‹ Traite des affections de la peauChapitre 3 sur 59 · CLASSIFICATION CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION CLASSIFICATION

NOSOLOGIQUE. DERMATOLOGIQUE.

A. Dillonnilés sponUuiûus ou pi'O - Diiïoi'mités : naevi, ichthyose, vitiligo.

voquées.

B. Maladies.

(l) Chirurgicales de cause ex- lo AflecUons cutanées de cause externe, terne.

(a) Mécaniques ; plaies, déchirures, brûlures, ecchymoses.

(6) Artificielles : directes ou pa-

thogéuétiques.

(c) Parasitaires.

2" Affections cutanées de cause i,ilerno.

(") / Anthrax malin, charbon.

Rougeole, variole, scarlatine.

Taches rosées lenticulaires, sudamina, miliaire fébrile.

(2) Maladies de cause interne.

! Pestilentielles.

Exanthématiques.

Non exanthématiques.

(6) Pseudo-exanthèmes.

le) Phlegmasies.

(d) Hémorrhagies.

('.') Maladies constitution nelles.

/ Scrofule.

(f) Maladies

Syphilis.

Arthritis.

Herpélis, Pemphigus chronique.

Scorbut.

cachecliciues. \ t, , •,• ' \ Rachilis.

Maladie d'Addi

(^j Dialhèses.

Roséole, urticaire, pityriasis rubra aigu, pempliigus aigu, herpès, zona.

Eruption

des

fièvres.

Eruptions

pseudo-

exanthéma-

tiques.

Erysipèle.

Purpura.

Scrofulides.

Syphilides.

Arthritides. Herpétides.

Ei'uptions des j Pemphigus , pur cachexies. ' pura.

Eruptions diathésiqucs.

Epilliélioma, carcinc, cancroïde, niycosis, cic.

DES TROUBLES FONCTIONNELS ET DES LÉSIONS ÉLÉMENTAIRES DANS LES AFFECTIONS CUTANÉES.

(«) Troubles fonctionnels.

La peau présente une sensibilité générale en vertu de laquelle elle perçoit les irritations mécaniques, chimiques ou électriques; cette sensilîilitc appartient à tous les tissus qui reçoivent des nerfs appropriés ; mais, en outre, la peau est l'organe du tact et perçoit les notions de température, de sécheresse, d'humidité, de poids des corps, etc.

La sensibilité générale seule nous intéresse, et elle j)eut être augmentée, diminuée ou abolie dans les diverses affections de la peau. De là, de l'hyperesthésie et de l'anesthésie.

h'hyperesihésie est cai-actérisée soit par l'exaltation, soit pai' la perversion de la sensibilité.

Il y a exaltation lorsque, sous l'inlluence du moindre contact^ une personne ressent une douleur vive ; il y a perversion lorsque le malade éprouve spontanément des sensations de froid, de chaleur, de fourmillements, d'élancements, de pruiit et de démangeaisons. — Au point de vue des affections de la peau, nous devons surtout étudier les démangeaisons.

Démangeaisons. — On désigne, sous ce nom, ime sensation spéciale, douloureuse et qui porte le malade à se gratter sans cesse. Les démangeaisons se présentent, tantôt sous la forme de picotements et d'élancements, tantôt sous celle d'une cuisson, d'une vive chaleur ou d'une Ijrùlure. — Telle personne croit que la peau est traversée par des milliers d'aiguilles; telle autre éprouve une sensation de fouimillements, etc.

Pour diminuer l'intensité de ces sensations, le plus ordinal-

rement désagréables et douloureuses, le malade se gratte incessamment, et quelquefois substitue à l'action insuffisante de ses ongles celle de brosses, d'étriUes. — De là résultent des lésions ti-aumatiques de la peau qui s'ajoutent aux lésions préexistantes.

Les démangeaisons s'exaspèrent sous l'influence de la chaleur en général, de la chaleur du lit en particuher. De là, insomnie, agitation et quelquefois excitation cérébrale telle que la fohe en est la conséquence et que les malades se suicident pour échapper à leurs souffrances.

Les démangeaisons ont une assez grande valeur au point de vue du diagnostic différentiel des affections génériques et de celui de la maladie dont elles dépendent.

Anesthésie. — L'anesthésie est caractérisée par l'abohtion de la sensibilité tactile. — On l'observe principalement dans la lèpre ou éléphantiasis des Arabes.

