois à préparer des cataplasmes contre l’hystérie; on en faisait encore des pilules fébrifuges et on en retirait par distillation les gouttes de Montpellier, souveraines contre l'apoplexie. On la croyait carminative: « Si l’on en fricasse à la grosseur d’un œuf, dit Lemery, avec un peu de vinaigre, et qu’on l’applique chaudement sur le nombril, elle provoque la sortie des vents. » Mais son principal usage, pour lequel on Tutilise encore parfois de nos jours, reposait sur ses propriétés hémostatiques,, qui en font un succédané de l’amadou.

Récemment, Fr. Oliva l’a employée avec succès dans le traitement des fièvres intermittentes. La toile est secouée légèrement, pour faire tomber les poussières qui y adhèrent : celles-ci sont de couleur cendrée, inodores, insipides, insolubles •dans l’eau et légèrement solubles dans l’alcool. La solution alcoolique est administrée à la dose de 2 grammes chez 1 adulte, de 1 gramme chez l’enfant ; en général, deux doses suffiraient pour arrêter les accès. Oliva a traité de la sorte, avec succès, 26 malades; 119 autres cas analogues lui sont connus. Cette préparation serait très efficace dans les cas de fièvres paludéennes du type quotidien ou tierce, mais ne donnerait aucun résultat dans les cas de fièvre quarte.

La soie des Araignées est d’aussi belle qualité que celle des Bombycides et, comme elle, peut être utilisée pour le tissage des étoffes ; des essais de ce genre ont été tentés avec succès h plusieurs reprises, notamment par Bon de Saint-Hilaire, en 1709, par R.-M. de Termeyer de 1762 à 1776 et, plus récemment, par diverses personnes. Toutefois, les résultats obtenus ne constituent qu’une simple curiosité et l’industrie ne saurait songer à en tirer parti, en raison de l’impossibilité d’élever les Araignées en captivité.

N. M. Hentz, A notice conceming the spider whose web iii used in inedicine-

ORDRE DES mNÉlDES. 333 .

.. , nf nat SC., II, p. 53, IS'M. Ocasional papers of

Journal of the P lu la • ^ ^ ^g,j5 voir aussi p. 99.

to toile iAreàgnie 3an, les flores intermitlenUe. L,»n medical,

XLI, P- 1382. ■ V r '

f nno fente longitudinale et médiane, percée a 1 extre- La bouche 1 p^,

,,iUé térieure et en arrière par une plaque impaire ou

sorte ^ Le pharynx est musculeux et monte presque

mentonmere (fig. ^03. ^ duquel il se continue

verticalement vers le ridni-ci (fig- 606, œ) aboutit à

par un œsophage étroit et horizontal. iovs.le

„„ “""1“™;'“^^ poLùlaléralemeiilde ctaq paires de

p„ dn mus de puis ^ ,,, p,,,

cæcams, v , ces der j^édio-ventrale et s’anastomosent d un

"’lî ïar» Te musde a pour tonclion de dilater l’estomac eu se 'raoumdd" der par c».,- - Viulesliu, i, est P^* ™ hépd^^^^

dans toute sa longueur, 1 , Jî „i^jnineux dont la sécrétion est

:Æ:-;o^aSu:p££^-^

l-de^rte ïra=,^"u„e ampoule rectale,.-,

puis aboutit à un anus bilabie. chambres, mais est

Le cmur ou vaisseau dorsa ™ f d'uu siuus

percé de trois P”'™® '* j,,., laiéroles; U émet encore,

péricardique et émet cinq paires antérieure,

en arrière, une aorte postérieur ’ ^ ^onne naissance '

Celle-ci gagne la face supeneuie de 1 > cæcums, puis

à deux branches qui se dislribuen branches qui

traverse Vanneau gastrique et émet pattes. Des

se portent aux yeux, g^^^ le sang tombe dans les la-

dernières ramihcations de ces v ai -, abdominaux,

cunes interorgamques, puis s ama ramené au péri-

dans lesquels plongent les poumons, et d ou U esi

carde par deux vaisseaux "^^^^Uoire comprend au moins

Nous avons vu déjà que l’appareil ^c^pu ato re ^ une paire de poumons. On appelle ainsi des cavités tormee p

