ORDRE DES PLECTOGNATHES
t.. Poissons toxicophores sont bien connus au Japon, où on les iXZus. Leur vente est interdite par les lois et des amendes rio ^ix rios (le rio vaut 3 francs) sont infligées aux delm-
M.u d’avis nue le poison résidait dans la vésicule biliaire, est encore populaire à Singapour, suivant Wilson, kn f""? Quelques personnes croient que la toxicité est due à des para- Japon, quelques p au-dessous de la peau, mais le plus
grand nombre indigènes, le principe vene-
taux. Godet rapporte que ^ ’ ^e rejeter la tête,
1 ^aretf l’œuvée et les entrailles’, on peut manger le faga dont, Tl la chair est très délicate. » De Rochas avait reconnu lui- . Se le Télrodon . «’esl «.-W ,ue quaad il a des e. par ses œufs seulement. » . . r a
. xono, Rtoy àisr:; ,u:
Se-d n'était nullement le fait d’un parasite et que Poison ,dseait dans les «^anes génltau. . ^
dtbara”sSpnement du poison
sous la peau le Chien f“uren queues mi-
génitales dans un peu ’e „ ? nrésentant un abaissement nutes, sans toujours montré
très notable de la température. L ovaiie e j
plus toxique que le testicule. ^ .•«tomns • en cette
Les fougous sont le plus véneneux.au saison, on s’en abstient absolument, s pen j^^nge quel-
à laquelle Rémy faisait ses expériences .
queluns, mais en ayant soin d’enlever les on s’abstient en tonte saison de Telroion
rifpt^d?d“u%rai:"^^^^
tant de la suractivité Itonctionnellelde ces mêmes organes. Blanchard. — Zool. méd.
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poison n’est détruit ni par la cuisson ni par l’alcool • lesrest -des Tétrodons qui avaient empoisonné les marins du SLvx rent rapportés en France et, après trois ans de séjour dar l’alcool, purent encore déterminer, « à doses très minimes de' accidents formidables d’intoxication chez un Chat » ’ ^
Heckel a reconnu, au dire de L. d’Arras, que le contact nro longé de la chair de ces animaux peut être suivi de certains accidents ; le poison s’absorbe parla peau en quantité suffisante pour produire un malaise général, par exemple à la suite d’une première séance de dissection. Si, le lendemain, on continue
le travail, il survient des vomissements, delà céphalakie et
divers phénomènes nerveux; des vésicules miliaires font érun tion sur les mains et sur le visage, en s’accompagnant d’un violent prurit ; les doigts et les mains se tuméfient.
Rémy a donné une bonne description des accidents occasionnes par les fougous. Gorre est d’avis que ces accidents sont semblables à ceux qui suivent la piqûre des Serpents mais cette opinion n’est pas exacte.
mti y histoire des Poissons vénéneux. Arch. de
empotsonnés par ce>Haîns Poissons. Arch. de physiol IV p fo4 XXXV°;"6?, r.atle,
Paris, par les Poissons. Thèse de
la Soc d^bioï arV ; ïrTssr'Tl "^t°-,^--^es.rendus de
Japon. Mém. de à L. de biol.,’ (7) V p isS'’ toxiques du
variés sur le Japon. Paris, in-gô de’l39 p., 1884 v^r p 4^ ''
ORDRE DES PRYSOSTOMES
soudL'’™réd.1ir.’°'“ à os maxillaires non
Teïmîiu ""‘““■'•P « «nal aérien
Les yoDis n'ont pas de nageoires ventrales.
z: et “LîrZimtr- ’ ’
(Ansmila) ; l'estomac ptZ e ZZret '’’"”'?
pylorlques font défau' ainsi ouelêfo ’ “ “PPeitl'é'®
que les canaux excréteurs des glandes
ORDRE DES PHYSOSTOMES.
génitales : la sortie du sperme et des œufs se fait par un pore abdo-
Les Murènes n’ont pas de nageoires pectorales ; la dorsale et l’anale sont bien développées et se continuent avec la caudale. M. helena, dont les Romains étaient très friands, mesure jusqu’à de lon¬
gueur; elle est commune dans la Méditerranée, plus rare dans l’Atlantique. Beaucoup d’autres espèces, dont la taille peut aller jusqu’à 2“,70, vivent dans les mers chaudes.
