PREMIERE PERIODE
Applications à la médeciue des» macliiues électriques, de la bouteille de lieyde et des batteries électriques.
Les anciens, du temps de Pline et même avant, connaissaient la propriété dont jouissait la torpille de produire un engourdissement quand on la touchait avec une pique ou une baguette. Galien rapporte le même fait. Plutarque dit que ce poisson fait éprouver un engourdissement aux pêcheurs par l'intermédiaire de leurs filets, et que si l'on verse de l'eau sur une torpille vivante la sensation se prolonge jusqu'à la main à la faveur de l'eau tombante.
Appien a décrit les deux organes qui possèdent la faculté de donner des commotions dont les anciens se servaient comme d'un moyen curatif , particulièrement dans la goutte, la paralysie, etc. D'autres observations analogues prouvent que les Grecs et les Romains avaient observé avec soin le phénomène de la torpille dont l'origine électrique est aujourd'hui bien démontrée.
Voisin rapporte que de son temps on faisait usage de la commotion de la torpille pour guérir les maux de tête invétérés, et qu'on l'employait aussi contre la goutte.
Dans le siècle dernier, alors que les physiciens se livraient avec ardeur à l'étude de l'électricité, on songea aussitôt à s'en servir comme d'agent thérapeutique. Après que Dufay eut montré que le corps humain pouvait servir de conducteur, et après la découverte de la bouteille de Leyde, qui n'eut lieu qu'en '17/i6, le premier ouvrage où il semble qu'on ait parié de l'emploi thérapeutique de l'électricité, est une thèse sur V /ï pplicalion de F électricité pour la guérison
de V hémiplégie, par J. Deshayes, d'Orléans, et soutenue à Montpellier le 24 avril i7/i0 (1).
Mais après la découverte de la bouteille de Leyde, en Mh^, les commotions que l'on put donner avec ce condensateur attirèrent l'attention des médecins en même temps que des physiciens, et des recherches furent entreprises de différents côtés.
Privati, à Venise (2), fit plusieurs séries d'expériences sur l'électricité médicale. A Bologne, en i7/|.7, Joseph Vesati se livra à des recherches de même genre, et à Genève Jallabert s'est livré, en i7/i8, à une étude sérieuse et assez complète de l'électricité considérée sous le point de vue de ses rapports avec l'organisme.
En France, l'abbé Nollet fit des recherches analogues et chercha quelle pouvait être Taclion prolongée de l'électricité sur les liquides et par conséquent dans différentes circonstances des actions physiologicjues. Bore, dans le même temps, montrait que l'eau électrisée sortait sous forme de jet par une ouverture capillaire d'un vase, alors qu'elle ne tombait que goutte à goutte sans être électrisée.
Jallabert, en 1748, s'est livré à une étude sérieuse et assez complète de l'électricité considérée sous le point de vue de ses rapports avec l'organisme.
]1 étudia les effets de l'électricité sur les êtres vivants et il prétendit qu'elle produisait l'accélération du pouls et l'augmentation de la chaleur du corps. Suivant lui, cet agent accélérait le retour des menstrues chez les femmes et produisait des convulsions involontaires dans les muscles paralysés.
Jallabert rapporte un fait de guérison d'un paralytique par l'électricité ; l'observation en est fort incomplète. Dans
(1) Voir un Recueil sur l'électricité médicale, 2" édition, î76î. Anonyme.
('2) Ibid.
fl APPLICATIONS DE l'i^LECTRICITÉ.
un chapitre à part, il cherche à établir quelques règles qu'il regarde comme indispensables pour l'emploi d'un agent qu'il considère comme un remède aussi prompt et efficace qu'il est dangereux.
L'abbé Sans publia, en 1772 et en 1773, un ouvrage sur la guérison de la paralysie par l'électricité (1 vol. in-12). Dans ce travail l'auteur rapporte huit cas de guérisons complètes ou incomplètes de paralysies par l'électricité, et quelques autres cas de simples améliorations ; il cherche à réfuter l'opinion de ceux qui ne croient pas à l'efficacité de cet agent dans ces maladies, et ne peut guère se rendre compte des insuccès de Morand, de de Lassonne et de NoUet. L'abbé Sans ne fait pas connaître, dans ce travail, ses procédés opératoires. Indépendamment des faits qui lui sont propres, il rapporte quelques cas de guérisons de paralysies obtenues par Sigaud de la Fond, en 1777.
