‹ Traité des anginesChapitre 11 sur 43 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

Beaucoup de substances irritantes ont la propriété, lorsqu'elles sont mises en contact avec l'arrière-gorge, de déterminer, ou une phlogose ou des lésions diverses de la membrane muqueuse. Il existe, par conséquent, toute une classe d'angines toxiques à laquelle il eût été désirable de consacrer un chapitre. Si je me suis abstenu, c'est que je ne me sentais pas en mesure d'ajouter un complément aux notions qui ont cours dans la science.

La dermatologie elle-même, malgré le degré d'avancement de nos connaissances, n'est pas richement pourvue de documents relatifs aux maladies toxiques de la peau. Les traités les plus complets mentionnent à peine les affections cutanées qui reconnaissent pour causes les topiques irritants, quoique les occasions de les observer ne fassent pas défaut, surtout dans la population hospitalière.

L'arrière -gorge n'est qu'accidentellement, et dans des circonstances exceptionnelles, soumise à l'action de ces substances. Tantôt c'est un médicament, qui provoque, au passage, une inflammation momentanée, tantôt c'est un produit caustique ingéré par erreur ou en vue d'accomplir un suicide; jamais ou presque jamais ce n'est en raison d'une intoxication professionnelle. 11 en résulte que les faits ne s'accumulent pas et qu'il faudrait le plus souvent substituer à une description une série incomplète de cas particuliers.

Lorsque l'empoisonnement a lieu à l'aide d'un acide violent comme l'acide sulfurique ou de toute autre substance corrosive, toute la cavité buccale est affectée, et ce n'est plus d'une angine mais d'une stomatite diffuse qu'il s'agit.

Quand la phlegmasie resuite de l'usage d'un remède duue de propriétés moins compromettantes, il se peut que la gorge soit affectée sans que la cavité buccale prenne une part égale

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