Les dents des Murènes .sont bien développées et sont en rapport avec un appareil h venin découvert par Botlard. Chez M. helena, le réservoir à venin siège au palais et contient à peu près un centimètre cube de liquide ; il est limité en avant et sur les côtés par l’arcade dentaire, en arrière par le relief des os ptérygoïdiens, en bas par la muqueuse palatine, en haut par les os palatins. La muqueuse, en passant comme un pont d’une arcade dentaire à l’autre, délimite ainsi une vaste cavité occupée par la glande. Celle-ci est une sorte de dédoublement de la muqueuse palatine; elle est revêtue d un épithélium cylindrique qui sécrète le venin.
Dans l’espace indiqué plus haut, et sur la ligne médiane, se trouvent quatre fortes dents coniques, légèrement incurvées en ■ arrière et articulées chacune dans une fossette de l’os palatin, à l’aide d’un trousseau fibreux. Ces dents peuvent basculer et s’infléchir en arrière jusqu’au contact de la muqueuse pala- ' tine, mais ne peuvent être ramenées en avant au delà de la verticale ; la troisième, moins mobile que les autres, reste verticale, tandis que les autres sont normalement appliquées ' contre le palais. Les dents ne sont point creusées d un canal ; central; elles baignent dans le venin et sont totalement engainées par la muqueuse, qui se trouve vivement repoussée vers la base, quand elles s’enfoncent dans les tissus : le réservoir à venin se trouve donc comprimé et le venin s écoule le long de la dent; jusque dans la plaie.
Les arcades dentaires supérieures présentent encore, de I chaque côté, trois ou quatre dents mobiles, qui communi- 1 quent également avec le réservoir central du venin. Celles-ci
I transmettent leurs mouvements à la dent palatine posté-
! rieure et peuvent la redresser, par l’intermédiaire de la muqueuse palatine et de tractus fibreux spéciaux.
'CLASSE DES POISSONS
Aucun muscle spécial ne semble être annexé à cet appareil ou ne semble agir sur lui. Le venin, outre ses propriétés toxi ques, est doué d’un grand pouvoir digestif.
A. Bottard, Les Poissons venimeux. Contribution à l’/ivoiène nnnnlp ti.' de Paris, 1889. navue. rhese
L’Anguille a la peau visqueuse et la mâchoire supérieure plus courte que l’inférieure ; sa vitalité est extrême : elle peut rester longtemps hors de l’eau sans mourir et est alors capable d’accomplir de longs voyages à travers les prés humides. Elle se reproduit dans la mer, dans des conditions encore inconnues. En mars et avril, des myriades de jeunes Anguilles remontent les Heuves, se tenant en masses compactes le long des rives : cette montée se disperse dans les rivières, les ruisseaux, les étangs et s’y arrête. Après un séjour de plusieurs années, ces Anguilles sont devenues adultes et, vers l’automne, redescendent à la mer pour s’y reproduire; les sexes sont distincts ; les femelles sont peut-être vivipares.
L’Europe ne possède qu’une seule espèce. Anguilla vulgarîs, qui a une aire d extension considérable, mais manque dans les cours deau tributaires de la mer Noire et de la mer d’Azov; elle est à peu près cosmopolite et se retrouve jusqu’à la Nouvelle-Zélande, où on l’a décrite sous le nom d’A. Bieffenbachi. Depuis la côte orientale d Afrique jusqu en Océanie, on observe A. marmorata et A. mowa ; A. megalostoma est une espèce particulière à l’Océanie.
Depuis le commencement du vi<^ siècle, la pêche de l’AnguiUe est, dans les lagunes de Comacchio, situées entre l’embouchure du Pô et le territoire de Ravenne, l’objet d’une curieuse industrie que Spallanzani, Coste et, plus récemment, Brocchi ont fait connaître. Suivant Brocchi, on pêche annuellement dans les lagunes 900,000 kilogr. de Poisson, dont plus de 700,000 kilogr. d’ Anguilles.
Le Congre, de plus grande taille que l’Anguille, n’a pas d’écailles et semble être exclusivement marin. Sa larve ou Leptocephalus est un petit Poisson asexue, d’une transparence de cristal et de forme rubanée, dont le sang renferme des globules incolores : au bout de quelques mois d’existence pélagique, sa peau se charge de pigment, devient apparente, des glandes génitales appaaissent et des lacs de ■ globules se forment dans le tissu conjonctif nar ^ ^^P^rés du système vasculaire, ces lacs finissent
mlonris Celui-ci et le sang devient rouge. Conger
kdneus B^an, î T'a”!®*’®’ Méditerranée; G. ha-
ORDRE DES PHYSOSTOMES.
