BRIQUES. CUISSON AU BOIS
Pour cette Cuisson , on préfère à la houille grasse la variété de houille voisine de l’anthracite qu’on appelle souvent charbon de brique, charbon de fours à chaux, et que M. Clere nomme houille sèche et maigre; elle s’étend mieux sur les assises de briques, laisse mieux passer l’air et donne plus de chaleur que la houille grasse.
B. Cuisson au Bois. — La Cuisson des briques au moyen du bois, se fait d une manière tout à fait différente; ce combustible brûle très-bien par une bouche de foyer ou courant d’air latéral; il donne peu de cendres, mais il a besoin d’être renouvelé souvent pour produire la même chaleur que la houille : il doit donc se placer dans des foyers particuliers et au-dessous de la masse à cuire.
Le fourneau (PL xv, fig. 3, A, B, C) peut être divisé comme la plupart des fourneaux, en foyers et en laboratoire.
Les foyers (/, f, f) sont multiples et inférieurs et même souvent enfoncés dans le sol, ils consistent en deux ou trois canaux, selon la grandeur du fourneau, voûtés et parallèles. La voûte de ces canaux, au lieu d’être pleine, est composée de neuf àdouze arceaux transversaux (a), qui laissent entre eux une fente assez large. C’est par ces fentes que la flamme du combustible mis dans les foyers, doit pénétrer dans le laboratoire du fourneau
Le laboratoire (/, l) placé directement au-dessus des foyers, est un prisme à quatre pans ; ces pans ou murailles sont construits solidement en Briques cuites. Il y a quelquefois une double muraille extérieure et l’espace entre les deux murailles est rempli de matériaux divers ; cette disposition concentre la chaleur. Le corps de ce fourneau est rempli de Briques à cuire; elles y sont placées de champ et laissent entre elles un peu d’espace ; les Briques de chaque assise croisent celles de l’assise inférieure. On élève ordinairement la masse des Briques à cuire d’un mètre environ au-dessus des murs qui forment les parois du fourneau (les fig. 3, A, B, C, représentent ce fourneau et cette disposition en M).
On commence par faire très-peu de feu dans les foyers, on l’augmente ensuite jusqu’à faire devenir blanches les ouvertures