‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 125 sur 261 · LE BOIS · texte numérisé non relu

LE BOIS

A. Le Bois.

Les Bois dont on fait le plus d’usage suivant les pays ou selon les sortes de Poteries, sont :

Le tremble ( populus tremula) ;

Le bouleau ( betula alba ) j

Le sapin ( abies picea ) -,

Le pin ( pinus sylvestris ) \

Le chêne (quercus robur ).

En général , ces Combustibles végétaux doivent être réduits en bûchettes d’autant plus fines , que la température qu’on veut obtenir doit être plus forte et le coup de feu plus vif.

Il en résulte que les Bois qui se fendent le mieux , comme le tremble , le sapin , sont les plus recherchés , parce que la façon du fendage est moins chère. Le chêne, qui ne pourrait donner une flamme longue , qu’étant réduit en bûchettes minces , se prêtant difficilement à cette division , s’emploie aussi plus rarement dans cet état.

Lorsqu’on ne peut pas se procurer aisément d’autre Bois, on emploie alors ce que l’on nomme des fagots ou bourrées, c’est-à-dire des branchages minces, réunis en faisceaux. Ce Combustible, qui est en général à meilleur marché que les autres, est principalement employé dans la cuisson des Poteries communes , quelle que soit la température qu’elles exigent.

Ces Bois doivent être amenés à un état de dessiccation convenable $ mais il paraît qu’il ne faut pas qu’elle soit portée trop loin.

Je crois qu’on peut distinguer dans l’humidité des Bois deux origines bien diuérentes :

Celle qui est due à la sève et celle qui n’est due qu’à l’eau , ou l’humidité des Bois verts et l’humidité des Bois mouillés.

Le Bois de chêne contient sur i ooo parties

D’eau de végétation . • . 361

Sec, d’eau interposée. . . 189

(Hümfort.)

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