La peau n'est pas seulement l'organe du tact, elle a encore pour fonction de sécréter la sueur, l'humeur sébacée, l'épiderme et ses annexes, les poils et les ongles.

Sueur. — La sueur peut être diminuée ou augmentée. — La diminution de la transpiration cutanée est un phénomène à peu près constant chez les vieillards et s'observe dans certaines affections nerveuses et cutanées (psoriasis, ichthyose).Elle détermine la sécheresse de la peau.

L'augmentation de la sueur est générale ou limitée à la plante des pieds, à la paume des mains, au creux axillaire, aux parties génitales, à l'anus, etc. — Certaines personnes sont spécialement disposées aux transpirations faciles et abondantes : telles sont les arthritiques. En outre, certaines maladies déterminent l'augmentation de la sécrétion de la suem\ Ce sont la suette, le rhumatisme articulaire aigu, la pneumonie, la phthisie, etc.

Lorsque la sueur est abondante et séjourne entre deux surfaces cutanées adossées l'une à l'autre, — scrotum et partie interne des cuisses, seins et peau du thorax, — on voit souvent survenir des éruptions érythémateuses (intertrigo).

Quelquefois la sueur ne peut s'écouler, parce que les canaux

20 TROUBLES FU.NCTIONAELS.

excréteurs de ces glandes sont obstrués ou ne suffisent pas à l'abondance de la production ; alors la sueur passe sous l'épiderme autour des orilices glandulaires, le soulève et détermine de petites vésicules remplies do liquide transparent et à réaction acide (sudamina).

L'existence de sueurs pendant l'espace d'une nuit suffit, chez certains individus, pour que leur corps soit couvert de vésicides sudorales.

Odeur. — La peau exhale parfois une odeur fétide et désagréable. Cette odeur s'exhale tantôt de toute la surface de la peau, tantôt d'une partie limitée des téguments. — Est-elle due à une altération de la sécrétion sudorifîque ou de la sécrétion sébacée ? Hébra se fondant sur ce que les odeurs que l'on constate rappellent celles d'acides graisseux, substances formées en proportion plus grande par les glandes sébacées que par les glandes sudoripares, les regarde comme le résultat de l'exJialation cutanée dans son ensemble.

L'odeur fétide qui s'exhale de toute la peau de certaines personnes, d'ailleurs saines, tient quelquefois à une idiosyncrasie, dans d'autres circonstances à l'absorption de matières odorantes, qui sont ensuite exhalées par la peau; enfin on l'observe dans certaines maladies, telles que rougeole, variole, scarlatine. Heim a même prétendu difierencier l'une de l'auti-e ces trois pyrexies par l'odeur exhalée !

Les parties limitées du corps qui donnent naissance à des odeurs désagréables sont les organes génitaux de l'homme et de la femme, le périnée, la plante des pieds, les parties latérales des doigts. — Ces odeurs sont dues alors à l'exagération de la sécrétion des glandes de ces parties. — Certaines personnes sont plus spécialement sujettes à cette gênante sécrétion, et (pielques médecins attribuent à sa suppression l'apparitiou d'affections plus ou moins sérieuses, telles que bronchites, dyspepsies, etc.

Sécrétion sébacée. — L'augmontation de la sécrétion de la matière séltacée produit des points noirâtres (acné punctata) lorsque cette sécrétion est retenue dans les ,!;landos ; dos croûtes

lilSIONS ÉLÉMENTAIRE^;. 21

OU une liumeuv vis(iueusc qui imprégno les parties afrocii'ps lorsqu'elle s'écoule an dehors (acix- s(!bacéo).

Sécrétion épidermique et des poils. — L'augmentation de la sécrétion épidcrmique donne ufdssance à, des squames (psoriasis, pityriasis).

La diminution ou l'altération de la sécrétion des poils ou des ongles produit l'alopécie, le changement de couleur des poils, la chute ou diverses altération des ongles.

{h) Lésions ou éruptions cutanées.

On désigne sous le nom d'éruption de la peau toute altération morbide de cette membrane.

Avec M. Bazin, nous admettons quatre ordres de lésions de la peau : les taches, les boutons, les exMiations, les ulcères.

A l'étude de ces lésions se rattache celle des cicatrices, modifications de la peau, consécutives à Tune ou à l'autre des lésions précédentes.

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