En 1778, Mauduyt rendit compte à la Société royale de médecine des expériences qu'il avait entreprises sur les applications de l'électricité à la médecine. Son travail a pour base quatre-vingt-deux observations de paralysies, de stupeurs ou d'engourdissements, de rhumatismes, de rhumatismes goutteux, de surdité,. d'amaurose, d'aménorrhée, etc., etc. Il commençait le traitement par le bain électrique, dont il augmentait peu à peu la durée jusqu'à trois heures par jour; ensuite il tirait des étincelles de diverses parties du corps ; rarement il employait la commotion générale. Il recommande en même temps de faire, usage d'autres médications.
Il fait suivre ce travail d'un autre dans lequel il traite des effets généraux, de la nature et de l'usage de l'électricité comme médicament. Yoici ses conclusions :
1° L'électricité positive accélère les pulsations du pouls et la négative les ralentit. Elle augmente les transpirations insensibles, excite la sueur et fréquemment la salivation.
Si elle est très forte, la sueur et la salivation peuvent être
excessives : assez souvent elle amène des urines troubles et des évacuations chez les gens constipés.
2° Elle déplace des douleurs anciennes et rebelles; elle rend la chaleur aux parties qui ont une sensation de froid habituelle ou invétérée; elle guérit des membres atrophiés et décolorés, elle dissipe des œdèmes; elle rétablit des paralysies de sentiment et de mouvement complètes ou incomplètes; elle ramène des évacuations critiques supprimées; elle augmente la sécrétion des cautères et vésicatoires. 11 n'a pas observé qu'elle produisît de l'agitation; souvent elle procure du calme et du sommeil.
Quant aux indications de l'électricité, Mauduyt regarde cet agent comme favorable dans les paralysies, les affections chroniques par suppression d'évacuation, et généralement toutes les fois qu'il convient de fluidifier les liquides et de donner du ton aux solides.
11 la croit nuisible, quand il y a excès de sensibilité et d'irritation nerveuse.
La plupart de toutes ces assertions sont contestables, mais il est curieux de les rapporter pour l'histoire de la science.
L'abbé Berlholon (1780) s'occupe de l'électricité dans un travail qui a pour titre : De V électricité du corps humain dans Vétat de santé et de maladie (2 vol. in-8). La première partie, qui traite de l'électricité du corps humain dans l'état de santé, n'est guère qu'un tissu d'hypothèses. La deuxième partie, consacrée à l'application de l'électricité, mérite encore ce reproche à un plus haut degré. L'auteur classe les maladies selon qu'elles dépendent d'une plus ou moins grande quantité de fluide électrique contenu naturellement dans le corps humain. De là il part pour recommander l'emploi de l'électricité dans les cas où cet agent lui semble en moindre proportion. Pour donner une idée de l'esprit de l'ouvrage, je ne choisirai qu'un seul exemple : l'électricité est un excellent moyen contre les dartres et autres maladies cutanées,
^ APPLICATIONS DE L'ÉLÎiCTRICITÉ.
parce que ces affections dépendent d'une diminution du fluide électrique contenu normalement dans Torganisme.
Bertholon conseille également l'électricité dans les maladies convulsives et surtout dans les paralysies, affections dans lesquelles il se borne à rappeler les succès obtenus par Jallabert, Sauvages, Sigaud de La Fond. Quant à la méthode à employer pour appliquer l'électricité, l'abbé Bertholon en indique cinq : 1° le bain, 2° l'impression du souffle, 3° les aigrettes, h-° les étincelles, 5° la commotion. La seule dénomination de ces moyens indique assez ce dont il s'agit pour que j'aie besoin d'y insister. Il admettait que les séances par bain ou impression devaient durer deux heures par jour ; celles par aigrettes ou étincelles un quart d'heure, enfin les commotions ne devaient être données qu'au nombre de douze à quinze par séance.