On a vu parfois l’ingeslion de la chair des Murénides déterminer de la siguatera ; Moreau de donnés en cite des cas pour le Congre, Chevallier et Duchesne pour le Congre et l’Anguille, Anderson pour le Congre, et Tybring pour la Murène.
A. Mosso, de Turin, a reconnu que le sérum du sang de ces mêmes Poissons a un goût particulier ; une goutte, mise sur la langue, donne un goût légèrement salé; un moment après, on perçoit confusément une saveur alcaline; au bout de dix à trente secondes, plus rarement au bout d’une à deux minutes, on sent enfin une impression de cuisson et un goût âcre, analogue à celui du phosphore ou de la bile. Si on introduit dans la bouche non plus une, mais plusieurs gouttes, on épïouve une irritation très désagréable, qui persiste longtemps.
Le sérum sanguin est fluorescent ; il est jaune pâle par transparence et blanc bleuâtre à la lumière réfléchie, avec des reflets semblables à ceux du pétrole ou des solutions de quinine. Ces caractères optiques n’ont aucune connexion avec les propriétés irritantes signalées plus haut : la Sole et la Vipère ont un sang également dichroïque, mais non irritant; chez les Murénides, le dichroïsme résiste à l’ébullition, alors que les propriétés irritantes sont détruites. Le sérum des Congres {Conger vidgaris, G. myrus) est moins brûlant et moins venimeux que celui des Murènes et des Anguilles.
Vichthyotoxine ou poison du sang des Murénides est un poison des plus énergiques. IL suffit d’injecter de sérum d’Anguille dans la veine jugulaire d’un Chien de 15^,2 pour tuer celui-ci dans l’espace de sept minutes. Une dose de 0"^,02 par kilogramme d’animal est suffisante pour amener la mort, en sorte que, malgré la petite quantité de sang dont elle est pourvue, on peut dire qu’une Anguille du poids de 2 kilogrammes possède assez de poison pour tuer dix Hommes. Le sang des animaux auxquels on injecte ce poison a perdu sa coagulabilité; l’hémoglobine ne se dissout pas dans le plasma.
L’injection de l’ichthyotoxine sous la peau ou dans la cavité abdominale amène aussi sûrement la mort que l’injection intra-veineuse; parla voie hypodermique, le poison agit localement et détermine une vive inflammation. Le Chien, le Cobaye, le Pigeon, la Grenouille se sont montrés sensibles à l’action de ce poison, mais à des degrés divers.
Le sérum sanguin des Murénides perd son goût âcre etbrû-
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lant, ainsi que sa toxicité à la température de 100»; évaporé dans le vide, puis redissous, il conserve au contraire toutes ses proptietés. Il ne contient ni sels biliaires, ni pigments bi liaires; son principe toxique est insoluble dans l’alcool à 90“ Injecté directement dans l’intestin grêle, il est absorbé et produit la mort; introduit dans l’estomac, il est inoffensif : le suc gastrique, les acides acétique et chlorhydrique lui font perdre sa toxicité. L’ichthyotoxine se comporte donc à la manière des matières albuminoïdes (I) ; il est intéressant de noter cette première ressemblance avec le venin des Serpents, dont le principe actif est, suivant A. Gautier, de nature aibumino’ide.
Pour déterminer l’action physiologique de Tichthyotoxine, Mosso défibrine le sang, puis en sépare les globules par la force centrifuge déployée par une rotation rapide; il injecte sous la peau ou dans les veines le sérum ainsi obtenu.
Aussitôt après l’injection, les mouvements respiratoires deviennent plus fréquents, sous riufluence d’une excitation centrale, et non des pneumo-gastriques, la section de ceux-ci n’amenant aucun ralentissement.
