‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 186 sur 261 · PRIX · texte numérisé non relu

PRIX

le 1,000.

Des briques ordinaires .

28fr-

Des briques carrées pour fondations ,

rouges et peu cuites .

Ces briques carrées pour fondations,

fort cuites , brun rouge .

briques ordin. lisses, rouges, lre gr.

Briques ordin. lisses , rouges , 2e gr.

Carreaux quadrang., dits briqueteaux.

Carreaux hexagones , côté .

La Brique ordinaire est composée avec les terres argileuses qu’on prend sur le lieu même.

i° De la terre supérieure qu’on appelle forte et quelquefois erre franche. C’est une argile sableuse ferrugineuse , jauîâtre ou brunâtre , qui ne fait point effervescence. Elle entre dans

a masse pour . 66

2° De marne sableuse, grisâtre, inférieure à la précétente, faisant une vive effervescence, mais partielle et

le peu de durée . 34

La première est exploitée à l’automne , réunie et laissée à l’air out l’hiver jusqu’au ier avril que commencent les travaux.

A cette époque elle est mêlée avec l’inférieure à l’aide de la , telle et de la marche, l’ouvrier entre dans la masse de pâte 'usqu’aux genoux.

Les carreaux et les briqueteaux se font avec la marne argileuse le la montagne d’Écouen, formant un banc composé de lits ,e plusieurs nuances dont la principale tire sur le vert ; elle st marchée.

Une compagnie de briquetiers se compose de quatre ouvriers, tn qui mêle, marche et prépare la terre, deux mouleurs dont

DP.IQUES.

l’un se détache de temps en temps pour aller chercher la terre préparée et un garçon pour démouler les Briques et les placer sur l’aire-, une telle compagnie fait 7,000 Briques ordinaires, par journée de quatorze heures dont deux heures de repos , reste douze de travail

Les Briques qu’on y fait sont en général du petit modèle , rouges ou jaunâtres, peu cuites, et par conséquent absorbantes, faciles à tailler et fusibles à haute température.

La Cuisson se faisait autrefois au bois , avec des branchages réunis en faisceau qu’on nomme bourrée ou fagot , on y employait même des souches de jeunes troncs de bouleau, enfin 1 tous les bois qu’on appelle de rebut. Le four, qui a peu changé de forme , est un grand parallélipipède fermé de murs de trois côtés , ouvert sur le devant , où sont les bouches de trois foyers en arceaux; le tout recouvert d’un toit léger et à claire-voie. Il J peut contenir plus de cent milliers de pièces , Briques , tuiles et

carreaux ; ces deux derniers ustensiles forment le milieu de la

masse a cuire.

Le petit feu se fait avec des souches d’arbres et d’arbrisseaux, et dure quinze jours. Le grand, avec des bûches de bouleau, et ! dure cinq jours.

Plusieurs briquetiers de Sarcelles cuisent encore ( 1 84*3) de cette manière.

Mais M. Lefort, un des plus grands briquetiers de cet endroit, et de qui je tiens la plupart des renseignements suivants, cuit à la houille depuis environ six ans ; c’est de la houille de Fresne,1 dite G a 1 e t e r i e .

Ses fours diffèrent peu des' anciens fours à bois; ils sont carrés et ont trois foyers; chaque foyer a une bouche sut grille, il est voûté et a un cendrier.

Le four renferme 60 à 70,000 Briques ; il faut de neuf à dh jours pour les cuire, environ six jours de petit feu et quatrt

P) On voit que tous ces nombres s’accordent assez bien avec ceux que j’a donnés dans le cours de cet article; ce qui montre qu’ils ne sont pas exagérés comme je l’avais soupçonné dans l’origine.

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