La même année (1780) vit paraître un mémoire de Mazars de Gazelles, sur l'électricité médicale, mémoire publié à Toulouse. Dans ce travail, l'auteur rend d'abord compte des faits observés par Mauduyt, à Paris, et publie ensuite les résultats qu'il a obtenus lui-même avec l'électricité négative. Il publie 20 observations :
3 cas de rhumatisme goutteux suivis de guérison.
l cas de sciatique guérie rapidement.
1 cas de tumeur blanche améliorée.
1 cas d'engelures guéries rapidement.
1 hystérie convulsive avec contractions guérie après cinq mois de traitement.
13 cas de paralysies pour lesquelles on a obtenu les résul'tats suivants :
5 insuccès complets. C'étaient des paralysies générales ou des paralysies très anciennes.
6 améliorations plus ou moins grandes; il s'agissait d'hémiplégie.
. 2 guérisons. C'étaient deux paralysies hystériques.
On voit que ces résultats publiés avec bonne foi n'ont pas été si merveilleux que le croit l'auteur. Malgré cela, je pense encore qu'ils sont bien exagérés.
En 1781, Sigaud de La Fond publie un travail qui est plutôt l'historique de ce qui a été fait jusqu'alors pour les applications de l'électricité à la naédecine qu'un véritable traité original.
En 1782, Mazars de Gazelles fait paraître un deuxième mémoire sur l'électricité, et publie 46 observations dont voici le résumé :
23 cas de paralysies, dont 9 insuccès complets, 6 améliorations et 8 guérisons, parmi lesquelles 1 paralysie hystérique et 1 paralysie saturnine.
1 hystérie guérie.
3 ophthalmies chroniques sans aucune amélioration. 5 amauroses, dont 3 insuccès, 2 améliorations très grandes.
3 rhumatismes articulaires chroniques guéris.
3 tumeurs blanches, dont 1 amélioration, 2 insuccès.
3 rhumatismes goutteux, dont 2 guérisons, i insuccès.
2 sciatiques guéries.
2 engelures guéries.
1 observation indéterminée.
On voit ici que les insuccès balancent presque les succès. Beaucoup de ces observations, du reste, manquent de détails suffisants pour affirmer que le diagnostic a été exact.
Depuis cette dernière époque (1788 et 1792), Mazars publia de nouvelles observations de guérisons des maladies les plus diverses par l'électricité. Ces affections sont toutes de la même nature que celles que nous venons d'énumérer.
Gavallo (1785), dans son Traité complet d'électricité, en consacra une partie aux applications de cet agent dans la médecine ; on y trouve l'exemple d'un fâcheux accident dû h l'administration intempestive de l'électricité, accident rap-
8 APPLICATIONS DIî l'ÉLHCTRICITÉ.
porté par le docteur Hart (de Shrewsbury). Une jeune fille de seize ans électrisée pour une paralysie atrophique du bras droit, tomba paralysée de tout le corps après la deuxième séance d'électrisation ; quinze jours après, celte paralysie accidentelle fut guérie et l'on revint à l'électrisation ; mais la troisième séance ramène la paralysie générale qui disparut en laissant la malade dans son état primitif. Cavallo donne les procédés à suivre pour appliquer l'électricité dans les maladies. Ces procédés sont toujours les mêmes : la machine électrique, la bouteille de Leyde, les tabourets isolants, modifiés de différentes manières. Il est inutile d'y insister.
Alexandre de Humboldt publia, en 1799, ses Expériences sur le galvanisme, ouvrage dans lequel il insiste longuement sur l'irritation des fibres musculaires et nerveuses sous l'influence de cet agent. Cet ouvrage, traduit par Jadelot, fit une grande sensation ; il est basé sur des expériences sérieuses, et c'est un des premiers traités qui relatent des expériences dans lesquelles l'auteur ait fait usage de la pile galvanique.
