‹ Traité des arts céramiques (volume 2)Chapitre 79 sur 261 · PÉTRISSAGE · texte numérisé non relu

PÉTRISSAGE

Mais il se présente dans les fabriques de faïence comme dans celles de porcelaine à pâte très-plastique, un assez grave inconvénient. C’est la dépense que cause le fréquent renouvellement ♦les sacs, toujours humides et soumis si souvent à une pression très-puissante. M. Johnson, fondateur de la belle manufacture de faïence fine et de demi-porcelaine à Bordeaux, paraît avoir remédié à cette grande consommation par un moyen très-ingénieux et fort simple, qu’il m’a permis de publier.

11 fait faire des sacs avec du chanvre d’une qualité particulière et d’un tissu qui ne soit pas très-serré $ mais, avant d’employer ces sacs, il les maintient pendant quelques moments dans l’huile bouillante. Ce procédé non-seulement conserve les sacs en empêchant l’eau de pénétrer dans les fils, mais l’eau ne contractant aucune adhérence avec des fils gras , s’écoule plus facilement.

La pâte amenée par suite des moyens qu’on vient de décrire à l’état de fermeté nécessaire pour être travaillée, a besoin d’être encore pétrie, battue, maniée, pour acquérir l’homogénéité de masse si désirable.

Article IV. — PÉTRISSAGE.

Le Pétrissage, dont le nom indique l’opération que l’on appelle aussi m a r c h a g e , est une des opérations dont presque aucune pâte n’est exempte, depuis celle des briques les plus grossières jusqu’à la pâte de la porcelaine-, nous verrons du moins que les exceptions sont extrêmement rares-, c’est pour ainsi dire l’opération caractéristique du Potier, l’opération de toute antiquité, celle à laquelle les écrivains de l’antiquité la plus reculée font souvent allusion (*).

Cette opération, qui sera bientôt remplacée par un procédé

plus général, plus mécanique et peut-être aussi plus efficace (*),

(‘) «Et il la foulera comme le Potier foule l’argile sous les pieds» (Isaïe, livre xu, page 25) ; elle est figurée dans les tombeaux de Thèbes. Voir la PI. m, fig. 1, et son explication à la fin de cet ouvrage.

P) M. Weber décrit une machine propre à pétrir la pâte, et qui est analogue à celle qui est employée par les vermicelliers pour comprimer fortement la pâte de farine; mais il ne dit pas s’il en a fait usage ; et , parmi les fabriques que je connais, je ne sa*he pas qu’on ait encore employé un pareil moyen (Art de la vraie! Porcelaine (en allemand), n« sect., 1«» art.).

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