INTRODUCTION. IX
sure d'estimer exactement ces rapports, plus analogues, dans leurs expressions morbides, à l'enveloppe cutanée qu'aux membranes profondes, pourvues de fonctions mieux définies. Aussi ai-je dû m'attacher aux rapports que la muqueuse gutturale entretient avec la peau. Mon opinion, je dirai plus, ma conviction que j'ai cherché à appuyer sur les faits, est que la dermatologie doit étendre jusqu'à l'arrière-gorge la sphère de ses investigations. C'est en conformité avec cette manière de voir que j'ai donné aux angines éruptives une si large place.
Ces données sur lesquelles je n'entends pas insister davantage, ont été exposées avec tous leurs développements dans les considérations générales, qui précèdent les descriptions particulières des diverses formes d'éruptions angineuses.
Il est impossible de méconnaître qu'en isolant les angines pour en faire l'objet d'une étude plutôt exclusive que spéciale, on s'expose à des objections si bien motivées que je tiens à les devancer. Ce n'est pas impunément qu'on se résout à rompre l'unité delà maladie pour n'envisager qu'un de ses éléments. Lorsqu'il s'agit des grandes fièvres éruptives, l'éruption gutturale est rattachée par un lien tellement étroit à l'ensemble des symptômes, que chacun de nous replace presque d'instinct l'énanthème dans le milieu pathologique d'où il a été détaché pour les besoins de l'analyse.
Il n'en est plus ainsi, quand l'affection angineuse entretient avec les autres phénomènes dont l'agglomération compose la maladie, une relation douteuse. J'ai cherché de mon mieux à montrer dans quelle mesure les affections de la gorge sont gous la dépendance de divers états morbides qui intéressent