PAR LE FEU
pour abriter de la pluie les caisses et les pâtes qu’elles contiennent , et ensuite pour faire sécher ces caisses et les rendre propres à remplir leur destination.
§ 3. — Par le Feu.
La troisième méthode est la plus usitée , surtout dans les fabriques de faïence fine de tous les pays. Elle consiste à introduire la pâte en bouillie dans de grandes caisses ou cuves, en forme d’un parallélogramme très-long , et sous lequel est établi un foyer, alimenté avec le combustible le plus économique que l’on puisse se procurer en raison des localités. 11 est d’une grande importance de construire ces fosses et ce foyer de la manière la plus propre à employer toute la chaleur dégagée ; car cette opération, dans laquelle la pâte en' bouillie est portée jusqu’au degré de l’ébullition , est une des plus dispendieuses de la fabrication des pâtes de faïence. Je dois me contenter d’en établir ici les principes généraux, me réservant de revenir sur les détails à l’article des sortes de Poteries auxquelles ils doivent s’appliquer.
Il est convenable que la pâte sortant des cuves de mélange soit amenée par un écoulement naturel dans les cuves d’évaporation.
Ces cuves , dont l’étendue doit être proportionnée à la quantité de pâte qui est consommée par la fabrique , doivent être construites de manière que la chaleur dégagée par le combustible soit employée presque en totalité. On y parvient en lui donnant la forme qu’on appelle de galères. Le foyer est à une extrémité et la cheminée est située à l’extrémité opposée, soit que la cuve soit rectiligne , soit qu’en raison de la place qu’on • peut lui consacrer, elle revienne sur elle-même. La pâte raffermie est rassemblée vers cette extrémité et peut alors être enlevée en une masse molle , mais d’une consistance suffisante.
L’agitation produite par le transvasement, par l'ébullition, par le rablage, empêche les parties de se séparer, et contribue à leur mélange parfait.
Les dépenses considérables qu’entraîne cette opération indis-