‹ Traite des affections de la peauChapitre 10 sur 59 · MILIAIRE · texte numérisé non relu

MILIAIRE

apparition de légères saillies vésiculeuses à leur centre. Ces vésicules contiennent un liquide transparent à travers lequel on aperçoit la couleur rouge du derme (miliairc rouge) ; mais vingt-quatre à trente-six heures après leur naissance, le liquide se trouljle, devient purulent et donne à la vésicule un aspect laiteux (miliairc blanche). Après deux ou trois jours tl'existence, les vésicules se llétri?sent,s'airaissent et font place à une légère ext'oliation épidermique.

Le volume des vésicules dépasse rarement celui d'une tète d'épingle; la durée de chacune d'elles est de deux à trois jours, mais il est fréquent de constater plusieurs éruptions successives, de sorte que l'on peut suivre sur un même malade, et à un moment donné, toute l'évolution des vésicules, et que l'affection peut se prolonger pendant plusieurs septénaires.

Marche, durée, terminaison. — La miliaite est aiguë ou chronique : aiguë, elle dure de huit à quinze ou vingt jours ; chronique, elle persiste pendant des mois : cette durée se constate lorsque la miliairc existe chez des individus cachectiques.

Pronostic. ^ Par elle-même, la mihaire n'a aucune gravité; mais la maladie qui lui donne naissance est quelquefois sérieuse, témoin la suette miliaire.

Diagnostic. — La miliaire constitue un genre distinct de l'herpès, dont les vésicules, plus grosses, sont groupées sur une surface limitée ;

Des sudamina caractérisés par de petites vésicules transparentes, hémisphériques, ne reposant pas sur une surface rouge, n'occasionnant pas deprmit et dont la sérosité ne devient jamais purulente ;

De l'eczéma aigu caractérisé par des vésicules plus petites que celles de la miliaire, reposant sur une surface rouge, se rompant après une courte durée et laissant à- nu une surface, siège d'un suintement plus ou moins abondant ;

De l'acné miliaire, constituée par des pustules acuminées, traversées à leur centre par un poil et entourées d'une légère auréole rouge.

Ltiolofjic. — 11 existe une mihaire de cause externe et imo mihaire de cause interne.

46 AFFECTIONS GENERIQUES.

La miliairc de cause externe est due h la production de sueurs profuses, à l'action sur la peau de préparations sulfureuses ou mcrcurielles (miliaire provoquée directe), et, d'après Imbert-Goubeyrc, à l'ingestion de l'arsenic (miliaire pathogénétique).

Il existe plusieurs espèces de miliaires de cause interne.

M. Bazin admet une, fièvre miliaire idiopatliique, analogue à la fièvre ortiée ; c'est un pseudo-exanthème bénin, se terminant spontanément par la guérison.

La miliaire est une des manifestations de la suette, pyrexie épidémique et quelquefois grave.

Le D'' Gueniot a considéré la miliaire des femmes en couche comme une espèce spéciale, se séparant par des caractères distincts de la suette miliaire, de la miliaire sudorale M. Bazin

n'accepte pas cette opinion et professe que cette éruption constitue seulement un phénomène secondaire et le plus souvent sans importance. — Il en est ainsi, à ses yeux, de la miliaire que l'on observe dans le cours de la scarlatine, de la dothiéneutérie, du typhus, de la fièvre purulente, du rhumatisme articulaire aigu, de la lièvre intermittente, etc.; cette éruption est alors un simple épiphénomène de ces maladies et peut-être doit-elle être même considérée comme le résultat des sueurs abondantes que présentent les malades, et rangée parmi les mihaires de cause externe.

Au point de vue étiologique, nous pouvons doue admettre les espèces suivantes de miliaire :

Due U l'action de la sueur, —

sudorale.

Due à l'action de substance médicamenteuse,— mi'dicameuteuse.

Conséculivc à l'ingestion de l'arsenic.

Siiclle miliaire.

Fii'-vro puerpérale ■ ^"ariole ; Scarlatine ; Fii'-vre typhoïde ; llliumatisme articulaire, etc.

Miliaire l Miliaire provoquée

) directe, de (

cause externe. I

I Putliogéné tique.

iPscudo-exanthémalique.

Pyrétique. | ûurvenaiit] dans le cours des maladies rél)riles.

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