FINES, ÉTRUSQUES. 4J
ni le façonnage par le tour, bien moins adroits puisque la plupart de leurs vases sont de travers, mal moulés, sans symétrie, épais et sans égalité d’épaisseur; ces Poteries, dis-je, me paraissent appartenir à l’enfance du métier, je ne dis pas tout à fait de l’art, puisqu’on y voit des formes agréables et variées , des ornements d’une bonne intention et même des bas-reliefs assez estimés.
Ces considérations et d’autres que je vais faire connaître, m’engagent à mettre les Poteries étrusques, proprement dites, au moins celles des premiers temps, à la tête de la fabrication italienne des Poteries tendres mattes.
Poteries étrusques.
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Ces Poteries qu’on regarde comme les véritables vases j étrusques, puisqu’elles se trouvent dans toute l’ancienne Étrurie, mais dont une partie paraît néanmoins avoir été fabriquée par des Potiers grecs de l’île de Samos si célèbre par l’habileté de ses ouvriers, celles enfin qu’on attribue particulièrement aux Étrusques, sont de deux sortes, dont les extrêmes sont parfaitement distinctes, mais dont les intermédiaires se confondent.
Les premières sont caractérisées par une pâte noire, souvent grossière , à ton rougeâtre sale ; elles ne présentent jamais les peintures d’ornements et de figures , qui caractérisent les vases campaniens, elles sont donc, sauf quelques exceptions, ou entièrement rouges, ou entièrement noires, mais on voit sur presque toutes ces Poteries des ornements en relief, tantôt seuls,
: tantôt accompagnés de figures.
La pâte de ces vases a été analysée par plusieurs chimistes attachés au laboratoire de Sèvres, et celle de l’un d’eux par M. Berthier. Le tableau suivant va en faire connaître les éléments. J’ai cherché à arriver par des voies différentes et nombreuses à un résultat assez certain pour qu’on puisse en tirer des caractères propres à les faire distinguer des Poteries campaniennes, ainsi qu’on le verra à l’article de celles-ci.