URIQUES. CUISSON A LA TOURBE
de ces foyers. Le feu dure en tout environ trois ou quatre jours.
Le rédacteur de l’article Briquetier, de Y Encyclopédie Méthodique, dit avoir appris de Schreber, savant suédois, qu’on peut construire des fourneaux semblables au précédent en terre à brique mêlée de paille, pétrie en grande masse et le plus ferme possible -, on les bâtit à la manière des maisons faites en pisé. Les fourneaux construits d’après cette méthode coûtent moins et sont plus durables que ceux qu’on bâtit en Briques, qui ont besoin de fréquentes réparations. Mais comment en séchant et surtout en subissant la haute température de la Cuisson , ne se fissurent-ils pas de toute part par l’effet de la retraite?
En décrivant quelques briqueteries particulières, je reviendrai sur les fours à Briques fermés.
C. Cuisson à la Tourbe. — La troisième sorte de combustible employée pour la Cuisson des Briques, est la tourbe; elle doit contenir encore beaucoup de filaments de végétaux peu altérés, afin de donner la flamme longue qui est nécessaire, et comme les foyers n’ont point de cendrier, il est bon qu’elle donne peu de cendre.
Les fours sont construits à peu près sur les mêmes principes que les fours à cuire au bois.
Comme la Cuisson à la tourbe est principalement employée en Hollande, j’en décrirai les détails plus bas à l’article dés Briques de Hollande.
Quelques effets de la Cuisson. — Les Briques perdent de leur poids et diminuent de dimension en séchant et en cuisant. Ces réductions sont assez différentes, selon les diverses qualités de ces matériaux.
M. Fourcroy de Ramecour a évalué à 4 p. cent la retraite sur la longueur qu’éprouve une Brique en passant de l’état sec à celui de parfaite Cuisson.
Il a évalué les pertes en poids qu’ éprouvent les Briques de Flandre en passant du moulage à une dessiccation complète à o, a3, et en passant de cette dessiccation à une cuisson parfaite à o, o55.