INTRODUCTION. XIX
face; rigide, épaissie et ne se prêtant qu'avec un effort douloureux, à la déglutition.
Les raisons que j'indiquais plus haut m'ont décidé à omettre l'histoire de l'angine cholérique, perdue au milieu de tant de graves phénomènes ; sans danger, quand elle existe, sans menace d'affections secondaires, quand elle a disparu.
Les phthisiques sont aussi sujets à des altérations gutturales qui ont fixé l'attention d'un nombre très-restreint d'observateurs, et sur l'évolution desquelles, malgré une recherche attentive peut-être à cause de cette recherche, je ne me reconnais pas suffisamment édifié.
J'ai cru devoir ajourner, jusqu'à meilleur examen, l'étude des ulcérations qui se produisent soit sur le pharynx, soit sur les membranes de l'isthme, aux périodes avancées de la phthisie.
Un seul ordre d'accidents gutturaux me paraît mériter d'être signalé, parce qu'il appartient aux premiers stades, que parfois il est presque prémonitoire et que je n'en ai trouvé nulle part même la simple mention. Je veux parler des hémorrhagies et des varices de l'arri ère-gorge.
Le premier fait qui ait appelé mon attention est celui d'une femme de trente-cinq ans, domestique, veuve d'un ouvrier qui avait succombé à une tuberculisation pulmonaire. Cette femme, d'aspect robuste et vivement préoccupéejpar la crainte de la maladie dont son mari avait été victime, dépérissait visiblement. Interrogée par des amis, elle se décida à avouer qu'elle se croyait atteinte d'une maladie de poitrine déjà caractérisée à ses yeux par des crachements de sang, qui se répé-