La mort arrive de façons diverses, suivant la dose. Une dose de 0«,02 à 0““,03 par kilogramme d’animal est mortelle chez le Chien; la respiration s arrête d’abord, puis le cœur. Des doses plus fortes peuvent arrêter en môme temps la respiration et le cœur. Des doses massives tuent instantanément par arrêt du cœur, alors que le thorax, l’abdomen et les lèvres se meuvent encore pendant un certain temps. Avec une dose de 0““,028, la respiration artificielle entretient la vie et permet au Chien d’éliminer le poison ; avec une dose de elle ne suffit plus pour sauver l’animal. L’arrêt de
la respiration tient encore à un trouble des centres et non à une paralysie des nerfs, qui conservent leur excitabilité; nouveau point de ressemblance avec le venin des Serpents.
Comme celui-ci encore, elle n’est point un poison du cœur, sauf dans les cas où l’envenimation est intense. Elle agit sur les centres et détermine d’abord une diminution de fréquence et une augmentation de force des battements du cœur, jointe à une grande élévation de la pression sanguine. Les battements redeviennent ensuite
Sniî-l toxiques dans le sang, entrevue dès 1880 par
duLl par R. Th. ’wurts [Les leucomaïnes
hiimfiinp np,.maip ’ déjà trouvé, en 1880, dans l’urine
humaine noimale, une leucomaïne qui provenait évidemment du sang.
ORDRE DES PHYSOSTOMEJ.
lus nombreux, mais finissent par se ralentir et par cesser. Le sang est noir, et ne se coagule plus ; ou bien la coagulation ne se fait gu’incoràplètement, le sérum ne se sépare pas du caillot et le sang tout entier se prend en une masse gélatineuse qui se dissout facilement.
Le poison agit surtout sur la moelle, spécialement sur les centres moteur et respiratoire ; les nerfs perdent leur conductibilité, le muscle ne se contracte pas sous l’influence de l'excitation du nerf. L’ichthyotoxine n’agit pourtant pas à la façon du curare, car la sensibilité disparaît d’ordinaire avant la motilité. L’insensibilité n’est d’ailleurs jamais générale ; chez le Lapin, elle est absolue dans tout le train postérieur, tandis que les parties antérieures du corps ont conservé toute leur sensibilité; Valentin a vu le venin de Vipère produire des accidents analogues chez la Grenouille.
Chez la Grenouille et le Lapin, la rigidité cadavérique apparaît aussitôt après la mort ; le venin de Vipère produit encore le meme effet chez le Lapin.
A. Mosso, IJr Acead. dei Line deL veleno che
veleno che si trova nel sangue dei Murenidi. Atti délia r. >i. Rendiconti, (4), IV, p. 665, 1888. - M., Aziove fisiologica i trova nel sangue dei Murenidi. Ibidem, p. 6i3.
Les Gvmnotides ressemblent aux Murénides ; ils n’ont pas d écailles, non plus que des nageoires ventrales, dorsale et caudale; 1 anale est très longue ; l’estomac porte tout à la fois un large caecum et des appendices pvloriques ; les oviductes existent, la vessie natatoire es double. Ces Poissons habitent les eaux douces de l’Amérique tropi- , cale: ils comprennent les cinq genres Caraÿus, Gymnotus, Rhamphkhthys, Sternarchus et Sternopygus.
Gymnotus electricus Linné.
Cette espèce, la seule du genre, a jusqu’à 2 mètres de longueur; c’est le plus grand des Poissons électriques. Il est très commun dans une grande partie de l’Amérique du Sud, notamment dans le nord du Brésil, à la Guyane et au Venezuela. Il ne se trouve que dans les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone (1) . 11 vit dans les eaux ' dont la température est de 25 à 27“ Bt se tient de préférence dans les petits cours d’eau et les
fl) Sir Horace Rumbold {Great silver river. London, 1887) l’avait rencontré aussi dans le liant Uruguay, au-dessus d l Ph. L. Sduev [Ele-cric fishes inthe river Uruguay. Nature, ïio 972, 1888) révoque en doute cette constatation.
a prétendu qu’on Druguayana. Mais XXXVIII, p. 148,
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mares vaseuses : une ou deux fois par minute, il vient à la surface, émerge la tête, avale de l’air, puis replonge en laissant échapper parles ouïes de nombreuses bulles d’air.
A part ces allées et venues du fond à la surface, le Gymnote reste immobile pendant le jour ; il se met en cbasse au crépuscule et recherche les Poissons, les Batraciens ou les Insectes. Dès qu’il s’est approché d’une proie, il la foudroie par une décharge électrique. La violence de celle-ci est telle, que les animaux situés dans un assez grand rajmn en sont paralysés ou môme sont tués sur le coup et viennent flotter à la surface, le ventre en l’air. Cette décharge, que les Hispano-Américains appellent golpe, est beaucoup plus forte que celle de la Torpille : elle est redoutable même pour des animaux de grande taille, comme le Cheval; toutefois, le Gymnote est insensible aux décharges d’individus de son espèce.
