PAPULES HUMIDES, APRÈS UNE BLENNORRHAGIE
Le 7 mars 1845, entre à l'hôpital du Midi, salle lre, lit 14, un jeune homme de vingt-trois ans, atteint de papules humides autour de l'anus, et de plaques opalines sur les amygdales. Il présente , en outre , des croûtes ecthymateuses sur le cuir chevelu ; et sur la face, quelques pustules entourées d'une auréole manifestement cuivrée. Ces éruptions ont paru depuis deux mois à peu près. Le malade les attribue à un écoulement blennorrhagique qu'il a contracté, quatre mois avant. Il affirme qu'il n'a jamais eu aucun autre accident contagieux. Cependant, en examinant avec soin les organes génitaux, je vois un point de la face interne du prépuce, qui est d'une couleur plus foncée que les parties voisines, et au niveau de laquelle, existe une induration de la grosseur d'un
grain de chèuevis, d'une consistance, pour ainsi dire, caractéristique. Les ganglions inguinaux sont engorgés, durs, mobiles, indolents, formant, dans les aines, par leur aggrégation, des cordes du volume du petit doigt de la main.