PAU AÉRAGE. ABSORPTION
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§ i. — Par Aérage.
Le moyen de simple Aérage est rarement suffisant, surtout | dans les pays septentrionaux, où les jours sont courts et l’atmosphère peu desséchante. Cependant je l’ai vu employer avec succès dans la faïencerie de Rôstrand , près de Stockholm , où les pâtes sont placées dans de grandes caisses à peu près carrées , exposées au Midi , et munies de couvercles qu’on abaisse quand il pleut et qu’on élève presque verticalement dans les beaux jours.
§ 2. — Par Absorption.
Le second moyen qu’on combine avec le premier, est le Raffermissement par Absorption ; on met la pâte en bouillie dans des caissons de plâtre rectangulaires ou circulaires et creusés en segments de sphère, les parois en doivent être épaisses; l’eau est promptement Absorbée par le plâtre , et la pâte amenée à l’état i de fermeté nécessaire, s’en détache aisément.
Le plâtre, en Absorbant l’eau de la pâte, Raffermit très-promptement la partie de la bouillie pâteuse qui le touche et met ces parties dans un état de fermeté et de densité qui s’opposerait à l’Absorption de l’eau surnageante. Il faut avoir soin de ne pas attendre l’Absorption complète de l’eau et le Raffermissement complet de la pâte qui en résulterait ; car la partie inférieure , beaucoup plus ferme que la partie supérieure, se mêlerait difficilement avec elle , soit par le marchage , soit même par le malaxage, et formerait ainsi, dans la pâte, de» durillons dont le façonnage souffrirait. Il faut donc , pendant que la partie supérieure est encore à l’état de bouillie, soulever la partie déjà raffermie , et faire couler en dessous celle qui est encore en barbotine, pour donner à la totalité un égal degré de fermeté.
Cette méthode n’est praticable que pour les petites fabriques : elle a plusieurs inconvénients; elle exige une dépense assez considérable pour l’approvisionnement , l’entretien et le maniement de toutes ces caisses très-pesantes. Ce mouvement perpétuel les détériore promptement; il faut des hangars assez vastes