‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 203 sur 261 · OBJETS DIVERS · texte numérisé non relu

OBJETS DIVERS

Ce sont i°ee que Ton appelle des Briques creuses pour faire des murs de refend et des cloisons légères, en tout préférables aux cloisons de bois ou de plâtre, 20 des petits cylindres creux et fermés, dits pots creux, manchons ou globes, pour les planchers et les voûtes (*). Tous objets d’une pâte analogue à celle des Briques, mais se rapprochant davantage par sa finesse, son homogénéité, son façonnage nécessairement plus soigné, de I celle des carreaux.

Les principes de composition de la pâte , du façonnage et de la cuisson , sont à peu près les mêmes que ceux qui s’appliquent j aux carreaux. Je n’ai donc qu’à indiquer les principales diffé- |. rences de fabrication.

Ainsi, lorsqu’on a voulu donner à ces matériaux de construc- j tion, avec la solidité des Briques, la forme parallélipipédique qui | en rend le posage si prompt et si solide, tout en les allégeant par h une cavité, on a pensé à y appliquer la presse à tuyaux {fi g- \ , A, j B, PI. IX). Ce n’était pas de donner à la cavité une base carrée où i était la difficulté, ni même d’établir une cloison dans le milieu de cette cavité, mais c’était de tenir fermée une des extrémités de

cette cavité. M. Bocli- Buschmann a obtenu facilement ce résultat par la modification figurée ci- !

contre, apportée à la presse à Tuyau qui sera décrite au 6e ordre. Les additions qu’il y a faites ne partent que de la partie de la boîte où est placé le noyau. Elles consistent, j comme le montre la fi- i gure n° 1 3 ci-contre , en , ; deux noyaux ( n n !) au lieu d’un, suspendus dans le cylindre (c) , qui coutient la terre (b b b) ; !

77mm M

(') Cal. du AI. de S., PI. 11, fit] . U

POTERIES TENDRES MATTES

(p) est une planche adaptée par des vis au cylindre; on y a réservé l’espace vide (/) où doit se mouler la tête ou partie fermée de la brique.

On ferme l’ouverture (f) par la planchette (/>), de manière à ce que, quand on presse la terre du cylindre, elle pénètre dans l’espace (/*), le remplit et forme la tête de la brique; on continue de presser en détachant la planchette ( p ) jusqu’à ce que la brique ait la longueur voulue. Alors on la coupe avec le fil de fer et on l’enlève sur la^planchette (/?).

11 a été nécessaire de permettre à l’air de s’introduire dans la cavité (f) au moyen d’un petit conduit pratiqué dans les noyaux (n n) par leurs tiges (t f); sans cette précaution, la pression atmosphérique empêcherait la terre de se détacher des noyaux. On obtient par ce moyen, avec beaucoup de célérité et par conséquent d’économie, des briques parallélipipèdes et creuses A ,

néanmoins très-solides , de 38 centimètres de longueur sur 1 8 et 1 2 centimètres de côtés , figurées ci - contre

3* SOÜS-OKDRE. — POTERIES TENDUES MATTES, c’est-a-dire sans glaçdre.

(Poterie de terre. — Poterie commune. )

Pièces d’usage domestique propres à contenir des liquides ou des matières pulvérulentes , a pâte tendre et texture poreuse sans glaçure.

Pâte quelquefois hétérogène , souvent grossière. Composée d’argile figuline, de marne argileuse et de sable.

T e x t u r e lâche et perméable, aspect terne.

T endre, se laissant facilement rayer par le 1er. O p aq u e, colorée.

Ordinairement fusible à haute température.

POTERIES TENDRES

G 1 aç u r e nulle, sauf quelques exceptions, et alors c’est un vernis plombifère appliqué partiellement. (Jarres d’Aixen Prov.)

Surface matte, quelquefois rendue luisante par un frottement antérieur, mais très-rarement postérieur à la cuisson.

Son généralement sourd, quelquefois sonore.

Façonnage, tantôt grossier et fait à la main sans le secours du tour 5 tantôt soigné, délicat et fait sur le tour.

Cuisson simple, à basse température *, pâte quelquefois à peine cuite.

Fours très-variables de forme, mais toujours à un seul laboratoire.

Point d’encastage, enfournement enéchapade ou en charge.

C’est une des Poteries les plus répandues et des plus anciennes. C’est la première et la plus simple des Poteries. C’est aussi, dans beaucoup de cas, la plus grossière et la plus imparfaite sous tous les rapports.

Ces Po ter i es diffèrent des ter r es cuites parce qu’elles sont généralement à contours courbes, qu’elles sont faites souvent sur le tour, ou à la main par colombins -, elles sont rarement moulées. Enfin, parce qu’elles sont généralement creuses et destinées à contenir ou renfermer des liquides, des grenailles, des poudres, etc.

La P ote rie à pâte tendre et fine, et à surface matte, n’est ordinairement autre chose que la Poterie de même pâte à laquelle on n’a su ou on n’a pas voulu donner le vernis plombifère qui caractérise le troisième ordre.

Il n’y a de différence entre les Poteries de cet ordre et celles du premier ordre que l’homogénéité et la finesse de la pâte, le volume des pièces et le façonnage quelquefois très-soigné sur le tour, que leur moyen volume , leur pâte et leur destination permettent de leur donner.

La plupart des Po teries anciennes de l’Europe, excepté celles desGrecsetdesRomainsdes premiers siècles, toutes les Poteries anciennes de l’Asie, de l’Afrique et des deux Amériques, appartiennent, comme on va le voir, à ce sous- ordre.

Enfin , dans un grand nombre de fabriques des campagnes de

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