‹ Traité des anginesChapitre 1 sur 43 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ce livre n'a rien emprunté a ce qu'on est convenu d'appeler l'esprit de la médecine moderne ; l'onde sur l'observation des malades, il entre de plain-pied dans la pratique, sans avoir eu à franchir les hauteurs d'une théorie.

Aucun homme mêlé de près ou de loin au mouvement scientifique n'a le droit de méconnaître la grandeur des progrès accomplis de notre temps ; mais à côté, sinon au-dessus des méthodes expérimentales, l'observation clinique garde une place qu'on' pourra lui contester, qu'on ne lui ravira jamais. Insuffisante dans toutes les maladies qui aboutissent à des productions adventices ou qui se terminent fatalement par la mort, l'observation du malade est la seule méthode qui s'applique aux affections curables, destinées à disparaître sans laisser après elles des matériaux d'étude.

Insister sur l'autorité de l'observation clinique, ce serait donner à croire qu'elle a besoin d'une justification ou d'une excuse; l'admettre à l'exclusion des autres procédés de recherches, ce serait nier la nécessité où nous sommes de profiter de toutes les ressources dont dispose notre intelligence.

Aussi bien, n'ayant abordé dans le cours de ce traité aucune question de principes, je tiens à ce que les prolégomènes se renferment également dans les étroites limites d'un simple exposé. Je me bornerai donc à indiquer le but que je me soi?

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