On y trouvera beaucoup de faits relatifs à l'irritabilité musculaire, faits qui sont vrais et irrécusables, et que tous nos électriciens modernes semblent avoir perdu de vue et complètement oubliés. 11 faut toutefois distinguer dans cet ouvrage les faits réels et positifs des explications trop souvent théoriques.
Sigaud de La Fond publia, en 1802, un ouvrage intitulé: De l'électricité médicale (1 vol. in-8), traité dans lequel il résume les faits connus avant lui.
Dans une première section, l'auteur étudie l'électricité d'une manière générale, ses divers modes et ses effets sur le corps de l'homme. Voici les propriétés qu'il lui attribue :
L'électricité accélère le mouvement des fluides dans le système capillaire animal, ainsi que les pulsations du pouls.
L'électricité augmente le produit de la transpiration insensible, de même que toute espèce d'évacuation.
L'électricité, enfin, augmente la chaleur animale et donne du ton aux fibres animales.
L'électricité positive jouit spécialement, suivant ces auteurs, de ces diverses propriétés.
Dans la deuxième section, Sigaud de La Fond examine les appareils convenables à l'administration des fluides électriques et les diverses manières d'en faire usage ; il emploie les modes suivants :
1° Bain électrique ;
2" Électrisation par étincelle ;
3° Électrisation par voie d'irroration ;
II" Électrisation par frictions ;
5° Électrisation par voie d'insufflation ;
6° Électrisation par voie d'exhaustion ;
7° Électrisation par voie de commotion.
Tous ces modes sont décrits avec soin.
La troisième section est consacrée aux maladies auxquelles le fluide électrique a été jusqu'à présent administré avec succès. Dans cette section, la plus longue de son livre, il étudie presque toutes les maladies du cadre nosologique, maladies qu'il range dans les dix classes suivantes :
1» Maladies de la superficie;
2° Maladies fébriles ;
3° Maladies inflammatoires;
II" Maladies spasmodiques ;
5° Des essoufflements ;
6° Des débilités et des paralysies ; c'est dans cette section qu'il rapporte vingt-sept observations de guérisons de paralysies ;
?•» Des douleurs;
8° Du vertige ;
9° Des flux ou maladies évacuatoires ;
10° Des maladies cachectiques.
Presque toutes les maladies sont passées en revue, et dans
10 APPLICATlO^iS DE L'ÉLEGTiaCITÉ.
la plupart l'auteur rapporte quelques cas de guérison. On ne saurait donc s'imaginer la confusion qui règne dans cet ouvrage. On y trouve cependant quelques faits curieux, quelques cas remarquables de guérison qu'il serait peut-être utile de rappeler ; mais ces faits, peu nombreux, sont noyés au milieu de tant d'erreurs, de tant de fausses interprétations, qu'il vaut mieux ne pas perdre son temps à lire actuellement cet ouvrage, on n'en tirerait certes aucun profit.
Pascalis publia en 1819 un mémoire sur l'électricité médicale renfermant le traitement qui peut assurer le succès de son application. Après quelques préliminaires, l'auteur étudie les cas qui peuvent requérir l'administration de l'électricité ; il rappelle d'abord brièvement les résultats auxquels sont arrivés les auteurs qui l'ont précédé ; il examine ensuite, dans autant de sections à part, les maladies suivantes :
1° Les paralysies : il ne fait guère que discuter les observations de Mazars de Gazelles, Sigaud de la Fond, et surtout celles de Mauduyt ; nous n'y avons trouvé aucun fait propre à l'auteur ; 2° l'amaurose : après avoir rapporté quelques succès obtenus par Wilkinson, Bonnefains, de Saussure, de Hall, de Wesley, de Westleins, il fait ressortir l'incertitude qui règne encore à cet égard, et, au lieu de présenter les moyens de la lever, il passe en revue les médicaments qui, suivant lui, pourraient aider l'action de l'électricité; â" la surdité et les rhumatismes; iTles maladies convulsives ; 5° l'aménorrhée ; 6° les affections laiteuses ; 7° les hémorrhoïdes ; 8° les flueurs blanches ; 9° l'inflammation ; 10" les fièvres intermittentes; 11° les scrofules. C'est toujours le même système: rappel de quelques succès obtenus, indication de médicaments pouvant aider l'action de l'électricité, mais aucun fait personnel, aucune observation propre à l'auteur, puis des vues théoriques, et qui, la plupart du temps, n'ont rien de scientifi que
L'auteur termine son travail p^ar l'exposé de divers moyens d'administrer l'électricité; ce sont : la machine électrique, les étincelles, l'isolement, les aigrettes, les frictions électriques, les commotions, tous les moyens employés par Sigaud de la Fond, Mazars, Mauduyt.
