PATE DE PORCELAINE
sur 100 parties entièrement privées d'eau et réduites en poudre très-fine.
1° Attaquée par l’acide sulfurique.
Matière non attaquée.
Alumine.
Pâte crue .
PAte calcinée au feu de dégourdi .
Pâte cuite entièrement au grand feu .
2° Attaquée par l’acide hydrochlorique.
Pâte crue .
Pâte dite dégourdie .
ARGILES
On voit que, dans la pâte de porcelaine, la calcination, même au feu qu’on appelle dégourdi , n’a pas rendu le mélange argilo -siliceux- potassique , qui constitue cette pâte , plus attaquable après sa calcination qu’elle ne l’était avant l’action de combinaison du feu.
La seconde expérience a été faite sur l’argile plastique de Dreux , qui , très-employée dans les arts céramiques , possède toutes les conditions désirables pour faire juger ces phénomènes.
On lui a fait éprouver trois calcinations par l’acide hydrochlorique.
On suppose la pâte entièrement privée d’eau.
Matières essayées.
Matière non attaquable.
Alumine.
Chaux , perle, etc.
Argile crue. . . .
Calcinée une fois .
— 2 fois .
— 3 fois .
Cette expérience montre qu’il ne faut qu’une faible calcination pour rendre l’argile plus attaquable par les acides que lorsqu’elle est crue $ mais que plus fortement calcinée elle devient presque inattaquable.
L’ocre jaune , supposée très-pure , privée d’eau et soumise à l’action de l’acide hydrochlorique, présente des différences plus sensibles.
Matières essayées.
Matière non attaquée.
Alumine et fer.
Chaux et perle.
Ocre crue .
Calcinée une fois .
— 2 fois .
— 3 fois. • • .
On a soumis aux mêmes actions de la marne argileuse de
CO
ARGILES
Viroflay , base de plusieurs faïences , et on a obtenu les résultats suivants :
Matières essayées.
Matière non attaquée.
Alumine et fer.
Chaux ,
magnésie, perte.
Marne crue .
Calcinée une fois .
— 2 fois .
— 3 fois .
La différence entre l’action de l’acide sur la marne crue et sur la marne calcinée est faible , mais si on enlève la chaux par l’acide acétique , la marne est bien plus attaquée crue que calcinée , et on a alors