POSAGE PAR ARROSEMENT
vernis qu une autre, on la mouille plus ou moins fortement avec le pinceau avant de lui donner l’enduit vitrescible. On peut aussi lui enlever une grande partie de la Glaçure en la brossant.
§ 2. — Posage par arrosement et aspersion.
Lorsque la pâte est complètement cuite et qu’elle n’est plus absorbante , on ne peut poser le vernis par simple immersion , il n’en adhérerait pas suffisamment à la surface des pièces.
Alors il faut donner au liquide aqueux qui tient l’enduit vitreux ou vitrescible en suspension , une consistance semblable à celle de la crème ou d une bouillie assez épaisse ^ on prend de cette bouillie dans un vase d’une petite capacité et on la verse dans la pièce plate ou sur la pièce ronde à laquelle on veut donner la Glaçure ; on imprime à cette pièce un mouvement particulier de balancement qui empêche ce liquide visqueux de la quitter trop promptement et qui lui permet au contraire de s étendre assez également sur sa surface $ une légère secousse fait tomber l’excédant.
Le reste du procédé de retouche, de nettoyage de la pièce dans les parties où il 11e doit pas rester de vernis est le même que dans le premier procédé.
Ce procédé s’applique presque exclusivement aux porcelaines tendres et aux grès. Je regarde la mise en Glaçure des faïences fines comme participant à peu près également du procédé de l’immersion et de celui de l’arrosage , quoique le premier semble dominer.
L’ Aspersion consiste à saupoudrer la pièce à Glacer du corps qui doit se fondre à sa surface et entraîner une partie de la pâte dans sa fusion. Ce procédé ne s’emploie que pour les Poteries les plus grossières qui ne doivent recevoir , qu’un seul et même feu pour la cuisson du biscuit et du vernis et qu’on ne pourrait plonger dans une glaçure délayée sans les briser ou les délayer 5 l’enduit vitrescible dont on les couvre , est du minium ou de la litharge en poudre. Ce grossier procédé a en outre le grave inconvénient i d’être extrêmement dangereux pour la santé des ouvriers qui