L’anus s’ouvre très près de l’extrémité antérieure; la nageoire anale s’étend jusqu’à l’extrémité postérieure et présente, par conséquent, une longueur considérable : sa longueur mesure exactement celle de l’appareil électrique. Celui-ci se continue sans interruption sur les quatre derniers cinquièmes de la longueur du corps; il est immédiatement placé au-dessous de la peau et constitue à lui seul toute la masse du corps, dans ses deux tiers inférieurs, la cavité viscérale et ses dépendances se trouvant refoulées vers le haut.
Sur une coupe transversale, on constate que l’appareil électrique est formé de deux grosses masses subcylindriques, molles, translucides, gélatineuses, d’un rouge jaunâtre clair. Ces deux gros cylindres représentent à peu près le tiers du poids total du Gymnote ; ils sont situés de part et d’autre de la ligne médiane, le long de laquelle ils sont contigus, etsontla continuation directe des muscles latéraux du tronc, dont ils reproduisent la disposition longitudinale et dont ils ne sont d’ailleurs qu’une modification. Ils sont entourés d’une épaisse enveloppe conjonctive, qui pénètre à leur intérieur et s’y ramifie de manière à constituer une gaine à chacun des innombrables cylindres longitudinaux dont se compose chaque organe ; toutefois, ces cylindres ou faisceaux ne sont pas tellement isolés de leurs congénères qu’ils ne puissent, en s’unissant à ceux-ci, former des lamelles horizontales superposées et donnant à l’organe un aspect feuilleté.
Les deux grands organes électriques bornent en haut un espace triangulaire qui occupe toute la portion inférieure du corps et dans
ORDRE DES PIIYSOSTOMES, 665
1 sont logés deux autres organes plus petits, mais ne différant d’ailleurs des précédents, dont ils reproduisent la disposition, faisceaux qui constituent chacun de ces organes se composent
nombre immense de petites lames électriques verticales, sépa- “,'^”les unes des autres par une forte cloison conjonctive et rappefnt la structure de l’appareil de la Torpille, si ce n’est que la face q7i était supérieure chez celte dernière est antérieure chez le Gym-
“°stchs a reconnu que le grand organe électrique était en réalité Pomposé de deux parties à peu près égales, l’une antérieure, l’autre postérieure, étroitement contiguës et s’appliquant l’une contre 1 autre mr une longue surface oblique de haut en bas et d’avant en arriéré, f’organe postéro-supérieur, méconnu jusqu’alors, se reconnaît déjà àl’ilnu à son aspect plus sombre, à sa teinte gris-rougeâtre et a sa plus grande transparence. Sa structure fondamentale est la même nue celle du grand organe antéro-inférieur ou du petit organe; toutefois les lames v sont notablement plus larges et plus épaisses.
Les deux, ou plus exactement les trois paires d’organes électriques reçoivent de la moelle un nombre considérable de nerfs qui sont entourés de gaines fort épaisses et vont se terminer a la face postérieure des lames électriques. L’encéphale ne présente point, corn ine chez la Torpüle, de lobes électriques spéciaux, mais les centres don émanent ces nerfs se trouvent renfermés dans la moelle epmiere. Sur une coupe passant entre la quinzième et la seizième vertebres, on voit apparaître dans l’axe de celle-ci un amas d énormes ce^^u les nerveuses, qui, si on le suit d’avant en arrière, se ^
en un véritable lobe électrique, d’où partent les nerfs finalement les lames électriques par leur face postérieure. Ratmei a reconnu que la face antérieure ou électro-positive de ces lame . réfléchissait sur ses bords, comme chez la Torpille, de façon a .c mettre en contact avec la face homologue de a ame suivan . théorie de la décharge que nous avons exposée à propos delà loipille s’applique donc également au Gymnote.
De meme que chez les Hajides, 1» plupart des Gjranotides no pas trace d'organe électrique, les masses musculaires conservé leur structure normale. Chez d'autres, tels que rimeeiis Valenciennes, il existe un organe pseu o e ec r q , respondant au grand organe du Gymnote.