‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 216 sur 261 · ROMAINES. FRANCE · texte numérisé non relu

ROMAINES. FRANCE

des Poteries romaines de cette première sorte est du 4e siècle , qu’on regarde les ruines du Châtelet comme de l'époque de l’invasion d’Attila au ve siècle , et que l’emploi de vernis plombifère ne peut guère remonter qu’au 10e siècle.

seine. — Paris. — On a recueilli dans les fouilles faites pour l’arrangement du jardin du Luxembourg en 1801, un grand nombre de vases, d’urnes, de pièces de Poteries rouges, grises et noires qui ont été publiées par Grivaut de la Vincelle.

La réunion de ces diverses sortes est un indice, si ce n’est une preuve, que ces Poteries ont été fabriquées à peu près dans le même temps.

A la butte dite montagne Sainte-Geneviève, lorsqu’en 1757 on fouilla pour la construction du Panthéon, on trouva les traces d’une manufacture de ces Poteries, des fours, des puits d’où 1 on avait extrait de l’argile et de nombreux débris de Poteries rouges et grisâtres avec glaçure noire. Tout récemment encore des fouilles ont fait découvrir de nouveaux débris de cette Poterie. J’ai parlé plus haut des pièces en pâte rougeâtre recouvertes d’un enduit noir poli.

Dans une excavation faite en 1829, près de Saint-Pierre-aux- Bœufs, en la Cité, on trouva un amas de débris de ces Poteries de même sorte, entre autres le bord d’une coupe d’une grande délicatesse de travail.

' Amères. — En excavant le terrain , non loin du bord de la Seine, à Amères, on découvrit, couchés dans le sable, un assez grand nombre de squelettes humains à côté desquels étaient rangées des espèces de bouteilles de terre cuite de différentes couleurs et des coupes en terre rouge sigillées (*). Les caractères romains observés sur quelques fibules et autres ornements me talliques, trouvés avec ces Poteries, pouvaient être rapportés, dit Dulaure, au ive siècle.

Oise. — Compïègne. — Au mont Ganelon ou de Clairoy, près Compiègne, on rencontre souvent des débris de tuiles a rebords et des Poteries fines rougeâtres, avec ou sans reliefs.

(I) C’est le nom qu’on donne en général aux Poteries romaines rouges, à cause (les figures et ornements qu’elles portent en relief.

POTERIES TENDRES, FINES

Bratuspance. — Près de Breteuil , sept lieues au nord de Beauvais , sur l’emplacement présumé du Bratuspentium des anciens, on trouva avec les nombreux débris de Poteries rouges à relief dont Caylus a fait figurer plusieurs échantillons, des vases en terre commune , de forme élégante ; c’est sur les- débris de ces vases que Cambry , dans sa description du département de l’Oise , établit la grande ressemblance qu’il leur trouve avec ceux qui se font actuellement dans le voisinage , à Saveignies , à La Chapelle-aux-Pots , etc. Je doute que ces dernières pièces soient du même temps que les premières , et comme elles de fabrication romaine.

Normandie. — A lûmeray et à Cot-Côte , près Dieppe , on a découvert des Poteries très-bien conservées de la seconde sorte. Ce sont des vases ovoïdes à collet , de 3 décimètres de haut , des aiguières ventrues de 1 5 centimètres de haut sur 1 1 de diamètre , en pâte fine, gris cendré, très-faiblement cuite, et enfin une urne, figurée PI. xxv,j%. 19, en même pâte et très-remarquable par les cinq dépressions qu’elle présente et qui étaient destinées à recevoir cinq petites urnes.

M. Feret, bibliothécaire de la bibliothèque communale de Dieppe, a trouvé lui-même ces petites urnes appliquées contre la grande. Il rapporte ces Poteries romaines au temps des Antonin, c’est-à-dire au 11e siècle de l’ère chrétienne.

Dans les ruines romaines de Maulevrier , près Caudebec et de la forêt de Brotome, non loin de cette même ville, on a trouvé des Poteries à pâte rouge lustrée avec ou sans reliefs et des Poteries noires mattes , paraissant provenir d’urnes cinéraires et de vases domestiques. Les médailles impériales qui accompagnaient ces débris dans la forêt de Brotome sont du règne de Gallien, c’est-à-dire du milieu du 111e siècle, et à Maulevrier, de celui de Constantin, ou du commencement du ive siècle. On ne mentionne d’ailleurs aucun débris de Poterie vernissée.

Sarthe. — On a trouvé au Mans, en 1809, en faisant la fondation du pont sur la Sarthe, plus de 2,000 pièces de Poteries romaines rouges de la première série de variété , ensevelies sous 3 à 4 mètres de sol d’atterrissement, toutes ornées diversement, la plupart avec les noms des fabricants ou des ouvriers , précé-

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