INTRODUCTION. XVII
qu'aux degrés extrêmes de la stomatite qu'on Voit apparaitndes ulcérations du voile du palais ou du pharynx, et encore ces altérations viennent-elles si tardivement qu'on doit plutôt les attribuer au ptyalisme qu'à l'intoxication hydrargyrique.
Quelques plantes virulentes, le datura, la belladone, la jusquiame donnent lieu à une sécheresse toute spéciale de la gorge, dont les malades se plaignent, et qu'ils distinguent très-bien de la sensation de la soif. Cet effet, presque constant lorsqu'on porte assez loin les doses, n'est pas dû à une perception trompeuse. La membrane muqueuse est sèche en réalité, comme on peut le constater par l'examen direct et surtout par le toucher. Il faut dire que la muqueuse gutturale n'est pas seule modifiée, mais que les sécrétions des bronches elles-mêmes perdent de leur activité sous l'influence du médicament.
Si j'insiste quelque peu sur ce fait bien connu, c'est que dans quelques cas d'intoxication par la belladone ou le da- Uira, il acquiert une certaine importance. Les empoisonnements involontaires par l'une ou l'autre de ces deux plantes vénéneuses ne sont pas rares chez les enfants, et ont fourni l'occasion de plus d'une erreur de diagnostic. La sécheresse de la gorge qui s'accuse, même au plus tort du délire, par des mouvements caractéristiques, confirmera les présomptions que pouvaient déjà donner le délire et la dilatation des pupilles.
Peut-être conviendrait-il de rapprocher des maux de gorge Ioxiques, los angines qui se déclarent si souvent à une période avancée de la fièvre typhoïde et à la phase de réaction du choiera. J'ai renoncé, après quelques hésitations, à décrire