(1) J.-C.-C. Loman {Ueber die Ve-

Malpighi’Échen Gefasse de>' ec Spmne. fij • homologues

reeniling, (2), I, p. 109,

aux tubes de Malpiglu des Insectes . Us dep lasectes sont des dcpen-

conséquent, de l’endoderme, tandis que Pectoderme. .

dancel de l’intestin terminal, qui dérivé lui-meme de lecto ^ ^

Blanchaud. — Zool. mcd.

invagination des téguments et s’ouvrant au dehors par une fente transversale, dont les lèvres sont renforcées par un bourrelet chiii neux; la cuticule chilineuse des téguments tapisse toute la surface de la chambre pulmonaire. Dans celle-ci se trouvent tendues des lamelles parallèles entre elles, comme les pages d’un livre; leur nombre peut atteindre et même dépasser 130. Chaque lamelle pulmonaire résulte de l’adossement de deux lames chitineuses, entre lesquelles sont creusées des lacunes que parcourt le sang.

Le système nerveux présente un haut degré de coalescence ; il est condensé en une masse ganglionnaire située au milieu du céphalothorax, immédiatement en arrière du collier œsophagien ; cette masse envoie des nerfs aux palpes et aux pattes, puis se continue en arrière par un tronc nerveux qui, dès qu’il atteint l'abdomen, se termine par un ganglion et se divise en deux branches. Le ganglion sus-œsophagien émet les nerfs ophthalmiques et, par son bord postérieur, des nerfs viscéraux qui passent sur la face dorsale du tube digestif.

Les yeux sont simples et ordinairement au nombre de 4 paires, plus rarement de 3 ; leur taille relative, leur couleur et leur disposition sont sujettes à de notables variations, qui fournissent de bons

Fig. 607. — Disposition des yeux chez les Aranéides. — A, Avgyronela; B, Cteniza Sauvagei ; C, Theridium; D, Tegenaria; E, Thomistes; F, Pardosa; G, Epeira; H, Segeslria; I, Catliethem scenica.

caractères de classification (fig. 607). Quelques espèces n’ont que 2 yeux; d autres, qui vivent dans les casernes, en sont complètement dépourvues {Antrobia mammuthia, Hudites tegenarioïdes, Stalüa tænaria). La figure 608 représente la structure ordinaire des yeux; dans certains, comme Grenacher l’a vu pour les yeux médians postérieurs à Epeira (fig. 607, G), la structure est différente, les bâtonnets étant situés vers le milieu de la cellule optique, derrière les noyaux. Certaines Araignées {Eresus, Myrmeciim, Calliethera, fig. 607, 1) sont remarquables parle polymorphisme de leurs yeux, dont quelques-uns possè ent un tapis à éclat métallique ; Simon pense que les yeux médians fonctionnent pendant le jour et les latéraux pendant le cré- Tuisr.nlP!. .

ORDRE DES ARANÉIDES. 3o5

D’après Dalil, l’appareil auditif serait constitué par des poils articulés à la base, qui se voient auK faces

supérieure et inférieure de la plupart des articles des pattes, ainsi que sur ^

les palpes. Ces poils s’insèrent chacun

dans une cupule creusée dans 1 épaisseur de la cuticule chitmeuse ; ils sont sans doute en connexion avec des filets nerveux. La disposition de cet appareil ^ est variable d’un groupe à l’autre et peut être invoquée comme caractère de

classification. Chez les Epeiri ^ 608. — OEil d’ Araignée, d’a-

Théridiides, les Pholcides et les Pachy- bâtonnets

gnathides, le tarse porte toujours une rétiniens; c, cornée; g, cel- Lniile sans poil, le métatarse un seul • Mes ganglionnaires ; /, cris-

3 It lêtibL deux rangées de poils, , allie nerf opuque.

Dans d’autres familles, le tarse n a pas mictvnides, Agélénides, de cupule rudimentaire, mais présente une (Dictynide ,

Thomisides, Attides) ou deux rangées de poUs (Drassides, Lycosi- p |

*^"00 doit encore à Dahl la dé- Àm

couverte d’un organe sensoriel qui siège sur la face antérieure des mâchoires et sert peut-être à loi- i i i/

faction. Cet organe est reconnais- ^ »

sable à ce que, à son niveau, k cuticule est lisse, mince et percée \ |f

d’une infinité de petits canalicules.