Thillaye publia en 1803 son Essai sur l'emploi médical de V électricité et du galvanisme. C'est le premier travail sérieux et complet qui ait été entrepris sur cette branche de l'art de guérir. L'auteur examine successivement : 1° les diverses méthodes d'application, 2° les circonstances dans lesquelles il faut en faire usage, 3° les modes qu'il convient d'employer suivant les différents cas, h" les dangers qui peuvent résulter soit du mode d'élection lui-même, soit aussi des circonstances dans lesquelles on l'emploie; 5° l'association de l'électricité à d'autres remèdes, soit pour en hâter et favoriser les effets, soit pour s'opposer aux métastases que cet agent pouvait déterminer.
Les méthodes d'application décrites par Thillaye sont les suivantes : 1° le bain électrique, 2° l'électrisation par pointes, 3° l'électrisation par étincelles, k" les commotions électriques, 5° les commotions galvaniques. 11 conseille l'emploi de l'électricité dans les maladies suivantes : les rhumatismes récents et anciens, les ophlhalmies, la surdité, l'épilepsie, les mouvements convulsifs, le tétanos, et surtout la paralysie» La chorée et les tremblements lui ont fourni des succès assez nombreux, puis viennent quelques cas d'amaurose, de douleurs arthritiques et d'asphyxie, de dartres, de scrofules, le traitement mercuriel.
On voit qu'une grande partie des maladies du cadre pathologique pouvaient, d'après Thillaye, se trouver très bien des applications de l'électricité.
Parmi les dangers ou plutôt les contre-indications, il indique la sensibilité vive du sujet, la phthisie pulmonaire, l'époque de la menstruation, les phlegmasies viscérales, les
12 APPLICATiONS DE l'ÉLECTRICIIÉ.
hémorrhagies; il conseille de préférer les guérisons lentes aux guérisons rapides.
Nous rapprocherons des mémoires précédents le travail publié en 181x1 par Pallas. Bien qu'assez récent, on le croirait composé cinquante ans plus tôt. Cet ouvrage a pour titre : De rinfluence de l'électricité atmosphérique et terrestre sur forganisme , et de V effet de V isoleraient électrique considéré coîiime moyen curatif et préservatif d'un grand nombre de ma^ ladies (1 vol. in-8).
Le titre seul de cet ouvrage indique son plan et le but qu'il prétend atteindre.
La première partie est consacrée à l'exposé des phénomènes généraux de l'électricité.
La deuxième à l'action de l'électricité sur l'économie animale. C'est surtout dans cette partie que Pa,llas étudie les effets de l'isolement ; il examine ensuite dans autant de chapitres la géographie physique du globe, l'atmosphère, l'eau naturelle, le calorique, qui nous semblent avoir peu de rapport avec le but que l'auteur s'est proposé dans son livre; il recherche ensuite les sources de l'électricité naturelle, les phénomènes électriques qui se passent dans l'atmosphère et au centre de la terre, l'action de l'électricité sur la nature et sur l'homme. L'un de ses chapitres les plus longs est intitulé : De l'électricité considérée comme cause de maladies.
Les derniers chapitres sont enfin destinés à étudier les effets de l'isolement électrique sur plusieurs maladies, puis des considérations générales sur cet isolement lui-même.
Cet ouvrage contient çà et là quelques faits intéressants rassemblés par l'auteur ;maisce n'est en résumé qu'uneréunion d'idéespurementthéoriques et de conceptions qui ne sauraient être prises au sérieux. Après l'avoir lu avec attention, nous n'y avons rien trouvé qui pût nous être de quelque utilité.