ROMAINES. FRANCE
dés de l'abréviation of. , qui veut dire ojjicina Seueri , Bassi, Cociy Crassi, etc. Ce sont tous des vaisseaux d’usage domestique. Tous étaient brisés, à l’exception d’une sorte de jatte assez riche d’ornements et portant le nom de Tert.iolus. On a trouvé aussi des briques vitrifiées à leur surface, ce qui indique un four (‘).
Loiret. — Orléans. — Le cimetière de cette ville est un des gîtes les plus remarquables et les plus instructifs $ il a été découvert récemment et décrit par M. Jollois, ingénieur des ponts-et-chaussées. Les puits d’exploitation d’argile mis à découvert font présumer que ce lieu fut l’emplacement d’une manufacture , quoique aucune trace de four ne soit venue confirmer cette supposition. Les débris, et surtout des vases trouvés entiers, appartiennent, pour la majeure partie, à la série des Poteries rouges , dites sigillées, du plus beau style et du lustre le plus éclatant. Nous en avons fait figurer un échantillon, PI. xxx, fig. i5. Il s’en est aussi trouvé quelques-uns avec le lustre noir de la seconde sorte. Le reste se composait de Poteries plus ou moins communes, à pâte grisâtre, jaunâtre ou rougeâtre, appartenant à la troisième et à la quatrième sorte.
Pas-de-Calais. — a Brequeruque , faubourg de Boulognesur-Mer, on trouva, en 1827, des tombeaux romains qui renfermaient des restes de Poteries rouges à reliefs, d’un très-beau vernis, circonstance de position assez remarquable par sa rareté.
somme. — Les déblais d’une habitation romaine à Noyeiiessur-Mer, produisirent des débris très-variés de ces Poteries, tant à pâte rouge, qu’à pâte noirâtre, grisâtre et jaunâtre 5 un fragment de cette dernière série est assez fortement cuit pour ressembler aux grès communs des fabriques actuelles aux environs de Beauvais. Le Musée de Sèvres possède un petit fragment de Poterie rouge trouvé dans la Somme , à Abbeville , en 1 835, dont les ornements ont cela de particulier qu’ils sont gravés en creux, circonstance d’ornementation assez rare.
cher. — Les travaux du canal de Bourges ont fourni des
(l) Daudi.n et de Caomont, Arts Céram. chez les Anciens, 1 cah. In-A® de 33 pages avec figures, 1829.
POTERIES TENDRES, FINES
débris de Poteries rouges à reliefs, des fragments d’amphores, etc.
A Souaire, près cette ville, des travaux de défrichements, entrepris par M. Deseglise, propriétaire, ont amené la découverte de nombreux débris de Poteries romaines de diverses sortes, principalement de celles de la troisième série, à pâte gris noirâtre plus ou moins foncée et micacée , ayant appartenu, pour la plupart, à des urnes. J’ai déjà cité deux de ces pièces, et parlé des circonstances particulières de leur fabrication.
Vosges. — On trouve aussi à Esclas, au nord et non loin de Darney, arrondissement de Mirecourt (Vosges), village qui offre de nombreux restes d’antiquités romaines, des débris de Poteries rouges à reliefs et de quelques autres séries plus communes ; M. Jollois leur a consacré la PI. xvi de sa description des antiquités du cimetière d’Orléans.
Haute-Vienne. — On a trouvé pareillement à Limoges de nombreux débris de ces Poteries rouges qu’on nomme sigillées; deux coupes dont l’une a été tirée du fond d’un puits, ont été figurées par Tripon dans son histoire de l’ancienne province du Limousin ; ceux qui ont été recueillis dans les provinces limitrophes à Poitiers et à Saumur présentent absolument tous les caractères d’art et de fabrication de cette première série.
Gironde. — La quantité et la variété de vases et de débris recueillis à Bordeaux ainsi que dans l’ancien cimetière de cette ville appelé terre nègre, présentent dans leur ensemble des exemples de tous les procédés de fabrication et d’art pratiqués par les Potiers de cette antique époque; pâte rouge fine, à lustre transparent , à lustre noir du plus bel éclat ; pâtes grises , noirâtres, blanchâtres, jaunâtres, rougeâtres (’).
Puy-de-Dôme. — A l’ouest de Thiers , près la petite ville de Lezoux. M. de Beaumesnil fit, en 1780, la découverte d’une manufacture de Poterie romaine rouge et d’un four de forme elliptique ; ses explorations postérieures ont établi à n’en pas douter que cet établissement fut un des plus vastes que les
(') Les fig. 5, lû, 17 de la PI. vin et la PI. îx, fig. 7, 18 du Catalogue du Musée Céramique , représentent des vases et des fragments qui en proviennent.
Consulter sur cette localité le Mémoire que M. Jouannet de Bordeaux a publié à leur sujet ( Antiques sépull. de la Gironde , rec. acud. de Bordeaux , 1831 ).