Au-dessous de celle-ci se voit une couche de longues cellules finement granuleuses, à noyau basilaire et prolongées inférieurement par un fin filament, sans doute de nature nerveuse. pig 609. — Glandes séricipares et or-

L’appareil génital mâle consiste nés génitaux mâles de endeuxsacslesUculairos (r.g.609,f), péotafS?»- -.‘î; ''"', 9” continués chacun par un long ca- des g^ao^ es glandes ; p,

nal déférent ; les deux canaux dé- pulmonaires ; rectum

férents s’unissent pour former un peupc et rabattu en arrière ; t, testicanal commun qui, après un très cule.

court trajet, s’ouvre sur la ligne „„i,^fxnaires (fig- 602)*

médio-ventrale, entre les deux stigmates pulmonaires A g

Le mâle est reconnaissable à son abdomen plus étroit et surtout à l’organe copulateur qui se trouve appendu à la face interne du der- nier article du palpe maxillaire. Cet organe présente, suivant les genres, une forme et une complication variables (fig. 610) : U consiste essentiellement en une vésicule, lisse ou armée de crochets et d’épines, à l’intérieur de laquelle se trouve replié en spirale un canal qui s’ouvre à son ' sommet et se prolonge plus ou moins au dehors, sous forme d’un tube contourné. Au moment de l’éjaculation, le mâle recueille le sperme dans cet appareil et l’y emmagasine; lors de l’accouplement, il introduit son organe copulateur, qui fonctionne comme un pénis, dans le réceptacle séminal de la femelle.

Les ovaires sont) deux glandes en grappe qu’entourent les lobes du foie et qui, au moment de la maturité [sexuelle, remplissent l’abdomen; ils se soudent souvent l’un à l'autre par leur fond { Atypus, Segestria], Les deux oviducles s’unissent en un vagin qui s’ouvre entre les deux stigmates pulmonaires. Ces canaux sont toujours

Fig. CIO. — Palpe maxillaire d’Aranéide mâle, transforme en organe copula-

Fig. 611. Pardosa mnenlala portant sa coque ovigère.

llrrur rtü tTf *pe™e esl déversé par l'orgaM

copulateur du .male dans un (%«,*,) ou doux réceptacles séminaux

ORDRE DES ARÂNÉIDES.

.* ' = pn avant de la vulve et constituant Yépirjynum, serrure ou clans- • chaque réceptacle s’ouvre à la surface ventrale par un large ubephit ou moins contourné et communique d’autre part, a laide Il 4nV»û nlim ptroiti civcc 1 oviduclfi.

U temeîle. plus grosse et plus forte que le mâle, se laisse difflcile- „eut saUir par celui-ci et le met ordiuairemeul à mort, pour en éâ l ê comme elle ferait d’un Insecte, aussitôt que la copulation «U hevée, parfois même avant qu’elle n’ait pris Un. La reproduclrou « muiours ovipare ; les œufs renferment une vésicule eraterogene t- pHp ftome I P 139, Ag- 77) ; ils sont pondus dans un sac tisse SiaSenH et dont la soie peut être différente de

celle qui forme la toile {Epeira). La femelle traîne ^

son oolhèque {Lycosa, Pardosa, flg. 611). Les jeunes ne subissent pas de métamorphoses ; ils ne quittent l’oothèque qu apres Premiere mue : ils sont alors capables de lisser des toiles et de petits Insectes, mais il leur faudra subir encore au moins trois mues avant de devenir adultes.

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